Le Plessis-Robinson

Histoire du Plessis-Robinson

Le Plessis-Robinson est une commune des Hauts-de-Seine, en région Île-de-France, qui compte 29 228 habitants. La première mention connue de la localité date de 839, lorsqu’un concile synodal partagea les terres appartenant à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés entre l’évêque et les chanoines de l’église Saint-Étienne; la cité y figure sous le nom de Plessiacus justa Castenetum, c’est-à-dire « le plessis à côté de Châtenay ». Un plessis désignait alors une technique traditionnelle de taille des haies vives par fendage des branches, permettant de clôturer pâturages et cultures pour les protéger du bétail. Au Moyen Âge, la terre prit le nom de son seigneur, Plessis-Raoul, puis Plessis-Picquet sous le seigneur Jean de la Haye dit Picquet. Sous la Révolution, la commune se nomma temporairement Plessis-Liberté, avant de retrouver Plessis-Picquet à la fin de cette période. Le terme Robinson, patronyme anglais signifiant fils de Robin, est tiré du roman de Johann David Wyss, Le Robinson suisse, lui-même inspiré du Robinson Crusoé de Defoe: dans les années 1840, Joseph Gueusquin, restaurateur parisien natif de Forges-sur-Meuse, découvrit la cité et y construisit en 1848 une guinguette avec cabanes dans les arbres, qu’il baptisa Au Grand Robinson. Le succès du lieu fut tel que d’autres guinguettes firent leur apparition, et le quartier finit par prendre le nom de Robinson.

Des populations se sont installées sur ce plateau dans des temps reculés. En 1934, l’archéologue Claude Seignolle dégagea de grandes pierres dans lesquelles il voyait les débris de dolmens, dont l’un porte des inscriptions. Dans la vallée d’Aulnay furent retrouvés les vestiges d’une villa romaine; à proximité s’élevait un temple consacré à la déesse des sources d’Aulnay, dont une statuette est conservée au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Une tombe d’enfant, datée vers l’an -300 grâce à la pièce de monnaie qu’elle contenait, fut également mise au jour.

En 1112, la charte de fondation de l’église du Plessis fut rétablie. Au XIIIe siècle, le sieur Raoul, chambrier du roi, était l’un des premiers seigneurs du Plessis; le cartulaire de Notre-Dame de Paris le mentionne ainsi que son fils Raoul du Plessis, sous les règnes de Philippe Auguste, Louis VIII et Saint Louis. En 1407, le village prit le nom de Plessis-Picquet sous le nouveau seigneur Jean de la Haye dit Picquet, qui acquit ces terres et fit construire le château vers 1412. Écuyer, conseiller du roi et de la reine Isabeau de Bavière, il accueillit cette dernière au château durant plusieurs périodes, en compagnie de membres de la cour parmi lesquels dom Ménart, Thévenin Bridel, Guillaume le Baudeeyer, contrôleur de la chambre aux deniers de la reine, ainsi que Ysabeau La Fauconnière et Jeanne fille du duc d’Orléans. Jean de la Haye fut nommé trésorier général des Finances. Après les victoires anglaises et le traité de Troyes en 1420, il abandonna le Plessis pour se réfugier avec son épouse à Angers. Les premières guinguettes firent leur apparition à Robinson à partir de 1848, sous l’impulsion de Joseph Gueusquin. Un duel resté célèbre opposa en 1879 le député Oscar Bardi de Fourtou à Léon Gambetta, après une accusation de mensonge portée à l’Assemblée; la rencontre eut lieu au pistolet à canon rayé au Plessis-Picquet, par un jour de brouillard, sans qu’aucun des deux protagonistes ne soit blessé. En 1941, sous l’occupation, Paul Chatenet fut nommé président de la délégation spéciale par le gouvernement de Vichy. La banlieue parisienne fut bombardée par les Alliés et une bombe causa des dégâts dans des maisons de la rue Vernadat et de l’avenue Payret-Dortail.

Patrimoine religieux

La commune compte de nombreux monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France. Le premier cimetière fut aménagé autour de l’église paroissiale, devenue l’actuelle chapelle Saint-Jean-Baptiste, jusqu’en 1808, date à laquelle Claude-Ambroise Régnier, duc de Massa, ministre de la Justice et de la Police de Napoléon Ier et propriétaire du château, acheta le terrain enserré entre l’église et les communs du château. Cet espace fut alors intégré à son domaine et transformé en basse-cour. Les sépultures furent relevées et déplacées sur un nouveau terrain situé à l’angle de la rue de la Cavée, devenue rue Paul-Rivet, et de la route de Versailles, aujourd’hui avenue du Général-Leclerc. Ce deuxième cimetière fut bientôt jugé insuffisant: dès 1864, la commune décida de le fermer et de transférer à nouveau les sépultures vers un autre terrain, le Trou aux Chevaux, à la limite occidentale de la commune, à la croisée de la voie d’Igny et de la route de Versailles. Ce cimetière, sur l’actuelle avenue Édouard-Herriot, fut agrandi en 1930 après la construction des cités-jardins, atteignant alors sa taille actuelle. Outre les tombes de personnalités locales, telles que les familles Gueusquin et Fatiguet, fondateurs des guinguettes, ou Mikinosuke Kawaishi, pionnier du judo en France, on y trouve celles des soldats français et allemands de la guerre de 1870 ainsi qu’un carré militaire abritant les sépultures de dix gendarmes tués lors du bombardement du camp de Voves. La popularité de Robinson tient à des établissements bal-restaurants construits dans de grands châtaigniers: le Val d’Aulnay, qui sépare le Plessis de Châtenay-Malabry, était en effet très boisé, notamment en châtaigniers.

Informations Clés

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Population

29.228 habitants

Région

Île-de-France

Département

Hauts-de-Seine
(92)

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