Le Port-Marly

Histoire du Port-Marly

Le Port-Marly est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 5 608 habitants. Le nom de la localité est mentionné, dans un acte notarié, sous les formes « Port de la Loge » ou « Port de Marly ». En 1572, Jacques Nicolas, reçoit en legs un port et un passage appelé « Port de la Loge ». Il y installe un bac; peut-être celui qu’empruntait le jeune Charles IX pour y rejoindre sa belle maîtresse, Marie Touchet, dans l’île de la Loge est maintenant une commune.

Certains historiens ont suggéré que le port était un entrepôt romain. Merilus, propriétaire gallo-romain possédait une villa (fondus) à Marly, la ligne fonctionna – avec quelques vicissitudes notamment pendant la guerre de 1870 – jusqu’en. Certaines « haltes » de l’époque sont encore aujourd’hui des arrêts d’autobus (Bas-Prunay, Saint-Fiacre). La société anonyme du Tramway à Vapeur de Rueil à Marly-le-Roi (TVRMR) créée en 1877, met en service le la ligne entre Rueil et Port-Marly (durée du trajet 36 min). Un train sur deux empruntait l’embranchement vers l’abreuvoir de Marly-le-Roi (durée 48 min). Des locomotives sans foyer et « à eau surchauffée » conçues par l’ingénieur Léon Francq furent d’abord mises en service; puis divers matériels de traction furent employés au fur et à mesure des progrès techniques des machines à vapeur, jusqu’à l’électrification le.

La rampe de Port-Marly (route de Versailles (ex-N 186), puis avenue de l’Abreuvoir à Marly) avec sa pente de par mètre était redoutée des ingénieurs de l’époque car elle servait à tester la puissance des locomotives à vapeur et donc à valider l’obtention des concessions dans la région. Un accident spectaculaire entre deux locomotives s’y produisit d’ailleurs en 1888 au cours d’un essai. Le – comme toutes les compagnies de tramways – la ligne est regroupées dans la STCRP « Société des transports en commun de la région parisienne » ancêtre de la RATP. La pollution croissante de la Seine (pollution par les nitrates et pesticides, pollution liée aux eaux de pluie entraînant des polluants des zones urbaines) a des répercussions sur ses berges. Au Port-Marly, seule subsiste de la grande activité précédente la fabrication de « Javel la Neige » de la famille Verrier. C’est sur l’île de la Loge que se réfugieront les énergies créatrices du docteur Château et de sa ferme expérimentale Jersey-Farm qui utilise déjà la traite électrique des vaches.

À côté, l’aventurier chimiste Magondeaux utilise un brevet inédit, gagné au jeu, de fabrication d’acétylène. On trouve de l’embauche dans le « Tram à vapeur », le dépôt de Port-Marly étant un nœud ferroviaire important sur les lignes reliant Paris – place de l’Étoile à Saint-Germain-en-Laye et à Marly-Abreuvoir. Il se situait entre la Seine et la rue de Paris à la hauteur de l’actuelle mairie. 1914 La Grande Guerre vide la commune de ses enfants. Une famille sur dix est touchée. Le couturier Doucet, passionné de golf crée un green de 18 trous de renommée internationale, qui perdurera pendant plus d’un demi-siècle jusqu’en 1969, occupé ensuite par le Centre Culturel Saint-Exupéry et les Pyramides.

1940 Le Port cesse ses activités commerciales. 1950 Les mutations galopantes de l’après-guerre: explosion démographique, urbanisation en marche, circulation intense modifient l’aspect encore villageois de la commune. Les grands ensembles immobiliers remplacent les espaces verts, le parc du château des Lions devient le quartier des Lions, celui du château de la Corbellerie devient le quartier des Corbelleries, deux quartiers qui accueillent les nouveaux ouvriers et les nouvelles vagues immigrantes. Puis le domaine du chalet Keratry et La Source deviennent des zones d’habitations, les jardins, les vergers du haut du village, Marly-Soleil, les Plains Champs Des restaurants remplacent les petits commerces qui faisaient la convivialité du village.

Patrimoine religieux

La ville abrite le château de Monte-Cristo, demeure et parc d’Alexandre Dumas. Ce château, d’inspiration Renaissance s’élève dans un parc à l’anglaise avec grottes et cascades. Au fond du parc se trouve le château d’If, cabinet de travail de l’écrivain. Édifiée de 1778 à 1780, l’église Saint-Louis est un chef-d’œuvre néoclassique d’Étienne-François Legrand offert par Louis XVI aux Marlyportains.

Les offices y sont menés, depuis 1988, par les prêtres de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre selon la forme tridentine du rite romain. Ces derniers sont rattachés à la Maison Saint François de Sales de Marly-le-Roi. De plus, l’église bénéficie de la présence des scouts de la « Troupe Port-Marly », affiliée au Scouts d’Europe mais aussi des autres branches: trois meutes et deux clairières pour la branche jaune; deux compagnies et deux troupes pour la branche verte; un clan et un feu pour la branche rouge.« L’église a subi d’importants travaux de réfection de sa toiture, longtemps nécessaires, qui ont entraîné sa fermeture entre 2016 et 2017. Ces travaux sont désormais achevés.

Ancienne demeure des seigneurs de Prunay, rebâtie en 1806, le château des Lions abrite l’hôtel de ville depuis 1971.

Informations Clés

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Population

5.608 habitants

Région

Île-de-France

Département

Yvelines
(78)

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