Le Pré-Saint-Gervais

Histoire du Pré-Saint-Gervais

Le Pre-Saint-Gervais est une commune de Seine-Saint-Denis, en region Ile-de-France, peuplee de 16 865 habitants. Au IXe siecle, le territoire portait encore le nom de Leudelincourt. La premiere mention du nom de Pre Saint-Gervais remonte a 1217 et provient du latin pratum, « prairie », ainsi que de Gervasius, martyr et saint milanais dont une relique a ete offerte a l’eglise du lieu par l’abbaye de Saint-Denis. Il existe en France un grand nombre de localites nommees le Pre, et pour la plupart un surnom distinctif s’ajoute a ce vocable, comme c’est le cas pour cette commune de Seine-Saint-Denis. Le nom du lieu est toujours orthographie au singulier, le Pre, ce qui prouve que la notation parfois employee, les Pres, dans l’edition de 1876 du Dictionnaire des Postes, est fautive. La nomenclature adoptee par le ministere de l’Interieur a la meme epoque ne retient que la forme le Pre-Saint-Gervais. C’est dans la plaine que se trouve la principale agglomeration d’habitants, d’ou le nom du lieu. Quant au surnom, Saint-Gervais, il est certainement du au don, par l’abbaye de Saint-Denis, d’une relique de ce saint a la chapelle qu’elle avait fondee en ce lieu. Selon Edouard Fournier, les religieuses hospitalieres Saint-Gervais possedaient, entre Belleville et Romainville, de vastes prairies dans lesquelles elles exploitaient les eaux pour irriguer leurs dependances du Marais.

Au IXe siecle, le Pre-Saint-Gervais est un hameau propriete de l’abbaye de Saint-Denis, qui lui avait ete cede par Charles le Chauve. On y elevait alors des dindons fort estimes des gourmets. En 1787, grace a une recente reorganisation administrative, les Gervaisiens creent leur propre municipalite, dependante de la paroisse de Pantin. Pour manifester leur autonomie, ils deposent en 1789 un cahier de doleances, dont une copie est toujours disponible a la bibliotheque de la ville. « Le Pre » est decrit par Jacques-Antoine Dulaure en 1786 comme presque entierement compose de guinguettes, fort frequentees pendant la belle saison par les habitants de la capitale. C’est dans les memes termes qu’il decrit la commune voisine de Belleville, qu’il associe a la sienne en raison de leur proximite. Avant l’agrandissement de Paris en 1860, qui absorbe un certain nombre de petites localites voisines, un grand nombre de guinguettes se trouvent juste au-dela des barrieres, pour echapper a l’octroi sur les vins.

Ce voisinage de Paris fait la richesse du village, dont la production en fruits, legumes, fleurs et vins assure tout juste la subsistance. Le gypse du plateau de Romainville est egalement exploite au sud-ouest du bourg, aux lieux-dits du Chapeau Rouge, des Cerisiers et des Louvetieres. Le nombre d’exploitations est difficile a estimer, mais pour la periode 1780-1850, une trentaine de carriers et une quinzaine de sites sont recenses. En 1790, un nouveau decoupage administratif separe le Pre-Saint-Gervais de Pantin. En 1814, lors de la bataille de Paris a la fin de l’epopee napoleonienne, le Pre est ravage par les combats que le general Compans y livra contre les troupes wurtembergeoises.

Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, la ville connait une periode paisible. Les Parisiens viennent y flaner ou se divertir dans ses guinguettes. Charles Nodier, Bernardin de Saint-Pierre et Jacques Offenbach, parmi tant d’autres, participent a ces excursions champetres. M. Gide, riche entrepreneur parisien, commence a amenager la Villa Gide a partir de 1830, qui deviendra ensuite la Villa du Pre. Proprietaire d’une grande parcelle agricole, il souhaite d’abord exploiter le gypse de son sous-sol, mais la municipalite refuse son projet. Il decide alors de diviser sa propriete en deux cents lots, ensuite vendus et lotis de petites maisons individuelles entourees de jardins. Les acquereurs sont des petits bourgeois ou de modestes rentiers parisiens, attires par la qualite de vie du village et sa proximite avec la capitale. D’autres maisons de plaisance voient peu a peu le jour dans le village, le plus souvent sur des rues nouvellement percees.

En 1840, la construction de l’Enceinte de Thiers isole le Pre-Saint-Gervais de Belleville. En application d’une loi qui suit, la commune, deja exigue, perd vingt-sept hectares annexes par la ville de Paris au-dela des fortifications. Sa superficie est ensuite limitee a 72 hectares en 1870, apres l’annexion par Paris des terrains militaires. Le conseil municipal autorise une souscription volontaire des habitants destinee a payer l’indemnite demandee par M. Marmillion, entrepreneur de voitures a Pantin, pour creer un service public d’omnibus a raison de quatre departs et quatre retours en ete, deux departs et deux retours en hiver. En 1840 toujours, le conseil municipal achete au platrier Jean-Baptiste Robert une ancienne maison bourgeoise pour en faire une ecole et le logement de l’instituteur-secretaire de mairie; ce batiment deviendra la mairie du Pre. Les premieres plaques de rue sont apparues dans la commune en 1881. Apres le siege de Paris de 1870, le village agricole du Pre-Saint-Gervais se transforme en banlieue industrieuse. La superficie reduite et la position de la commune dans la couronne parisienne expliquent la densite urbaine et la diversite religieuse qui s’installent au cours du XXe siecle, avec un nombre eleve de lieux de culte par rapport a la taille du territoire.

Patrimoine religieux

Douze bornes touristiques ont ete installees dans la ville. Elles constituent un chemin historique permettant une premiere decouverte de la commune, de ses particularites, de ses attraits et d’une partie de son histoire. La presence ancienne d’une chapelle fondee par l’abbaye de Saint-Denis, qui recut une relique de saint Gervais, est a l’origine du nom de la ville et constitue le point de depart de son histoire religieuse.

Informations Clés

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Population

16.865 habitants

Région

Île-de-France

Département

Seine-Saint-Denis
(93)

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