Legé
Histoire de Legé
Legé est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 4 701 habitants. Le nom de Legé désigne un ancien domaine gallo-romain fondé vers le ou le après Jésus-Christ, le domaine de Laevius. Par la suite, on voit apparaître dans les textes anciens le nom populaire en français sous la forme de Letge. Le nom de la localité est aussi attesté sous la forme Ecclesia de Legiaco en 1119.
Enfin, dès le début du, la forme actuelle, Legé, est attestée. Legé se trouve dans le domaine linguistique du poitevin, au sud de la zone de transition entre poitevin et gallo. En gallo, son nom est Ljaï selon l’écriture MOGA et Lejai selon l’écriture ABCD ou encore Lejaé selon l’écriture ELG.
En poitevin comme en gallo, le nom de la commune se prononce. La forme bretonne proposée par l’Office public de la langue bretonne est Levieg.
La paroisse de Legé est mentionnée sous l’appellation de « Legiaco » en 1119 dans un document relatif à l’abbaye de Tournus, fondée sous le vocable de Saint Philibert en 875 grâce au soutien de Charles le Chauve, roi de France. Deux abbayes poitevines fondent à la fin du ou au début du des prieurés sur le territoire de Legé. L’abbaye bénédictine de Saint-Jean-d’Orbestier (fondée en 1107 par Guillaume, comte du Poitou et duc d’Aquitaine), à Château-d’Olonne, fonde le prieuré de La Péranche sous le patronage de sainte Madeleine. L’abbaye augustine de Nieul-sur-Autize, près de Fontenay-le-Comte, fonde le prieuré de Saint-Laurent-de-Fougère. Legé faisait autrefois partie des Marches communes au Poitou et à la Bretagne: l’histoire en fait mention en 1406, à propos d’une levée de guerriers qu’on y voulait faire malgré l’exemption qui lui en avait été accordée. Une partie du territoire de Legé est inféodée à la baronnie-duché de Retz par la châtellenie de La Bénate.
Lors des rébellions huguenotes, réunit son armée à Legé et y couche le avant de se diriger sur l’île de Riez pour y combattre Rohan-Soubise placé à la tête des Calvinistes. En 1789, ce sont deux legéens, Jacques-Alexis Francheteau de La Glaustière et Charles-Joseph Auvynet, qui sont élus pour représenter le Tiers-État des Marches communes au Poitou et à la Bretagne aux États-Généraux. Lors de la guerre de Vendée, le Général Charette séjourne dans la ville d’avril à. Il y établit son quartier général. La commune fut le théâtre d’une bataille entre républicains et royalistes le. L’armée de Charette mit en déroute les de l’adjudant-général Boisguyon.
Les exactions des colonnes infernales (tel que le massacre de Legé), les morts parmi les soldats républicains (tués au combat ou exécutés) et les exécutions sommaires de civils républicains accomplies par les vendéens rendent le bourg impossible à tenir par l’un ou l’autre camp. Le 1793 verra la victoire des armées républicaines du général Florent Joseph Duquesnoy contre Charette (Duquesnoy y sera d’ailleurs blessé). Par une loi du, la commune de Legé acquiert une portion du territoire des Lucs-sur-Boulogne et une autre de Grand’Landes, modifiant les limites de la Loire-Inférieure et de la Vendée. Dès 1893, la gare de Legé devient le terminus de la ligne de chemin de fer à voie métrique en provenance de Nantes elle est gérée par la Compagnie française de chemins de fer à voie étroite jusqu’à la fermeture de la desserte en 1935. Durant cette même période, la gare était également desservie par les Tramways de la Vendée grâce à la mise en service de la ligne de La Roche-sur-Yon à Legé en 1904, liaison qui a été fermée en 1939. C’est en 1948 que la première pierre a été posée pour cette salle nommée « salle du Patronage ».
Inaugurée en 1951, c’est Joseph Rouillé, écrivain (fils d’un horloger legéen), qui a étrenné cette salle avec sa pièce « La Mieux-Aimée » qui fut un immense succès. C’est également en 1951 que cette structure a été reconnue par le C.N.C. (Centre National de la Cinématographie) avec une autorisation délivrée au président, Charles Vilain. À noter qu’à cette époque, la capacité était de. L’activité théâtrale a connu une période faste de 1951 à 1966. Aux dires des aînés legéens, « On a même dansé sur la scène à l’occasion des noces ».
Cette salle « Legé-Ciné » a été marquée par quelques évènements