Les Clayes-sous-Bois

Histoire des Clayes-sous-Bois

Les Clayes-sous-Bois est une commune de 17 237 habitants située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France, à proximité de Versailles. Le nom Clayes est attesté à l’époque gallo-romaine sous la forme Cleta, qui désignait une « ville étape » ou une « ville relais », puis sous les graphies Eclois et Esclais au XIIIe siècle, Esclois, Clois et Escleux en 1431, Clayette en 1550, Claix en 1680 et Clayes dès 1654. La commune ajoute le déterminant « sous-Bois » à son nom par décret du président de la République Paul Doumer, à la demande du conseil municipal, pour rappeler la proximité de la forêt de Bois-d’Arcy, dont le bois des Clayes constitue le cœur depuis 1922. Les habitants sont appelés Clétiens.

L’occupation humaine du territoire est attestée dès la Préhistoire: bifaces polis, haches taillées et bracelets en bronze ont été découverts sur le site et sont aujourd’hui conservés au musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Au Moyen Âge, l’impôt spirituel de la dîme est perçu au lieu-dit de la Grange aux dîmes, à l’emplacement de l’actuel 27 rue Henri-Prou. Au XVIe siècle, Anne de Pisseleu, favorite de François Ier, obtient de son amant les terres des Clayes et en devient la châtelaine. Au XVIIe siècle, on aménage dans la forêt du plateau sud des rigoles destinées à l’alimentation en eau de Versailles, dont subsistent encore quelques tracés. Au début de la Révolution française, les Clétiens rédigent leurs cahiers de doléances et réclament, selon les archives municipales, l’abolition des droits seigneuriaux, la suppression des capitaineries qui leur interdisaient la chasse et l’ouverture d’un embranchement du chemin des Clayes à Saint-Cyr afin de faciliter le commerce des vivres.

Jusqu’au début du XXe siècle, Les Clayes demeure un petit village rural d’à peine quelques centaines d’habitants. La commune est organisée autour de cinq fermes consacrées principalement aux céréales, aux betteraves à sucre et aux arbres fruitiers. La ferme du château occupe l’angle des rues Henri-Langlois et Henri-Prou, dont la cour intérieure subsiste aujourd’hui; un puits en pierre se dressait jusque dans les années 1940 face à l’actuel tabac-presse. La rue Henri-Prou, alors dénommée chemin de Grande communication, reliait Les Clayes à Versailles et à Neauphles, partenaires commerciaux essentiels du village; elle abritait l’église, la première mairie installée dans l’ancien presbytère, ainsi que des bâtiments typiques en moellons de gypse et des maisons de bourg en meulière. Au-delà des fermes, plusieurs petits propriétaires cultivaient eux-mêmes leur lopin de terre. Les propriétés aisées présentaient un plan en forme de L, un style éclectique, une façade en meulière, une marquise en fer à l’entrée et de la céramique ornementale; les grilles d’entrée portaient des panneaux nommant les maisons d’après des fleurs ou des prénoms familiaux. Le petit château des Bruyères en offrait un exemple typique avant sa destruction. Ce mouvement de construction s’interrompt avec la Première Guerre mondiale, et l’entre-deux-guerres voit, à partir de 1926, l’édification de lotissements pavillonnaires plus modestes, accueillant des Parisiens fuyant l’habitat vétuste de la capitale. En juin 1944, l’avion du lieutenant américain Marvin N. Vinson est abattu et son pilote, qui avait sauté en parachute à Plaisir, est caché aux Clayes mais succombe à ses blessures; le parvis de l’église porte aujourd’hui son nom. En août 1944, le château et sa chapelle sont incendiés par les troupes allemandes en retraite, ne laissant subsister que les deux tours latérales avec leurs cloches et les communs. Les Clayes-sous-Bois ont longtemps été une ville à majorité de gauche, avec Henri Prou (PCF) maire de 1935 à 1939, André Boulay (SFIO) de 1959 à 1965, puis Jean Sergeant (PCF) de 1965 à 1977 et Janine Thomas (PCF) de 1977 à 2001.

Patrimoine religieux

L’église Saint-Martin est l’édifice le plus ancien de la commune. Sa nef remonte au XIIe siècle, le chœur et le sanctuaire datant des siècles suivants. Vers 1750, une cloche nommée Anne Françoise Martin est placée dans le clocher, avec pour parrain le seigneur des Clais et secrétaire du roi François Bouron, et pour marraine Anne Félicité de Beaufort. Le cimetière Saint-Martin, en contrebas de l’édifice, est inauguré en 1858. Une photographie de 1930 montre la présence de nombreuses statues et d’une chaire en bois à l’intérieur de l’église. En 1949, alors que l’édifice menace ruine après la Seconde Guerre mondiale, une campagne de restauration est lancée. En 1950, une statue de saint Martin réalisée par Marcel Sprank est installée sur le fronton du portail d’entrée. La façade est blanchie en 1953 et 1956, certains éléments statuaires et la chaire sont alors retirés; une tribune est ajoutée au fond de la nef puis enlevée en 1999. En 1993, lors d’un déplâtrage, l’armature d’un grand vitrail est mise au jour, et les ateliers Loire sont sollicités pour concevoir de nouveaux vitraux pour cette armature comme pour les autres fenêtres de l’édifice.

Informations Clés

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Population

17.237 habitants

Région

Île-de-France

Département

Yvelines
(78)

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