Les Pennes-Mirabeau
Histoire des Pennes-Mirabeau
Les Pennes-Mirabeau est une commune des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 22 161 habitants. Le nom de Pennes provient du pré-latin, probablement ligure penna, hauteur rocheuse plus ou moins pentue dans la Gaule du Sud; attesté en 1047 en in Pennicis qui pourrait se rapprocher du Penn (tête, pointe, cap) breton. Le nom de la commune en provençal est Lei Peno. L’ajout de la particule « Mirabeau » s’est faite en 1902, à l’occasion de la politique d’État visant à supprimer les homonymes communaux. La raison principale est certainement un hommage au révolutionnaire Mirabeau, un précédent projet de « Les Pennes-Voltaire » ayant été présenté à cette occasion.
Les premiers hommes s’installèrent dès le à quelque à l’ouest du chef-lieu, sur l’oppidum de Teste-Nègre. Il en reste d’importants vestiges. La population se déplaça plus tard sur l’Oppidum de la Cloche, sur ce site fut découvert de nombreux vestige tel que des voies d’accès à rail, des fours et des citernes. C’est au cours du haut Moyen Âge que le bourg des Pennes s’est formé autour de son château fort, défendant l’entrée du vallon de l’Assassin, seule voie d’accès à Martigues et aux étangs, ce qui lui vaut bien des convoitises et des luttes. La seigneurie des Pennes vit passer en 1310 Bertrand de Guitto, seigneur de Duras.
En 1481, Louis XI hérite de la Provence et la seigneurie des Pennes passe à la maison du Luxembourg. Au moins depuis l’époque médiévale, mais en particulier entre le milieu du et la commune des Pennes/Septèmes (ne formant alors qu’une seule communauté composée de trois seigneuries: Les Pennes, Pierrefeu et Septèmes) a connu un important contentieux territorial avec la cité voisine de Marseille. Le château fut pillé et le marquis s’exile à l’étranger. Le marquisat reste dans la Maison de Vento jusqu’à la Révolution. Durant la Révolution française, les Pennes s’associent à l’action de l’ensemble des communes contre la rareté et cherté des vivres.
Ce site défensif fortifié, situé au nord de la chaîne de la Nerthe, domine de ses la plaine de Marignane et le ravin des Poiriers. Il permettait à ses occupants de se prévenir de toutes attaques ennemies. En 49 av J.-C le site de la Cloche fut vraisemblablement détruite par de rudes combats contre Caius Trebonius à la tête de l’armées de Jules César lors du siège de Massilia.