L'Île-d'Yeu

Histoire de l’Île-d’Yeu

L’Île-d’Yeu est une commune de Vendée, en Pays de la Loire, qui compte 4 877 habitants. L’île d’Yeu, jadis Augia et Insula Oya au, ad Oiam insulam. Yeu comme Oye (Pas-de-Calais) est une évolution du mot germanique auwja/augjo signifiant « prairie humide », puis « terre entourée d’eau » et « île ». Yeu signifie donc « île » et Île-d’Yeu est alors une tautologie, signifiant: « l’île de l’île ».

En poitevin l’île s’appelle île d’Yéi selon l’écriture UPCP. Durant la Révolution, elle porte les noms dÎle-de-la-Réunion et de Rocher-de-la-sans-Culotterie.

L’île est occupée dès le Néolithique comme l’attestent les nombreux mégalithes implantés sur l’île (dolmens, menhirs) et la présence de nombreuses pierres à cupules, les deux pouvant être parfois associés, ainsi que l’existence de deux éperons barrés préhistoriques (la Tranche, Ker Daniau). La seule voie d’accès étant maritime, ceci implique l’utilisation d’embarcations pour relier le continent. Il est vraisemblable que les liaisons s’opéraient depuis la côte nord, plus basse. Ce qui pourrait expliquer la forte présence mégalithique dans cette partie de l’île. Comme aujourd’hui, le dolmen de la Planche-à-Puare était visible depuis la mer et constituait un amer. Peu d’éléments de l’époque romaine: les médailles des empereurs Trajan et Hadrien trouvées sur le littoral sud donnent à penser que la configuration côtière a pu servir à la relâche de flottes méditerranéennes.

Les chroniques monastiques nous disent qu’au, saint Martin de Vertou vint évangéliser l’île. Des moines de Marmoutier (près de Tours) et de Saint-Cyprien de Poitiers édifient un nouveau monastère dit de Saint-Étienne. À la fin de l’an 1795, le comte d’Artois (futur Charles X), représentant les royalistes alliés aux Anglais, veut débarquer en France pour aider Charette, mais les six mille soldats anglais restèrent cantonnés sur l’île d’Yeu où ils avaient débarqué, puis firent demi-tour. Les républicains écrasèrent la révolte. Dès la fin du, les islais développent la pêche hauturière au thon germon, et feront de Port-Joinville le premier port thonier français. Le gouverneur militaire durant la Première Guerre mondiale fut Joseph Écomard (1871-1952), de Sainte-Pazanne.

Le dernier gouverneur militaire de l’île fut Charles-Henri Écomard, au début des années 1980. Cette citadelle dominant Port-Joinville, prévue pour servir de défense littorale, accueillit à plusieurs reprises des prisonniers d’État dont le plus célèbre fut Philippe Pétain, chef du gouvernement de Vichy lors de la Seconde Guerre mondiale, décédé le et enterré à l’Île d’Yeu, le suivant.

Patrimoine religieux

L’île dispose d’un riche patrimoine mégalithique concentré dans deux zones. Sur la côte nord-ouest se concentrent les principaux dolmens de l’île (Petits Fradets, Planche-à-Puare) et tout un ensemble mégalithique autour des Tabernaudes (allée couverte, coffre, menhirs). Au sud et au sud-est, les menhirs sont plus fréquents (la Vrimonière, Chiron Lazare, menhir du Sud). Au centre de l’île, les mégalithes ont été victimes de destruction (Pierre-Levée) ou d’une christianisation (Pierre des Quatre-Chemins).

Le type de certains mégalithes est incertain (la Guette, les Landes, mégalithe de Gâtine), quand leur nature mégalithique n’est pas franchement douteuse (mégalithes de Barbe). Les pierres à cupules (Ker Difouaine, parée de la Cougnerie, table du Jars, pierre du pain et du Beurre.) se répartissent de manière assez uniforme sur tout le territoire de l’île.

Informations Clés

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Population

4.877 habitants

Région

Pays de la Loire

Département

Vendée
(85)

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