L'Isle-d'Abeau

Histoire de l’Isle-d’Abeau

L’Isle-d’Abeau est une commune de Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 17 206 habitants. Le bourg historique fut, durant l’Ancien Régime, un village dominant un territoire marécageux, telle une île. Selon Jean Filleau, auteur d’un Dictionnaire toponymique des communes de l’Isère, le nom de la commune serait dérivé d’Insula Arthas qui indiquerait que le village, entouré d’eau dépendait du prieuré d’Artas. Au début du, les seigneurs de Polloud, une des plus anciennes familles de la province, occupaient la Maison Forte « d’Abeaulx », d’où l’appellation de L’Isle-d’Abeau.

Durant cette période, le territoire des Allobroges, peuple gaulois, s’étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia, ce « pays des sapins » qui deviendra la Savoie, et la moitié nord de l’Isère. Au, les Romains ayant conquis en 125 une partie de la Gaule, au nord de Marseille, commencèrent à remonter le long de la vallée de Rhône, pour y étendre leur conquête. Les Allobroges se sentant menacés s’allièrent aux Arvernes et à d’autres tribus gauloises pour arrêter les Romains. Mais les troupes gauloises furent battues à Vindalium durant un affrontement dénommé la Bataille du confluent. Cette défaite sera décisive pour que la domination de Rome s’exerce dans le sud-est de la Gaule transalpine. Le territoire allobroge, notamment les régions de Vienne et Grenoble (et donc de L’Isle-d’Abeau) est annexé.

Pour cette victoire, Fabius Maximus recevra le surnom d' »Allobrogicus ». La conquête de cette partie de la Gaule méridionale annonce la création de la province de la Gaule Narbonnaise. Au, sous la tétrarchie, la Gaule narbonnaise fut divisée en trois provinces, toutes rattachées à la préfecture du prétoire des Gaules. Le territoire de ce qui sera plus tard la commune de L’Isle-d’Abeau, mais qui est encore un secteur marécageux, est alors rattaché à la Viennoise (Provincia viennensis, en latin), une des dix-sept provinces de la Gaule romaine formée aux dépens de l’ancienne Narbonnaise. La chapelle Sainte-Anne, située dans l’ancien « hameau du Didier », est le seul vestige attestant de l’existence d’une ancienne maison forte, également dénommée sous le vocable de château. L’emplacement de cette construction est supposé exister dès 1339.

Il est certain en tout cas qu’elle a été bâtie avant 1540, car celle-ci a été enregistrée par l’inventaire Marcellier, inventaire qui concerne les principaux monuments du Dauphiné et établi. Selon le livre publié par l’éditeur Horvath, consacré à l’histoire des communes de l’Isère et paru en 1987, des officiers municipaux confisquèrent, au cours de l’année 1793, les registres paroissiaux (dont un fut récupéré par les paroissiens), puis les cloches de l’église. Différents objets de cultes furent ensuite répertoriés par des représentants du peuple venus de Bourgoin. Une nouvelle politique d’aménagement du territoire est mise en œuvre par le gouvernement français dans le milieu des années 1960. L’objectif était d’éviter la concentration urbaine dans les grandes métropoles françaises et de réaliser un développement urbain multipolaire. Le nombre de ces villes nouvelles sera fixé au nombre de neuf, dont cinq dans la région parisienne, et seule une dans la région lyonnaise.

C’est le territoire de L’Isle-d’Abeau et son environnement immédiat qui sera désigné pour cette région. Le est créé l’Organisme régional d’étude et d’aménagement d’aire métropolitaine (OREAM) Lyon-Saint-Étienne, chargé de rédiger un Schéma d’aménagement de l’aire métropolitaine (SDAM), dans lequel vont figurer des options majeures d’aménagement pour l’agglomération lyonnaise. Le Comité interministériel d’aménagement du territoire (CIAT) décide de créer la ville nouvelle de L’Isle-d’Abeau, décision acceptée une semaine plus tard par le Conseil des ministres. Le ministre de l’Équipement et du Logement décide de mettre une place la Mission d’étude et d’aménagement de la ville nouvelle (MEAVN). Cette mission s’installe sur le territoire de la commune de L’Isle-d’Abeau. Dans la foulée, un livre blanc du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU), pose les différentes organisations possibles de la ville nouvelle sur le site.

Le est créé l’Établissement public d’aménagement de L’Isle-d’Abeau (EPIDA). Quelques mois plus tard, le Syndicat communautaire d’aménagement de l’agglomération nouvelle de L’Isle-d’Abeau (SCANIDA) remplace le SIAVNIA et regroupe 21 communes dont celle de L’Isle-d’Abeau. Ce nombre sera réduit en 1978 à huit communes, puis à cinq communes (Four, L’Isle-d’Abeau, Saint-Quentin-Fallavier, Vaulx-Milieu et Villefontaine) en 1983. Les cinq communes restantes forment le Syndicat d’agglomération nouvelle (SAN). L’Isle-d’Abeau, qui avait cédé les deux tiers de son territoire à Villefontaine en, les réintègre à la suite de son changement de maire. La fin des opérations d’aménagement et de construction du syndicat d’agglomération nouvelle a lieu le.

Le SAN est remplacé par une communauté d’agglomération de 23 communes, nommée Communauté d’agglomération Porte de l’Isère (CAPI). Celle-ci reprend la gestion des opérations d’aménagement à compter. La « ville nouvelle » s’organise désormais dans la nouvelle conception de l’intercommunalité, telle qu’elle va s’établir en France dans les années 2000.

Patrimoine religieux

Cet édifice religieux de rite catholique et de style néo classique domine le bourg et l’ensemble du territoire communal. Sa construction se situe entre les années 1861 et 1863. L’église présente un fronton de forme triangulaire comprenant larmier et rampants soulignés de denticules. Un clocher-porche doté d’une horloge et d’une flèche octogonale avec pyramidions domine le bâtiment.

L’architecte de l’édifice est Hugues Quenin, personnalité née dans le Nord-Isère et créateur de nombreux édifices publics et religieux de la région durant le. La chapelle Saint-Germain date du et du, est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 27 avril 1954. Le Temple de Vaulx est situé au-dessus de la RN6. Le site qui est une propriété privée, est situé au-dessus de la RN 6 daté.

Il s’agissait de la plus grande commanderie du bas-Dauphiné au, un lieu qui abritait les croisés partant de Saint-Jacques de Compostelle pour Jérusalem.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

17.206 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Isère
(38)

Trouver une église à L'Isle-d'Abeau

Recherche
No data was found