Longué-Jumelles
Histoire de Longué-Jumelles
Longué-Jumelles est une commune de Maine-et-Loire, en Pays de la Loire, qui compte 6 671 habitants.
Une présence préhistorique est attestée sur le territoire de la commune de Longué. On y a trouvé un biface, douze haches de pierre et des silex. Outre des vestiges de voies romaines, y ont été également trouvées une médaille gauloise et des monnaies gallo-romaines. À cette époque, le Long gué est un passage à travers le Lathan et ses bras secondaires. Le Vieux-Bourg de Longué est mentionné au, avec la présence d’un prieuré dépendant de l’Abbaye de Louroux, d’une léproserie et d’une aumônerie. Ce Vieux-Bourg de Longué-en-Vallée semble avoir eu pour maître le sénéchal Guillaume des Roches, et donnera en tout cas la seigneurie d’Avoir (avec le château, berceau de la famille angevine d’Avoir qui eut aussi Château-Fromont en Bretagne, et à laquelle appartenaient: Isabeau d’Avoir, abbesse de Fontevraud en 1276-1284; Pierre d’Avoir, † 1390, sénéchal d’Anjou pour le duc Louis vers 1371-1378, fils d’Hardouin d’Avoir et frère d’Anne d’Avoir, la mère de Jean IV de Bueil au ).
Aimery d’Avoir, cité dès 1227 et 1248, voyagea en Terre sainte en 1268. L’héritière Louise d’Avoir transmit le fief en 1350 à son mari Jean de Maulévrier, et leur petite-fille Marie de Maulévrier — fille de leur fils Renaud VI de Maulévrier (vers 1340-vers 1400) — à son époux le maréchal Jacques de Montberon (vers 1350-1422), épousé vers 1386/1388, d’où Jacques II et François de Montbron († 1470). Les Montb(e)ron issus de Guichard de Montberon, un fils cadet de François de Montbron, furent barons d’Avoir et de Champeaux (à Longué, aussi sur la rive gauche (sud) du Lathan, un peu au nord de l’Authion), par ailleurs princes barons de Mortagne, jusqu’à Hector de Montbron qui dut se séparer de sa terre d’Avoir, d’abord en 1581 au profit de Pierre Tournemine, puis en 1592 d’Anne de Matignon, fille de Jacques de La Roche-Goyon de Matignon et de son mari Olivier de Maridor, sire des Vaux-en-Belin et de la Freslonnière Alors que la ville, toujours sur la rive gauche (sud) du Lathan, correspond à l’ancien château de Longué (donc à la châtellenie) et aux halles (site de l’actuelle mairie). La châtellenie de Longué relève avant tout du comte d’Anjou. En 1200, Jean sans Terre la concède à Rorgeon de Sacé, en 1204 Philippe-Auguste l’attribue à Roger de Mazé puis à Baudouin des Roches, et en 1215 à Geoffroi des Roches (des parents du sénéchal Guillaume, issus de la branche aînée des Des Roches pense-t-on, branche qui avait aussi la seigneurie de Jarzé; le sénéchal Guillaume, d’une branche cadette, a dû posséder Avoir, en tout cas une seigneurie sur Longué, plus les seigneuries de Brion et Mouliherne, comme on l’a vu plus haut; pour l’historien de Longué Florent-Eugène Cornilleau, la branche aînée des Des Roches avait la châtellenie dès avant Philippe Auguste.
Un château aurait été reconstruit au sur le territoire de Longué. Au nord-est de Longué, sur le Lathan, s’amorce la seigneurie d’Étiau dont le château est sis à Saint-Philbert et dont la portion du Vieil-Éthiau est en Jumelles. À la fin du (royaume de France), Longué relève du diocèse d’Angers, du grenier à sel de Saumur, du gouvernement du Saumurois et de l’élection d’Angers, en utilisant le statut de commune associée conformément à loi. Formes anciennes du nom: voir Toponymie. Municipalité en 1790, chef-lieu de canton. Arrondissement de Baugé, puis de Saumur en 1926.
en 1968, appelés les Longuéens. Formes anciennes du nom: voir Toponymie. Municipalité en 1790, canton de Longué, Longué-Jumelles en 1973. Arrondissement de Baugé, puis de Saumur en 1926. en 1968, appelés les Jumellois.