Loos
Histoire de Loos
Loos est une commune de Nord, en Hauts-de-France, qui compte 23 013 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Los en 1147, cart. Loz, Lohs, Laus, Latoe, Lauc, Lo vers 1273, cart. On peut hésiter entre lauth, terme germanique pour « prairie marécageuse » et lauha, également germanique pour « petit bois (clairsemé) ».
On retrouve ce deuxième terme fréquemment en toponymie néerlandaise (noms de lieux en -lo(o).
Les chanoines de Seclin avaient l’autel de Loos, le pape Célestin III les confirma dans cette possession en 1182. Le chapitre nommait à la cure et avait deux gerbes de la dîme, qui était de neuf gerbes par cent verges. Le roi d’Espagne Philippe II accorde à Loos une coutume particulière lui donnant le privilège de devenir une commune. Joseph Hespel (1684-1745), (Famille d’Hespel), écuyer, est seigneur de Loos et de Doulieu (Le Doulieu?). Frère de Jean-Baptiste Hespel, seigneur de Vendeville, fils d’Anselme, écuyer, seigneur de Flencques (sur Houplines), licencié-es-lois, bourgeois de Lille, greffier des États de Lille comme son père, rewart (chargé de la police) de Lille et de Marie Verdière, il est baptisé à Lille le. Il devient bourgeois de Lille le.
Il épouse à Lille le sa belle-sœur Marie-Madeleine-Claire Bridoul (1681-1744), fille de Jacques Bridoul III, écuyer, seigneur d’Averdoingt, de Burgau, bourgeois de Lille, et de Marie-Catherine Lefebvre-Delattre (Marie-Madeleine-Claire est sœur de Marie-Isabelle-Hyacinthe, mariée à Jean-Baptiste Hespel seigneur de Vendeville). Elle est baptisée à Lille le et décède à Lille le. Françoise-Séraphine Hespel (1721-1805), fille de Joseph, est dame de Loos (les hommes sont seigneur de, les femmes sont dame de). Baptisée à Lille le, elle meurt le 28 nivôse an XIII , à 83 ans. Elle se marie à Lille le avec Martin-Louis de Maulde (1698-1762), fils de Pierre-François, écuyer, et de Marie-Madeleine Van Laer, veuf de Marie-Louise-Joseph Delfosse. L’époux, écuyer, seigneur de La Tourelle, est baptisé à Lille le, devient bourgeois de Lille le, et meurt à Lille le.
À côté du fief principal dit de Loos, d’autres terres situées sur le territoire de Loos donnent à leurs propriétaires le titre de seigneur, même si leur détenteur n’est pas noble (la Révolution française va supprimer les titres de noblesse). C’est le cas du fief du Maretz. Jacques Muyssart est seigneur du Maretz à Loos à la fin. Né au Quesnoy, docteur en médecine, il achète la bourgeoisie de Lille le. Il épouse d’abord Jeanne Picavet, fille de Gérard, procureur général de la gouvernance de Lille et de Marguerite de Lattre, puis en secondes noces après contrat passé à Lille le Marie d’Attiches, fille de Jean. Toussaint Muyssart, fils de Jacques et de Jeanne Picavet, est seigneur du Maretz après son père.
Docteur en médecine, il va à Bruxelles soigner Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint, gouverneure des Pays-Bas espagnols et autrichiens et reçoit 30 livres pour cette action. Bourgeois de Lille le, il meurt avant 1562. Il épouse Marguerite de Rebreviette, morte sans enfants à Lille le. Il a eu de Jacqueline de Rantere, une fille illégitime, Marguerite, légitimée par lettres données à Bruxelles en. Bauduin Muyssart, fils de Jacques et de Jeanne Picavet, frère de Toussaint, est seigneur de Maretz, licencié es lois, bourgeois de Lille le, bailli de Wavrin. Il prend pour femme Maxellende le Cocq, fille d’Hugues, chevalier, seigneur de la Haye, et d’Anne Estoret, puis épouse Jeanne Baillet, dame d’Esteveles.
Toussaint Muyssart II, fils de Bauduin et de Jeanne Baillet, est seigneur d’Esteveles et du Maretz. Bourgeois de Lille le, receveur des États de Lille, capitaine d’une compagnie de cent hommes. Il se distingue à la tête de celle-ci pendant les troubles des Pays-Bas (Guerre de Quatre-Vingts Ans). Il prend pour femme à Lille par contrat du Catherine de Hennin, fille de Maximilien, seigneur de Fry et de Marguerite Hangouart. Autre fief sur Loos, Ennequin est détenu au par Jean-Dominique Bayart, écuyer. Fils de Bruno Bayart, seigneur de Pont-à-Vendin, greffier criminel et procureur général de Lille, bourgeois de Lille, anobli en 1669 et de Marguerite Daudenarde, il est baptisé à Lille le, et devient trésorier de la cathédrale Notre-Dame de Tournai.
Pendant la Première Guerre mondiale, des troupes françaises séjournent à Loos en début pour défendre la zone. La situation est tendue: après un siège de deux jours les 11 et, Lille passe aux mains des Allemands qui vont la garder pendant toute la guerre. Le bureau de poste de Loos et le stade municipal ont été inaugurés par Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine de Lille et maire de Lille à cette époque. Un livre d’Henri D’Hoossche raconte l’histoire de Loos, des origines à la République. Il était donné aux élèves dans les années 1970 à l’occasion de l’obtention du BEPC. Les usines Thiriez, puis DMC après fusion en 1961, installées depuis 1875 à Loos en extension du site du Faubourg de Béthune étaient le principal employeur de la fin du aux années 1980 avant leur fermeture en 2000.
Vers 1600, Bauduin Muyssart est seigneur des Maretz sur Loos. Il a pris pour femme Maxellende le Cocq. Leur fille Barbe épouse Charles Petitpas (vers 1532-1614). Fils de Guillaume Petitpas, bourgeois de Lille, acquéreur de nombreux fiefs autour de Lille (à Gondecourt, Lesquin, Wasquehal, Roubaix.),et de Jeanne Segon, Charles nait vers 1532, devient bourgeois de Lille le, échevin puis mayeur (maire) de Lille, connétable souverain des arbalétriers de Lille, anobli par lettres données à Bruxelles le, mort à Lille le, à 82 ans. Ennequin, actuel quartier de Loos, était le siège d’une seigneurie avant la Révolution française. Les derniers titulaires en ont été des membres de la famille Le Thierry ou Lethierry, originaires de Calais au, installés à Lille et devenus bourgeois de Lille.
Un descendant de ces seigneurs d’Ennequin va être conseiller d’arrondissement, un autre Joseph Désiré sera maire de Lille de 1832 à 1834 et va se distinguer lors d’une épidémie de choléra qui toucha la ville. Jacques Charles Joseph Le Thierry (1736-1782), seigneur d’Ennequin, est le fils de Charles Simon Joseph Le Thierry; bourgeois de Lille et de Marie Françoise Gabrielle Prévost. Il nait à Lille en (baptisé le ), devient bourgeois de Lille le, passe garde-marteau de la maîtrise des eaux et forêts à Lille, et meurt le. Il épouse à Lille le Marie Anne Françoise de Bonneval (1734-1815), fille de Jean Anne Alexandre et de Marie Jeanne Noiret de Saint-Antoine. Elle nait à Lille en (baptisée le ) et meurt à Lille le à 80 ans, marguillier de l’église Saint-Maurice de Lille, puis de l’église Saint-André de Lille, et meurt le, à l’âge de 91 ans. Il épouse à Lille le Catherine Charlotte Virnot (1770-1851), fille d’Urbain Dominique, seigneur de Lamissart, et de Catherine Joseph Charlotte Lenglart.
Elle nait à Lille le et meurt le, à 80 ans. Urbain Charles, conseiller d’arrondissement et Joseph Désiré, maire de Lille de 1832 à 1834, chevalier de la Légion d’honneur, sont des enfants de Charles Marie Désiré.