Lormont

Histoire de Lormont

Lormont est une commune de Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, comptant 23 291 habitants. Le nom de la ville vient de « Laureamontus » ou « Laureomonte », signifiant mont des lauriers; le laurier était un bois sacré pour les Gaulois, symbole de gloire pour les Romains et d’immortalité pour les Celtes. Jusqu’à la Révolution, la ville s’écrivait Lormon sans t, et son nom gascon est Larmont.

Proche de Bordeaux, Lormont a toujours occupé une position stratégique de port de pêche et de lieu de transit pour les personnes et les marchandises. La tradition rapporte qu’en 778, Charlemagne et Roland auraient fondé l’église Saint-Martin. Vers l’an 1000, les ducs d’Aquitaine ont construit le premier château de Lormont, où Aliénor d’Aquitaine aurait séjourné. La moitié nord de la ville devint en 1152 une sauveté des Archevêques, c’est-à-dire une zone de refuge autour d’une église, désignée « salvetat » ou « sauvetat » en gascon; elle aurait accueilli les princes d’Angleterre, tandis que l’autre moitié s’affirmait en prévôté dépendant de Bordeaux. En 1308, le pape Clément V résida au château de Lormont, où naquit en 1367 Richard II d’Angleterre, fils du « Prince noir ». En juillet 1453, Charles VII y décida d’installer une bastide d’où son armée pourrait entamer le blocus de Bordeaux. La ville prospéra de ses vignes, de la pêche et du passage des voyageurs par le port, mais la famine, la peste et l’invasion d’une flotte espagnole la dévastèrent. En 1570, les Protestants brûlèrent le bourg, l’église et l’Ermitage.

En 1751, l’intendant Tourny fit ouvrir la route de Paris, transformant Lormont en la plus importante banlieue de Bordeaux. Le premier bateau à vapeur commercial français, nommé « la Garonne », fut construit en août 1818 par les chantiers Chaigneau, qui devinrent les « chantiers de la Garonne » en 1882. Après le développement des lignes de chemin de fer, Lormont accueillit en 1901, sur la place du Port, le premier tramway permettant aux Bordelais de découvrir la ville. Au XIXe siècle, les Bordelais en firent leur lieu de loisir du dimanche, et les guinguettes y fleurirent. Dans les années 1960, la commune connut une mutation majeure avec la construction des cités Carriet et Génicart, l’inauguration du pont d’Aquitaine, l’ouverture d’infrastructures scolaires, sportives, culturelles et associatives, ainsi que l’implantation de grandes industries comme Ricard ou Siemens et l’ouverture du centre commercial des 4 Pavillons; la population doubla. Au cours des années 2000 et 2010, l’arrivée du tramway de Bordeaux et d’ambitieuses opérations de renouvellement urbain ont continué de transformer la ville, notamment dans les trois quartiers prioritaires que sont La Ramade, Génicart et Bois-Fleuri.

Patrimoine religieux

Les multiples sources d’eau naturelles qui traversent la commune ont contribué au développement de lavoirs et de fontaines, qui structurent encore aujourd’hui le patrimoine local. Lormont a possédé jusqu’à huit lavoirs au début du XXe siècle; cinq sont encore présents aujourd’hui: ceux de la République, du Gelot, de Blanchereau, de Lissandre et de Carriet. Tous sont des lavoirs « debout », par opposition aux lavoirs au fil de l’eau qui obligent les lavandières à travailler à genoux. Pendant plusieurs années, ils furent des lieux de fréquentation importants, propices à l’échange d’informations et au commérage. Par leur pureté, ces ressources hydriques issues des nappes phréatiques de l’Oligocène ont longtemps constitué une activité économique importante: Lormont, du fait de la qualité de son eau, servait d’aiguade pour la marine. La majorité des Bordelaises s’y rendait pour laver leur linge, par manque de dispositifs dans la métropole, supportant les frais de transport en bateau et l’entrée payante au lavoir jusqu’en 1880, date à laquelle les lavoirs s’ouvrirent gratuitement à la population lormontaise. Le lavoir de Blanchereau, également appelé « le Sénat », est le plus ancien des lavoirs construits sur la commune; alimenté par la source des Garosses dans le bourg historique, en contrebas de la rue du Général de Gaulle, son bassin mesure 10 mètres sur 4 et est aménagé d’un escalier d’une dizaine de marches ouvrant sur un vaste bassin carrelé entouré d’une margelle en grès. Hormis celui de Blanchereau, tous les lavoirs sont actuellement fermés pour des raisons de sécurité et de préservation, mais des visites guidées sont organisées par l’association des Amis du Vieux Lormont.

Informations Clés

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Population

23.291 habitants

Région

Nouvelle-Aquitaine

Département

Gironde
(33)

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