Magny-les-Hameaux
Histoire de Magny-les-Hameaux
Magny-les-Hameaux est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 9 385 habitants. Au la paroisse, lorsqu’elle est citée en latin, on trouve Malliacum en 1204, Magneium.
La commune est surtout marquée par l’histoire de l’abbaye de Port-Royal des Champs (à l’extrême ouest du territoire communal) qui accueillit des religieuses cisterciennes et fut un haut-lieu du jansénisme jusqu’en 1709, date de l’expulsion des religieuses par Louis XIV. La commune présente encore quelques ruines de l’abbaye de Port-Royal. Au bout de la plaine de Trappes, dans un vallon retiré nommé Borroy, qui, en celtique, signifiait broussailles, et dont on fait Port-Roi, puis Port-Royal, Eudes de Sully, en 1204, avait réuni une communauté de religieuses, dotée par les plus puissants seigneurs du temps et dirigée en 1316 par Béatrix de Dreux, princesse de la maison royale; le cloître avait été abandonné pendant les longues guerres civiles, et l’établissement, transféré à Paris, rue Saint-Jacques, lorsque, en 1630, l’abbesse Angélique Arnauld obtint que la communauté fût soustraite à l’ordre de Cîteaux et soumise à une règle nouvelle dont la base était l’adoration perpétuelle du Saint Sacrement.
Le mysticisme de la nouvelle doctrine, la réputation méritée de la fondatrice lui attirèrent de nombreux adeptes; le couvent de Paris ne pouvant les contenir, on se souvint du vieux cloître des champs; plusieurs pieux solitaires, presque tous parents ou admirateurs de la mère Angélique Arnauld s’y étaient retirés, pour y vivre en philosophes chrétiens dans l’étude et la méditation; ils cédèrent les bâtiments de l’ancien monastère, qui furent réparés, à la sainte colonie de la rue Saint-Jacques, mais ils ne s’éloignèrent pas: la science et le talent de ces hommes vinrent rehausser la piété et la vertu des religieuses.Cet éclat leur devint funeste: les doctrines de Jansénius, qu’ils défendaient, furent attaquées et condamnées par le pape Clément XI. Louis XIV, guidé par les rivalités hostiles, exagéra, dans l’exécution, les rigueurs de la sentence: l’établissement fut rasé jusque dans ses fondements, et la persécution vint ajouter une nouvelle aura à la renommée de Port-Royal. Il ne reste plus de l’abbaye que l’étang d’où sort le Rhodon, petit ruisseau qui se jette dans l’Yvette; le moulin, le colombier, une partie des murs de clôture et des tourelles, les caves du petit palais que la duchesse de Longueville y avait fait construire, la fontaine d’Angélique Arnauld, et les fondations des murs de l’église avec la base des piliers et des colonnes.
Dans un petit pavillon qui occupe l’emplacement du chevet de l’église, on a pieusement réuni une collection de plans, de gravures de l’ancienne abbaye, et des débris de tombes. Du site d’origine, seuls restent debout la ferme (granges de Port-Royal), rattachée a posteriori (1709) et le bâtiment des Petites Écoles , accueillant depuis 1962 le musée national des Granges de Port-Royal.
Patrimoine religieux
On pourra également découvrir sur le site de l’abbaye de Port-Royal Verger, jardins potager, médicinal ou bouquetier sont animés par l’association des Amis du dehors, qui les entretient, y organise conférences, animations, et activités socio-pédagogiques ou jardinthérapie. Les deux sites sont maintenant gérés par un groupement d’intérêt public culturel approuvé par le ministère de la Culture et de la Communication (arrêté du 6 mars 2007 portant approbation de la convention constitutive d’un groupement d’intérêt public pour une durée de 7 ans.
Fête de la musique concert à l’estaminet.