Marsannay-la-Côte
Histoire de Marsannay-la-Côte
Marsannay-la-Côte est une commune de Côte-d’Or, en Bourgogne-Franche-Comté, qui compte 5 309 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Marcenniacus (630); Mercennacus (658); Marcennacus (830); « In pago Uscarense, in fine Marciniacense » (840); Marciniacus (869); Marcinniacus; « In pago Oscarense, in villa Marcenniaco » (881-882); Mercenniacum (1066); Merconniacus; Marceniacum (1124); Marcennai (1158); Marcennaium (1187); Marcenai (1189); Macenai (1215); Marcennay (1216); Marcennayum (1236); Marcennaium en Montaingne (1257); Marcenniacum in Monte (1258); Marcennaium in Monte (1268); Mersenay (1275); Marcenay (1277); Marcegnayum in Monte (1282); Mercennay (1283); Marceigneyum (1283); Mercennaium (1286); Marcenay en Montaigne (1299); Marcegnay (1329); Mercennay en Montaigne (1344); Marcenayum in Montana (1357); Marcennai en Montaigne (1375); Marcennay en Montaingne (1379); Marcennay en Montaigne (1384); Marcenayum (XIVe siècle); Marcenay en Montaigne (1431); Marcennayum in Montana (1435); Marcenay en Montagne (1572); Marcennay en Montagne (1574); Marsannay en Montaigne (1593); Marcennet en Montagne (1645); Marsannay-en-Montagne ou Marsannay-la-Côte (1783). Le village s’est longtemps appelé Marcenay-en-Montagne (Marceniacum in Monte) avant de prendre son nom actuel de Marsannay-la-Côte en 1783.
On a longtemps cru que Marcenay dérivait du nom d’un domaine gallo-romain ayant appartenu à un certain « Marcenus ». D’autres recherches tendent à rapprocher le toponyme d’une racine celte, -marco-, qui signifierait « la mare ».
L’éperon rocheux barré du Gronya signale une ancienne présence humaine cherchant à se protéger sur le territoire de la commune dès la Préhistoire. De même, on note la continuité de cette présence jusqu’à l’Âge du fer avec le tumulus du lieu-dit « les Terrasses ». Le territoire de Marsannay est très fréquenté dès la plus haute Antiquité.
Un couteau surmonté d’un sanglier d’origine gauloise a ainsi été retrouvé. Le lieu profite en effet de sa situation de « carrefour » entre un axe nord-sud, parallèle à la côte, et un débouché de combe, orienté est-ouest, et permettant l’accès à la vallée de l’Ouche. Adossé à un relief protecteur, le site repose sur une « terrasse », dominant légèrement la plaine dijonnaise au pied de la côte.
On a d’ailleurs longtemps cru que l’origine du nom de Marcenay, ancien nom du village, remontait à un certain Marcenus, propriétaire d’un domaine local. Cette explication toponymique est aujourd’hui nuancée, qui écrit à la fin du, pense pouvoir affirmer qu’il y avait en 658 un important vignoble dépendant de l’Abbaye Saint-Pierre de Bèze qui comportait douze pièces de vignes.
Patrimoine religieux
Appelé « colombier Saint-Urbain » car il était dans l’enceinte du monastère Saint-Urbain, ce colombier circulaire est situé rue du château sur un domaine privé et contient. Créé en 1830, il s’agit d’un des plus anciens cafés de France.
À l’origine, il portait le nom de « Relais du soldat de Napoléon » eu égard au grognard tavernier qui l’administrait alors. Le titre de « Café historique européen » lui a été remis lors d’une cérémonie officielle le 2.