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Marsannay-la-Côte

Côte-d'Or · Bourgogne-Franche-Comté

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Marsannay-la-Côte

Marsannay-la-Côte est une commune de Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté, peuplée de 5 309 habitants. L'éperon rocheux barré du Gronya signale une présence humaine dès la Préhistoire, prolongée jusqu'à l'Âge du fer avec le tumulus du lieu-dit « les Terrasses ». La présence gallo-romaine est attestée, avec la découverte d'une nécropole à incinération, et il est probable que les Romains aient introduit la culture de la vigne qui rythme depuis la vie du village.

Selon l'abbé historien Courtépée, qui écrit à la fin du XVIIIe siècle, un important vignoble dépendant de l'Abbaye Saint-Pierre de Bèze existait dès 658 et comportait douze pièces de vignes. Marsannay était alors rattaché au pays d'Oscheret. En 1442, Pierre de Beauffremont, seigneur de Charny, lance un défi chevaleresque qui prend place dans la charme de Marcenay : pendant six semaines, accompagné de douze chevaliers, il y combat à pied et à cheval. Le tournoi commence le 11 juillet 1443 en présence de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et du duc de Savoie, et est relaté par Olivier de la Marche dans ses Mémoires.

Toponymie de Marsannay-la-Côte

Le nom de la localité est attesté sous de nombreuses formes anciennes : Marcenniacus en 630, Mercennacus en 658, Marciniacus en 869, Marcennay en 1216. Le village s'est longtemps appelé Marcenay-en-Montagne (Marceniacum in Monte) avant de prendre son nom actuel de Marsannay-la-Côte en 1783. On a longtemps cru que Marcenay dérivait du nom d'un domaine gallo-romain ayant appartenu à un certain Marcenus ; d'autres recherches rapprochent le toponyme d'une racine celte, -marco-, qui signifierait « la mare ». Le terme « la Côte » désigne en Bourgogne le meilleur vignoble.

Patrimoine religieux à Marsannay-la-Côte

À la fin du IXe siècle ou au début du Xe siècle, une chapelle Saint-Urbain est fondée afin d'abriter les reliques du saint, régulièrement translatées de Dijon à Marsannay. Renforcée en 1142 par le duc Eudes II, elle est ensuite transformée en monastère, mentionné dès 1255. Un colombier circulaire, dit « colombier Saint-Urbain » car il était dans l'enceinte du monastère, est adjoint au XIIIe siècle ; il contient 889 boulins. Le village viticole a également reçu la protection de l'Abbaye Saint-Bénigne de Dijon, du petit prieuré d'Époisses placé sous le vocable de saint Martial, et d'un prieuré placé sous le vocable de saint Étienne.

L'église Notre-Dame de l'Assomption a été reconstruite entre 1830 et 1839, dans un style architectural néo-classique, après l'effondrement du clocher de l'édifice précédent. Le cul-de-four du chœur est décoré par une peinture murale réalisée en 1942-1943 par Mauméjean, avec l'aide des peintres Berasaluce, Durgeat et Hildenbrand : sur cinq mètres de hauteur sont représentés l'Assomption, le Saint-Esprit, une colombe et un angelot, mais aussi un vigneron, un soldat et une religieuse, complétés par des inscriptions. L'église conserve un groupe en bois sculpté du XVIe siècle représentant la charité de saint Martin, une statue de saint Maur du XVe siècle, et une chaire du XVIe ou XVIIe siècle aux panneaux ornés de cariatides.

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