Mauléon
Histoire de Mauléon
Mauléon est une commune de Deux-Sèvres, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 8 597 habitants. Mauléon est une contraction de « mauvais lion », signifiant « méchant lion ». Selon la société vexillologique de l’Ouest, une autre étymologie attestée dans un document datant de 1080 fait provenir son nom de « Castullum de Malaleone », dont l’origine peut venir de « hauteur sur l’Ouin » à partir du celtique (gaulois) « metlu » (hauteur).
L’Ouin est par ailleurs la rivière qui traverse la ville. L’attraction du latin aurait fait glisser le nom vers « mauvais lion » (Malus Leo)
Mauléon est située sur un éperon rocheux entouré de la vallée de l’Ouin et qui s’oppose au Mont-Gaillard (Château-Gaillard) et au quartier de Saint-Jouin.
En 1080, le nom de Mauléon apparaît dans les premières chartes de l’abbaye de la Trinité. Mauléon est un fief de la famille qui portait ce nom, au moins depuis Raoul, dit de Mauléon (1030-après 1107). Raoul est certainement un cadet de la Maison de Thouars, fils de Geoffroi II de Thouars (vicomte vers 1010/1015-1045/1055) et frère puîné d’Aimeri IV de Thouars (vicomte vers 1055-1093).
On ne sait au juste comment Raoul acquit Mauléon. L’Ile de Ré dépendait des Mauléon., puis des Amboise de Thouars (Pierre II). Le plus connu des sires barons de Mauléon est Savary (vers 1180-1233), sénéchal du Poitou, troubadour, poète, corsaire et preneur de ville. Notamment, il s’empara de Niort en 1205 pour le compte de Jean sans Terre.
Savary était l’arrière-arrière-petit-fils de Raoul ( ou II) de Mauléon; époux de Belle-Assez de Pareds et Chantemerle (à Moutiers?), fille de Guillaume, sire de Pouzauges et de Pareds. Savary est suivi de sa fille Alix de Mauléon, femme en 1239 de Guy de Thouars. Au, Mauléon appartient donc aux vicomtes de Thouars, et plus tard au, à la Maison d’Amboise (car l’héritière Isabeau de Thouars, comtesse de Dreux, fille de Jeanne de Dreux et de Louis de Thouars, épouse en 1356 Ingelger d’Amboise), puis à leurs héritiers les La Trémoille (car Marguerite d’Amboise épouse en 1446 Louis de La Trémoille). Mauléon fut très disputée pendant les guerres de religion car c’était un lieu stratégique.
Patrimoine religieux
Fondée vers la fin du, l’abbaye de la Trinité de Mauléon de l’ordre de saint Augustin devient rapidement le principal centre religieux de la contrée. Les moines réguliers vont s’installer dans l’abbaye jusqu’en 1540. Ensuite les moines commendataires prennent la relève.
Les guerres de Religion précipitent son déclin et elle est pillée plusieurs fois à la fin. En 1660 l’abbaye de la Trinité entre dans la congrégation de France des Génovéfains dont le siège se trouvait à l’abbaye de Sainte-Geneviève à Paris. Elle est partiellement restaurée par les frères cardinaux d’Escoubleau de Sourdis.