Mellac

Histoire de Mellac

Mellac est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 3 329 habitants. Mellac est mentionné pour la première fois vers 1050 dans le cartulaire de Quimperlé sous la forme Plebs Mellac. Mellac est probablement une ploue du haut Moyen-Âge, son nom d’origine gallo-romaine associant au radical gaulois mello- (colline), le suffixe gallo-romain -acos. Le nom du hameau de Beuzit (en Mellac) provient du breton beuzit, qui provient lui-même du latin buxetum (« buis »); cet arbuste est la trace de la présence à cet endroit d’une ancienne villa gallo-romaine.

De nombreux toponymes de lieux-dits sont en langue bretonne, par exemple « Beg ar roz (extrémité du coteau), Rozglaz (coteau boisé), Kerdouric (hameau du petit cours d´eau), Rouas (le ruisseau), Feunteuniou (hameau des fontaines), Kergoat (hameau du bois), Buzuec (lieu avec bouleaux), Pen Lan (bout de la lande), (.) Purit (dérivé du latin pomaridum, pommeraie)».

La présence de plusieurs stèles gauloises, à Kervidanou, Kernault, Buzit, L’Isle, attestent d’une occupation humaine ancienne. Mellac fut une paroisse de l’Armorique primitive englobant la paroisse Saint-Michel de Quimperlé, Baye, Lothéa et sa trève de Trélivalaire, Clohars-Carnoët et Moëlan; elle s’étendait alors sur hectares entre la Laïta, l’Isole et le Belon, qui possédait aussi celui du Buzuech (ou Buzit); en le Plessis, à Richard de Kermorial; en, le Breil-Boutier, à Guillemette, dame du Breil-Boutier. Le manoir de Kernault fut construit vers 1470 par Yvon du Liscoët. Au milieu du, un conflit éclate entre Yvon de Lescoët, seigneur de Kernault, et Jean de Talhouët, époux de Jeanne de Hautbois, propriétaire du manoir de La Boulaie, au sujet des droits de prééminence dans l’église paroissiale de Mellac. Ce dernier fit briser les armes des de Lescoët dans la vitre principale de l’église. Il s’obligea à les rétablir.

Les armes des principales familles nobles de Mellac, autrefois visibles dans les vitres de l’église, sont aujourd’hui observables dans la verrière de la chapelle du manoir de Kernault où elles ont été transférées. On y reconnait les blasons des familles suivantes: de Quimerc’h, de Lescoët, du Tertre, de Hautbois, le Veyer, du Bot, de Guer. Au, la moitié de la paroisse de Mellac (25 villages) dépendaient du manoir de Kernault. Le manoir reste jusqu’en 1989 propriété de la même famille, même si les noms ont changé lorsque l’héritage a été transmis par des femmes: familles Le Bœuf, Le Voyer (constructeur du grenier à pans de bois surélevé sur un portique), Coëtnours, du Vergier, de Kerhorlay et de Poulpiquet successivement. D’autres manoirs sont au présents à Stang an Dellec, La Boulaie, Kermadiou, Le Purit, Kermabon, Guilligourgant, Keringant, Kerguenadou et Lenes. Mellac prend part à la révolte des Bonnets rouges en 1675.

Un habitant, René Bengloan, prêtre de son état, est exclu de l’amnistie royale accordée en. En 1759 la paroisse de Mellac devait chaque année fournir 28 hommes pour servir de garde-côtes. Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Mellac en 1778 L’abbé Guillaume Guillou, recteur de Mellac depuis 1783, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, ainsi que son vicaire l’abbé Auffret. Il fut arrêté le et emprisonné au château de Brest, puis en divers autres lieux avant d’être libéré après avoir consenti à prêter le serment de fidélité exigé le 16 brumaire an IV (; il décéda le 23 germinal an VI à Lothéa. Le Paige de Bar émigre en embarquant à Névez avec plusieurs autres personnes dont Le Breton, curé de Nizon et Auffret, vicaire de Mellac.

Au le domaine de Kernault est transformé en ferme expérimentale. Selon un document déposé au Corps législatif 130 des 140 conscrits de Mellac pour la période allant de 1858 à 1867 ne savaient ni lire ni écrire. À partir de 1862, la commune est traversée par la ligne de chemin de fer Paris-Quimper.

Un arrêt existe même sur la commune, qui sera progressivement désaffecté. En 1861, l’ancienne église, qui menaçait ruine, fut temporairement fermée (elle datait des et et disposait d’un ossuaire et d’un porche méridional). Elle est remplacée par un édifice bâti selon les plans de l’architecte diocésain Joseph Bigot dans le style néo-gothique, construit à partir de 1862 et achevé en 1886 et doté l’année suivante de vitraux offert par la famille Du Vergier sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu’ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l’enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton. Le les habitants de Mellac empêchèrent l’inventaire des biens d’église de la paroisse en s’opposant à l’entrée dans l’église des agents du gouvernement. Le maire élu en 1912, Louis Le Boëdec, étant mobilisé, il fallut en 1915 élire un maire provisoire, Guillaume Le Bérou; Louis Le Boëdec, prisonnier de guerre, ne revint qu’en et reprit alors ses fonctions. Le monument aux morts de Mellac porte les noms de 50 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux, par exemple, Mélan Guigourès, mort dans les combats de Maissin (Belgique) dès le; Mathurin Jouan, marsouin, disparu en mer lors du naufrage du Provence II le et Louis Du, disparu en mer le; la plupart des autres sont décédés sur le sol français dont Mathurin Le Gall, qui fut décoré de la Croix de guerre; François Goanvic, sapeur au 5e régiment du génie, décédé des suites de ses blessures après l’armistice dans un hôpital militaire parisien le fut le dernier mort mellacois de la Première Guerre mondiale.

Le journal L’Ouest-Éclair écrit en 1936 Le monument aux morts de Mellac porte les noms de (Jean Beuze, Alain Bretin, Émile Forlot, Jean Harnay, F. Le Gac, Jean-Marie Le Gall, Louis Le Noc, N. Martin, Jean Morin, Joseph Saux, Joseph Thépot, Marc Thépot; ces deux derniers cités sont morts en déportation, Joseph Thépot le et Marc Thépot le, tous deux dans le Camp de concentration d’Ebensee (Autriche) mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale. Roger Berthou est mort pour la France pendant la guerre d’Indochine des suites de ses blessures le à Saïgon (Cochinchine) et Yves Millour pendant la guerre d’Algérie.

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Population

3.329 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
(29)

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