Melun
Histoire de Melun
Melodunum — place forte des Sénons établie sur une île de la Seine — est mentionné dès -53 dans les Commentaires sur la guerre des Gaules: Titus Labienus y mena une expédition et y passa de force malgré la destruction des ponts par les défenseurs. La ville gallo-romaine se développa ensuite sur la rive gauche, dotée d’un temple dédié à Mercure, d’un amphithéâtre et de thermes. Le christianisme y fut introduit dès le IIIe siècle par saints Pérotin et Aspais, dont le second donna son nom à une église de la ville.
Au début du Moyen Âge, Melun appartint aux rois mérovingiens: Clovis, selon la tradition, en fit don à son favori Aurélien. Les raids normands de 845 et de 886 ravagèrent à deux reprises la cité. Devenu domaine royal capétien, Melun vit naître Robert le Pieux en 972 et accueillit fréquemment la cour de saint Louis. Au XIVe siècle, le traité de Melun (1419) matérialisa l’accord entre Isabeau de Bavière et Jean sans Peur des Bourguignons, un des épisodes les plus troubles de la guerre de Cent Ans. Sous l’Ancien Régime, Melun était le siège du bailliage royal le plus important d’Île-de-France après Paris.
Toponymie de Melun
La première trace écrite remonte à César (-52): oppidum Senonum in insula Sequanae positum. Le nom se décline ensuite sous les formes Melodunum, Meteglum, Metiosedum, Mecledone, Miledunense, avant de se fixer. L’étymologie gauloise la plus couramment retenue associe melo (un nom propre ou une racine topographique) à duno (forteresse, hauteur).
Patrimoine religieux à Melun
La collégiale Notre-Dame, sur l’île Saint-Étienne, remonte aux origines mérovingiennes de la cité. L’église Saint-Aspais, de style gothique flamboyant, fut entreprise au XVIe siècle sur l’emplacement d’un lieu de culte lié au martyr du IIIe siècle. La chapelle Saint-François et la chapelle de l’Hôpital témoignent de la multiplicité des institutions religieuses qui structurèrent la vie urbaine de Melun jusqu’à la Révolution.