Merlimont
Histoire de Merlimont
Merlimont est une commune de Pas-de-Calais, en Hauts-de-France, qui compte 3 367 habitants. D’après l’historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Mellemont en 1253; Mellimont en 1369; Merlimont-lez-Saint-Josse-sur-la-Mer en 1464; Merlymont en 1479; Meelimont en 1559; Merlimont au; Merlimont en 1793 et depuis 1801. La forme picarde est Méllimont.
Les sous-sections suivantes reprennent la périodisation historique classique; elles sont à adapter en fonction du contenu.–> Merlimont se trouvait sur la dune de Guigneux et formait avec Berck, Épy et Verton, une enclave d’Artois dans le comté de Ponthieu, et qui, bénéficiait de privilèges et d’exemption du comté. Le domaine de Merlimont relevait du comté de Ponthieu et de la châtellenie de Beaurain. Les comtes de Saint-Pol en étaient les propriétaires à la fin. Jeanne de Fiennes l’eut en douaire avec son mariage avec Jean de Chatillon (1343) et leur fille, Mahaut de Châtillon, porta Merlimont dans la maison de Luxembourg. Guy de Luxembourg, comte de Ligny et de Saint-Pol, laisse pour héritier messire Walleran, dont la succession passe à sa sœur Jeanne, comtesse d’Orgières.
L’héritier de Jeanne, son neveu Pierre de Luxembourg eut un fils, Jacques, seigneur de Merlimont, mort en 1487. Si une section Renaissance est créée, elle prend place ici, mais le titre est en général préférable, le terme Renaissance concerne l’histoire culturelle et artistique. Au début du, à la suite de terribles tempêtes, les habitants sont obligés de se déplacer un peu plus vers l’intérieur, à proximité d’une chapelle desservie par les moines de Saint-Josse. Nicolas de Werchin, sénéchal du Hainaut, servit aveu de la seigneurie de Merlimont au comte de Rœulx, châtelain de Beaurain en 1509. Il la possédait du chef de sa femme, Yolande de Luxembourg. Il exerce la haute, la moyenne et la basse justice.
Il possède en outre les marais de Balançon et les garennes entre Berck et Cucq. Dans les comptes rendus rapportés à Nicolas de Werchin, on trouve les noms de famille comme Jehan Noel dit le Secq, Jehan Noiret dit l’aîné, Jehan Guillebert dit le breton, Jehan Guillebert dit le muet, Gardin Paillette, Jehan de Fauquembergue, Jean de la Wascongne, Colart Bouchard… Isabeau de Werchin (Isabelle de Barbençon-Werchin), héritière de La Hestre et de Merlimont, fille de Nicolas de Werchin et de Yolande de Luxembourg-Ligny, épouse Jean de Trazegnies, Charles de Trazegnies, un descendant, vend la baronnie de Merlimont à Claude Bernaut mais sa cousine germaine, Marguerite d’Argenteau en fait le retrait lignager, le pour la somme de. Marguerite d’Argenteau, devenue baronne de Merlimont, épouse messire Robert de Forceville, chevalier, qui, après que le roi Henri III ait donné la vicomté de Merlimont, par lettres du mois d’, à Jérôme de Fertin afin de récompenser ses services militaires, devient vicomte de Merlimont après avoir racheté ses lettres à Flour de Fertin le, les descendants de Robert de Forceville prirent les titres de baron et de vicomte de Merlimont. Ses descendants prirent les titres de barons et de vicomte de Merlimont. La révolution de 1789 les dépouilla de la plus grande partie de leur domaine, le reste fut aliéné en 1859.
Le moulin de Forceville et le crocq de monsieur, où la tradition veut qu’ils aient eu leur château, sont les seuls souvenirs des anciens seigneurs de Merlimont. Celui-ci, après avoir fondé une société immobilière, crée un lotissement composé de parcelles qu’il propose à la vente, les premiers chalets sont construits. Pendant la Première Guerre mondiale, Merlimont voit l’installation, en 1917, par les anglais, d’une école de tanks (Tank Corps Gunnery School), celle-ci est située sur la droite de la route qui va de Merlimont à Merlimont-Plage et le terrain d’entraînement est situé dans les dunes, entre Merlimont et le Touquet-Paris-Plage. Des batteries anglaises sont installées entre l’église et la mer, et tirent en direction de Stella-Plage pendant les exercices des chars. Le Premier ministre de Terre-Neuve, vient visiter le site en. Une fois la guerre finie, les Anglais laissent un tank au carrefour de Merlimont et de la route de Berck, les canons de ce tank ont servi à la décoration du monument aux morts de la commune.
Un camp de prisonniers est également installé à proximité de la gare de l’ancienne ligne de chemin de fer de Berck à Paris-Plage. Un champ d’aviation est aussi créé par les Anglais, au lieu-dit Bellevue, à la sortie de Merlimont, sur la route de Berck. C’est à peu près à cet endroit que sera établi le champ d’atterrissage de la ligne Paris-Londres qui amènera, les touristes anglais, au Touquet-Paris-Plage avant l’ouverture, en 1936, de l’aéroport du Touquet-Paris-Plage.