Mers-les-Bains

Histoire de Mers-les-Bains

Mers-les-Bains est une commune de Somme, en Hauts-de-France, qui compte 2 548 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Maris au; Maire en 1144; Mercht et Merc au; Merck vers 1209; Mers en 1340; Mamers en 1648; Mer en 1690; Mars en 1764.

La présence humaine au paléolithique et au néolithique a été confirmée par des trouvailles de silex taillés de période abbevillienne, pré-acheuléenne puis acheuléenne. Dans les années 1980 une hache polie du Néolithique y a été trouvée, ainsi qu’un biface Acheuléen assez massif. Un temple érigé sur la falaise en l’honneur du dieu Mars aurait témoigné de la présence romaine. C’est cette présence qui aurait donné son nom à la commune. Quelques familles seigneuriales, propriétaires de terres, sont relevées sur des lieux-dits connus: les Mython, seigneurs de Froideville, dont il demeure une superbe pierre taillée de leurs armoiries qui orne désormais la salle du conseil municipal de la mairie; les Lucas, seigneurs de Romeval (aujourd’hui Rompval, soit une contraction de Val rompu: valleuse de craie sur la Manche); les Lattaignant, seigneurs de Blengues et les Torcy, seigneurs de Mers, sont mentionnées dans les archives. Le blason actuel de la ville de Mers-les-Bains a été dessiné par M.

Jack Lebeuf à la demande du conseil municipal en 1962. Il reprend, pour son quart inférieur gauche, les armoiries des MYTHON relevées sur la pierre; et s’inspire de celles des autres familles seigneuriales Mersoises en lien à des lieux-dits connus de la commune, les LATTAIGNANT seigneurs de Blengues (Blingues) et bien sûr les TORCY seigneurs de Mers. Seules les armes des LUCAS seigneurs de Romeval (Rompval) n’ont pu être reprises faute de place. Il existe aussi une « légende de Froideville », écrite par Paul Sonniès dans un livret hélas introuvable, « Les Serments du Baron de Froideville »., affiche  »Chemin de fer du Nord – Le Tréport-Mers, saison 1889 Jadis petit village de pêcheurs, mais surtout d’agriculteurs, de quelques âmes, la station balnéaire a connu un essor fulgurant dès 1860, avec l’explosion de la mode des bains de mer.

Grâce à la ligne de chemin de fer Paris – Le Tréport (Compagnie des chemins de fer du Nord), ouverte en 1872, des familles entières de Parisiens aisés découvrent les bienfaits des bains de mer et de l’air iodé. Mers étant à trois heures de train de la capitale, des privilégiés fortunés s’offrent alors des week-ends et séjours rapides. Un établissement de bains et un casino, qui d’ailleurs n’en finissait pas de changer d’emplacement, ont suivi d’emblée cet engouement pour la plage picarde; un attrait réel dont les élus locaux prennent vite conscience. Ceux-ci décident alors de lotir Mers, qui offre un potentiel immobilier immense avec des terrains à construire, peu larges mais permettant de s’élever considérablement. Séduits, les riches propriétaires font alors édifier la plupart des villas actuelles du front de mer, rues adjacentes et centre-ville. Le tramway d’Eu-Le Tréport-Mers, qui relie les trois villes, est mis en service en 1902.

Concernant le front de mer et les rues adjacentes, c’est le principe d’une architecture balnéaire toute de verticalité qui est retenu afin de satisfaire tout le monde, avec des villas aux façades peu larges mais très hautes avec balcons ouvragés et bow-windows décorés de nombreuses fantaisies architecturales et bénéficiant d’une vue sur la mer. En centre-ville, c’est plutôt la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des Bains et pensions de familles voient le jour, la station balnéaire est lancée; depuis, la commune s’adapte en permanence à l’évolution du tourisme et vante la beauté et la qualité de son architecture balnéaire. Mers vécut également l’époque des premiers congés payés de 1936 en accueillant sur sa plage les premières familles d’ouvriers et de vacanciers venues par le train de la gare Le Tréport-Mers. Durant la Première Guerre mondiale, un camp anglais d’entraînement de chars est installé au lieu-dit Rompval. Il y subsiste encore aujourd’hui une fosse à char, ainsi que la prairie aux Anglais (partie déboisée afin de permettre l’évolution des chars par les apprentis pilotes).

Les Anglais offriront un tank désarmé à la commune en 1919 afin de la remercier de son accueil. Celle-ci en fera un monument de reconnaissance aux alliés, mais sera contrainte de le supprimer (vente à un ferrailleur) quelques années après, tant l’entretien du char, qui subissait la rouille du fait d’un milieu maritime salin corrosif, était devenu coûteux et problématique. Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Mersois et Mersoises sont entrés dans la Résistance et ont contribué à l’échec de bien des projets de l’occupant allemand. Les ouvrages Histoire de Mers de Jacques Maquet (1986) ou Mers l’insoumise de Roland Jouault et Jeannette Vanderschooten (2004) permettent de faire leur connaissance et de réaliser l’importance de leurs actions. Un avion Dakota en perdition de la ligne Beauvais-Londres est forcé d’y atterrir en catastrophe. Il n’y a heureusement aucune victime.

Patrimoine religieux

La façade, ornée de carreaux de céramique et de cabochons, est mise en valeur par des balcons couverts ou non et des oriels. Elle est amortie par des fenêtres de lucarne à fermette débordante et des avant-toits à aisseliers. de Mers et des villas d’architecture balnéaire verticale.

Informations Clés

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Population

2.548 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Somme
(80)

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