Meudon

Histoire de Meudon

Meudon est une commune de Hauts-de-Seine, en Île-de-France, qui compte 46 342 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Meclodunum au, Milidonem au, Moldon en 1154 – 1155, Meodum au, Moldunum au, Meudo, Meudonum, Meudun en 1218, Modun, de Meuduno miles en 1231, Moudon en 1238, Meudon en 1249. Cependant, d’autres formes beaucoup plus anciennes ont été rapportées à Meudon par les toponymistes depuis lors. De plus, la connaissance de la langue gauloise a beaucoup progressé au, grâce à la découverte de nombreuses inscriptions, au développement de la linguistique en général et de la linguistique celtique en particulier.

En ce qui concerne le gaulois, la publication du Dictionnaire de la langue gauloise par Georges Dottin a permis de donner une base sûre à l’étude de cette langue, du moins au point de vue lexicographique. De sorte que l’étymologie donnée à Meudon par l’abbé Lebeuf (qui proposait « colline de sable » ) n’a plus guère de valeur aujourd’hui, même en tant qu’hypothèse alternative. Le second élément -don est effectivement identifié comme le terme gaulois dunos, dans un premier temps comme signifiant « colline, forteresse ».

On le rencontre fréquemment dans la toponymie française. Le premier élément *Metlo- > Meclo- > *Melo- (« Mili- ») > Meu- représenterait par contraction linguistique, le gaulois metelo- « moissonneur » qui constitue également le premier élément de Melun, mentionné par César en tant que Metlosedum, puis Mecledone, Melodunum. Metlo-> Meclo- a été rapproché du breton medeler « moissonneur », vieux cornique midil « moissonneur », du gallois medel « troupe de moissonneurs » et du vieil irlandais methel de même sens, tous issus de *metelo-.

Les formes Metlo- puis Meclo- se justifient par la syncope du e central et le passage ultérieur du groupe /-tlo-/ à /-clo-/ qui est une évolution phonétique connue, du gaulois medlo-, mello-, « colline ».

Louis Eugène Robert, médecin naturaliste habitant à Meudon, publie en 1843 Histoire et description naturelle de la commune de Meudon. Les emplacements archéologiques prouvent que Meudon a été peuplée depuis des périodes néolithiques. Les Gaulois nommaient ce lieu Mole-Dum (dun), les Romains l’appelèrent Moldunum. Le plus ancien seigneur connu de Meudon est le chevalier Erkenbold, en 1180. Au Moyen Âge, l’histoire de Meudon est profondément liée à la famille de Meudon, famille de la très ancienne noblesse française. Bien qu’il n’y ait point de titre qui fasse mention des droits de l’abbaye de Saint-Germain à Meudon avant le, ce monastère y possédait une seigneurie au moins dès le. Sur ce territoire se trouvait un vignoble appartenant à Jean Abbé de saint Victor. En 1235, Simon, abbé de Saint Germain, rachète les dîmes de blé et de vin du territoire de Meudon desquelles Étienne de Meudon jouissait.

L’abbaye continua par la suite à racheter d’autres terres à Meudon. En 1333, Robert de Meudon est panetier du roi Philippe VI de France, son fils Henri, est en 1342 le grand veneur. En 1539, la terre de Meudon appartenait au cardinal Antoine Sanguin, qui la laissa à sa nièce Anne de Pisseleu, maîtresse de François. La cure de la paroisse Saint-Martin est attribuée en 1551 à François Rabelais. Anne vend Meudon pour une rente annuelle de au cardinal Charles de Lorraine. À son retour du concile de Trente, il y amène les quatre premiers capucins qu’on ait vus en France et leur fait bâtir un couvent. En 1574, le château échoit au Balafré, Henri de Lorraine, duc de Guise, assassiné par les ordres de Henri III. Meudon est vendu, en 1654, à Abel Servien, surintendant des finances sous.

En 1679, son fils vend la terre à François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre de la Guerre, qui consacre des millions à embellir les bâtiments et les jardins, surtout à la construction de la terrasse. En 1695, achète Meudon pour son fils aîné, le Grand Dauphin, qui y bâtit un second château à partir de 1706. En 1718, le château de Meudon appartient à la duchesse de Berry, fille du Régent, et en 1726 le domaine est réuni à la couronne. La Convention conserve les deux châteaux de Meudon, et le comité de salut public y place des ateliers pour construire des machines, objets et matières utiles à la guerre. Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Rabelais. Parmi les victimes se trouvait l’amiral Dumont d’Urville et sa famille. Parmi les rescapés, le grand-père de Marguerite Yourcenar (récit dans Archives du Nord). Le célèbre auteur de vaudeville Eugène Scribe et Richard Wagner, qui y composa Le Vaisseau fantôme, habitèrent Meudon.

Charles Verd de Saint-Julien a été maire de Meudon. Notaire royal, il est nommé maire de Meudon par Louis-Napoléon Bonaparte, prince président en 1852. Suspendu durant une année, il restera ensuite premier magistrat de la cité jusqu’à la guerre de 1870. Il s’opposa notamment aux Bellevusiens lors de la construction de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Meudon. En 1864, grâce à Napoléon Jérôme, hôte du domaine de Meudon, il dote la commune de l’éclairage public au gaz, en faisant la première commune de banlieue à être dotée d’un tel équipement. Les établissements de Galliera, sur la colline de Fleury, ont été fondés par la duchesse de Galliera pour le soin des personnes âgées et des orphelins. Les bâtiments ont été construits en 1885. En 1884 a lieu à Meudon le premier vol entièrement contrôlé d’un dirigeable.

En 1748, Louis XV fait bâtir un château au lieu-dit Belle-Vue qu’il cède en 1749 pour sa favorite, Madame de Pompadour. Elle cède à son tour le domaine de Bellevue au roi qui l’achète le. Val Fleury: un acte de 1238 dit que Fleury a emprunté son nom d’un riche vigneron François Fleury. Sa chapelle fut détruite dans le et fut relevée en 1644. En 1610, le chapelain fut autorisé à chanter les vêpres. Pointe de Trivaux: au milieu du, il est signalé l’existence d’une ferme située au sud du bois de Meudon à l’ouest de Plessis Piquet au lieu-dit La Pointe de Trivaux.

Patrimoine religieux

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l’inventaire général du patrimoine culturel de la France., Vue prise aux Montalais au 23, route des gardes à Meudon (Maison d’Eugène Scribe) (Salon de 1834). entre la fin du et le début. de Meudon lors des Journées européennes du patrimoine 2010.

Informations Clés

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Population

46.342 habitants

Région

Île-de-France

Département

Hauts-de-Seine
(92)

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