Millau
Histoire de Millau
Millau naît de Condatomagus, cité gauloise établie au confluent du Tarn et de la Dourbie — condato (confluent) et magos (marché) en gaulois. Aux Ier et IIe siècles de notre ère, le site de la Graufesenque, en bordure du Tarn, devint l’un des plus grands centres de production de céramique sigillée de l’Empire romain: des millions de vases rouge vif, estampillés du nom de leur fabricant, furent exportés jusqu’en Écosse, en Égypte et en Mésopotamie. Le commerce déclina au milieu du IIe siècle face à la concurrence de nouveaux centres de production. La ville se réinstalla sur l’autre rive du Tarn, à l’intérieur d’une boucle de la rivière, et changea de nom pour devenir Amiliavum puis Amilhau en occitan rouergat. Le travail du cuir et la ganterie firent la prospérité de Millau aux XVIIe-XIXe siècles. En 2004, le viaduc de Millau, conçu par Norman Foster et Michel Virlogeux, établit au-dessus de la vallée du Tarn un ouvrage d’art dont les pylônes culminent à 343 mètres, en faisant la structure la plus haute du monde à son inauguration.
Toponymie de Millau
Condatomagus (Ier siècle) devint Amiliavum, puis Amilhau en occitan et Millau en français. Les formes intermédiaires Millavensis (874) et Amilhau (1061) jalonnent cette évolution. Les habitants sont appelés Millavois.
Patrimoine religieux à Millau
L’église Notre-Dame de l’Espinasse (XIIe siècle) doit son nom à une relique de la couronne d’épines du Christ autrefois conservée dans son trésor. Détruite au XVIe siècle, elle fut reconstruite au XVIIe grâce à un droit de péage sur le Tarn; son clocher est de style toulousain. L’église du Sacré-Cœur (XIXe siècle) est de style néo-byzantin.