Montfermeil

Histoire de Montfermeil

Montfermeil est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 27 980 habitants. Mons fermeolus en 1196, Mons fermoil en 1200, Monfermeil en 1209, Mons firmalis, Mons fermolii, Mons firmiolus en 1248. Le nom de Montfermeil provient du latin Mons Firmaculus qui signifie « mont fermé » ou « mont fortifié ». L’autre hypothèse étymologique vient de « Mont Vermeil » en référence aux nombreuses vignes (toujours d’actualité) qui poussaient le long des montées de la ville.

Le lieu est habité depuis la période du Néolithique (silex taillés, haches, grattoirs, flèches).

La cité de Montfermeil, qui n’est alors qu’une clairière dans la forêt de Bondy, apparaît pour la première fois dans le courant du, sous la forme latine de Montefirmo (mont fermé) en 1122, puis de Montfermolio en 1124. Au Moyen Âge, Montfermeil est divisée en plusieurs fiefs (Le lieu relevait entre-autres de l’abbaye de Chelles), et possède au une léproserie, des moulins à eau et des carrières. L’activité y est essentiellement agricole, et surtout viticole. La première église date du, probablement construite sur l’emplacement d’un ancien sanctuaire mérovingien. La guerre de Cent Ans fait des ravages dans la région et Montfermeil est occupé par les Anglais. Jeanne d’Arc passe dans le bourg le.

Montfermeil, ruinée, se dépeuple. Henri IV y crée la foire de la Saint-Michel. Mise sous la protection de seigneurs successifs, Montfermeil se développe peu à peu. Les vignes recouvrent les coteaux mais les bois et les friches prédominent encore. C’est le seigneur Antoine Pélissier qui commence la construction du château, que terminera Michel de Chamillard (1652-1721), ministre de Louis XIV. Le château est vendu en 1701 aux frères Bégon.

En 1735, la seigneurie est vendue à Jean Hyacinthe Hocquart, dont le fils Jean Hyacinthe Emmanuel Hocquart deviendra le premier marquis de Montfermeil, qui compte alors 500 habitants. Il participe activement au développement de la ville avec la construction d’un nouveau moulin à vent, l’aménagement de routes et de salles de classe. À sa mort, en 1778, son fils Jean Hyacinthe Louis poursuit les travaux d’aménagement avec de nouvelles rues. En 1782, il fait créer un étang pour assécher des friches au lieu-dit « Des Sept îles », lac qui est maintenant asséché et où se situe un centre commercial. Au début de la Révolution française, Montfermeil compte 720 habitants. Le château est saisi comme bien national et est acheté par le général de division Louis-Henri Loison avant d’être restitué à la marquise de Montfermeil.

L’église est vendue en 1799 et est rendue aux habitants en 1802 (en partie démolie). À la fin de l’époque napoléonienne, Montfermeil souffre, lors de la campagne de France de 1814 et lors des Cent-Jours de 1815, des invasions russes et prussiennes, qui marquent leur passage par des pillages et des réquisitions abusives. À partir du milieu du la ville retrouve son calme. Quelques belles propriétés se construisent autour de l’église reconstruite en 1820. La commune est célèbre pour son pèlerinage à Notre-Dame-des-Anges, qui avait lieu en septembre pendant lequel on venait boire l’eau d’une source miraculeuse près d’une chapelle en bois de la forêt de Bondy. Montfermeil est, à la fin du, un bourg assez isolé et malaisé d’accès, et en 1847, avant la mise en service de la gare du Raincy, les transports publics sont constitués par des voitures publiques, qui faisaient deux fois par jour le trajet Paris – Le Raincy en deux heures environ.

Lorsque la ligne Paris – Strasbourg rend les déplacements plus faciles, un service d’omnibus à chevaux est mis en place par la Compagnie des chemins de fer de l’Est pour relier Montfermeil à la gare de Gagny, puis à celle du Raincy. La commune de Montfermeil souhaitant toutefois un désenclavement plus efficace vers le chemin de fer, et elle milite pour la création d’une ligne de tramway, qui « valoriserait les terrains, multiplierait les propriétés de plaisance, encouragerait la fixation dans la commune de sa population estivale ». À la suite de sa présentation par Jean Larmanjat à l’Exposition universelle de 1867 est installé un monorail en 1868 entre Le Raincy et Montfermeil. La date de fin d’exploitation n’est pas connue, mais il semble que la voie ait été détruite lors de la Guerre franco-prussienne de 1870. La guerre amène en effet de nouvelles difficultés et la commune est occupée par les troupes prussiennes. Presque toute la population quitte Montfermeil pour trouver refuge à Paris.

La question des transports en commun est à nouveau traitée en 1888, avec la concession accordée à M. Dufrane-Macart pour la création et l’exploitation d’un tramway à cheval entre Le Raincy et Montfermeil. Celui-ci, un investisseur lié à une société, l’Union immobilière de Raincy-Montfermeil. La ligne est mise en service en 1890, initialement exploitée en traction à vapeur puis en traction électrique en 1895. Au, deux petites carrières de plâtre sont exploitées à Montfermeil. On trouve un semblant d’emplacement sur le Chemin de la Carrière.

L’année 1896 marque un tournant décisif dans l’histoire de Montfermeil. Le comte Roger de Nicolay vend son domaine à une société immobilière qui crée les lotissements de Franceville et des Coudreaux, et la ville devient à la fois villégiature populaire et banlieue de peuplement. Le château du est vendu à des lotisseurs en 1891, racheté par la ville en 1928 et détruit quelques mois plus tard. Montfermeil est durement touchée par la Première Guerre mondiale. Avec 90 morts, ses pertes sont au-dessus de la moyenne nationale. Pendant l’entre-deux-guerres, Montfermeil se transforme et sa population s’accroît sensiblement passant de en 1919 à plus de en 1939.

Le tramway du Raincy à Montfermeil, qui portait l’indice 112, est exploité depuis 1921 par la STCRP (ancêtre de la RATP), qui supprime progressivement toutes ses lignes de tramway. La ligne fut la dernière de cette compagnie à être exploitée en tramway, qui sont remplacés, le, par des autobus, alors considérés comme plus modernes. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent de nouveau la ville qui sera libérée le par les troupes américaines., quartier prioritaire de la politique de la ville. Dans les années 1950 et 1960, une politique de grande construction urbaine a vu le jour et a provoqué l’édification d’un grand ensemble essentiellement sous le statut de copropriété privée (les Bosquets I et II). Construite dans les années 1960, sous l’impulsion de l’État, pour répondre à un afflux massif de population, la résidence des Bosquets connaît rapidement des problèmes dans la gestion de la copropriété: les services ne correspondent pas aux besoins des habitants, les charges augmentent, le surendettement aussi et la paupérisation du site s’accompagne de problèmes de salubrité et de violences.

Pour enrayer le phénomène et apporter des conditions de vie dignes et décentes aux centaines de famille résidentes aux Bosquets, la Ville et le PACT ARIM 93 s’engagent alors, à partir de 1985, dans un programme de rénovation sur le long terme: l’acquisition des logements de la copropriété couplée à une politique sociale volontariste, avec notamment la création d’une halte-garderie, du centre de loisirs Moulinsart et l’implantation de la Mission locale et de la Maison des services publics. Le plan Borloo vient parachever ce long processus en injectant plus de 700 millions sur le Plateau pour le résultat visible aujourd’hui. Depuis 2004, dans le cadre du Programme de Rénovation Urbaine (PRU), ce sont au total 659 logements issus de copropriétés dégradées qui ont déjà été démolis à Montfermeil, soit 6 barres et 4 cages d’escalier (B1, B3, B7, B10, B11, B12…). Les ménages des bâtiments qui ont été détruits précédemment ont été relogés dans de nouveaux logements sociaux et bénéficient aujourd’hui d’une amélioration considérable de leur cadre de vie. En une décennie, à Montfermeil, le PRU, un des plus emblématiques en France, a totalement bouleversé le paysage du territoire. Il permet aujourd’hui, d’offrir une vision rénovée de la résidence des Bosquets et de la ville tout entière: création de nouveaux logements, réaménagement des espaces publics, ouverture de nouveaux équipements et services publics, développement des activités économiques et commerciales, accompagnement des familles tout au long du processus de relogement.

Le programme s’est encore poursuivi jusqu’en 2018 avec la démolition du bâtiment B5, une barre de 10 étages, comprenant 146 logements.

Patrimoine religieux

La grosse borne, marque la limite de deux territoires, Clichy et Montfermeil. Elle mesure de hauteur, de base. Elle a été détruite lors des travaux de voirie en 1999.

Informations Clés

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Population

27.980 habitants

Région

Île-de-France

Département

Seine-Saint-Denis
(93)

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