Montredon-Labessonnié

Histoire de Montredon-Labessonnié

Montredon-Labessonnié est une commune de Tarn, en Occitanie, qui compte 2 049 habitants. Montredon (en occitan Montredond) est basé sur le mot latin montem qui désigne un endroit élevé et sur redond qui qualifie une forme arrondie: « le mont arrondi ».

Dès l’Antiquité, le territoire du montredonnais a été occupé en de nombreux lieux, mais le premier étant le « Mont-Redon » sur lequel, d’après Fernand Bousquet, aurait été établie un oppidum à l’époque celto-ligure. De plus, l’exploration minière y avait fixé des centres de peuplement, les mines de plomb-argentifère de [https://www.geowiki.fr/index.php?title=Peyrebrune Peyrebrune] y furent exploitées de manière intense à l’époque gallo-romaine. Le château de Montredon est connu en tant que château dès le, en 950, il passe aux mains des vicomtes de Lautrec, vassaux des comtes de Toulouse. Le château est d’ailleurs reconstruit par ces derniers à la fin du et devient le chef-lieu d’une baronnie. Il est construit sous une forme de plan quadrangulaire avec un donjon carré à l’ouest de l’entrée et un pont-levis permettant d’y accéder étant entouré de fossés. Dès 1209, au commencement de la croisade des Albigeois, la baronnie de Montredon est aux mains de Simon de Montfort puis de son fils Amaury jusqu’en 1224.

Ensuite, en 1226, il revient aux vicomtes de Lautrec et le garderont jusqu’en 1431. Parmi les nombreux seigneurs de Montredon, on peut en citer certains qui ont joué un rôle dans l’histoire locale: Pierre III qui ira combattre les Anglais en Gascogne, Amaury III qui ira combattre en Guyenne et qui vivait la plupart du temps au château de Castelfranc, Montredon étant la place d’armes. Ensuite, le seigneur Pierre IV va jouer un rôle crucial dans l’histoire de Montredon, car le traité de Brétigny en 1360 concède le Rouergue aux Anglais, Montredon devient donc un château stratégique à la frontière. Le château doit faire face aux brigands, routiers et aux Anglais qui occupent les châteaux d’Arifat, de la Roque et de la Griffoul. Les tours et murs du château de Montredon sont équipés de canons et, en 1362, Pierre IV récupère la Griffoul. De plus, c’est en 1381 que Pierre IV et le vicomte de Paulin chassent les Anglais du château de la Roque, Pierre IV rend hommage au roi Charles VI et meurt en 1392.

Par ailleurs, Pierre V était le chambellan du roi mais meurt en 1402 à Castelfranc et laisse la baronnie à Pierre VI. Ce dernier préfère résider au château de Berlan, plus sûr et moins compliqué à défendre dans la vallée de l’Agout, de plus, il se prépare à quitter la baronnie à cause des dettes contractées par son père. C’est donc en 1431, chez un notaire de Réalmont, que Pierre VI vend la baronnie de Montredon à Hugues III d’Arpajon. La Révolution ne semble pas enthousiasmer les paysans montredonnais qui jouissent déjà depuis 1756 de l’abandon des redevances seigneuriales consenties par le marquis de Villeneuve, baron de Montredon à ce moment-là. Les récoltes sont bonnes en cette fin du et la pomme de terre s’introduit en tant que nouvelle culture. A cette époque, le Montredonnais se compose de plusieurs couches sociales: des nobles et bourgeois (notaires, avocats, commerçants.); de paysans propriétaires de leurs terres; ou bien également de brassiers qui louent leur bras pour des travaux dans des fermes, pour le tissage, etc.

La Révolution entraîne de nombreux changements pour la commune, dont la levée obligatoire de gardes nationaux parmi les jeunes gens du village et le fait que les prêtres doivent appliquer les règles imposées par la constitution civile du clergé. De nombreux prêtres réfractaires continueront à administrer des sacrements et continueront les messes dans le Montredonnais. De plus, le voit la multiplication des défrichements et par conséquent, l’augmentation du nombre d’habitants qui atteindra en 1851 le nombre de, soit le triple d’aujourd’hui. Par ailleurs, de nombreux militaires montredonnais participeront aux guerres révolutionnaires puis, plus tard, aux guerres napoléoniennes, des personnes comme Jean-Pierre Sers (qui a son cœur au Panthéon), Jean Galtier de Larroque, [https://recherche-anom.culture.gouv.fr/ark:/61561/fg469f363zu Louis-Frédéric Aussenac]. Des hommes seront également mobilisés pour aller se battre contre l’Empire allemand en 1870. L’industrie se développe aussi dans le Montredonnais.

À commencer avec Henri Bouisset (vers 1880) qui amènera le textile, le coton et le bas de laine à se développer à Montredon et créera une usine avec un total de plus de 100 employés. Mais également les mines de fer, de manganèse, de galène à la Ferrandié ou bien de plomb argentifère et de cuivre à la mine de Peyrebrune qui feront la richesse du Montredonnais. C’est également à cette même période que sont créées les deux écoles de Montredon, l’une catholique et l’autre protestante. Malheureusement, la seconde moitié du entraîne la chute démographique du village en raison de la manufacture développée dans les villes aux alentours: Albi, Castres, Toulouse. Pourtant, les familles restent nombreuses et une dizaine de nouvelles écoles sont construites à la fin du pour desservir les nombreux hameaux sur la commune tels que Paulhe, le Pradel, Lafargue. Ensuite, de nombreux hommes ont laissé une trace à Montredon, par un passage ou par leurs carrières, des hommes qui ont marqué la commune vers la fin du XIXème et le début.

Pour commencer, Benjamin Castelnau (1823-1900) prêtre dès 1849 et en 1875, il est ordonné curé titulaire de l’église Saint-Séverin à Paris. Il eut un rôle important pendant l’épisode de la Commune à Paris et quand il fut revenu à Labessonnié, il fît construire la ferme de Lagrifoul et donna de nombreuses statues à l’église de Labessonnié. De plus, Camille Rabaud était un historien et pasteur de Castres durant 23 ans et une rue de Castres porte aujourd’hui son nom pour lui rendre hommage. Il nous a livré de nombreux ouvrages sur l’histoire locale du protestantisme. Puis, Bernard Lavergne (1815-1903) fut maire de Montredon, conseiller général et député de 1876 à 1889, puis sénateur de 1889 à 1900. Il eut 2 enfants qui ont marqué le village, Gérard Lavergne qui construisit la villa de Laylayé et le second Fernand Lavergne (1858-1945) fut lui aussi maire, conseiller général et sénateur.

Enfin, un autre homme va venir sur la commune et va marquer l’histoire de France. L’abbé Jean Gaubert fut curé de Blaucau de 1853 à 1860, c’est durant cet intervalle qu’il va accueillir son neveu et filleul, Émile Combes (1835-1921). Il passa trois étés à Blaucau (1853-1855) lorsqu’il était étudiant au petit séminaire de Castres et c’est lui qui déposera le projet de loi de séparation des Églises et de l’État en 1905. De plus, durant la Première Guerre mondiale, l’école libre des garçons de Labessonnié servira d’hôpital temporaire pour les blessés sur le front, présidé par le docteur Aussenac avec des infirmières. Cette guerre sera un lourd bilan pour les Montredonnais, 159 tués, dont certain hameau comme Salclas ou presque tous les hommes seront morts à la guerre. Par ailleurs, la Seconde Guerre mondiale ne sera pas un lourd bilan pour les habitants, mais une rafle de juifs aura lieu à l’hôtel Maurel, le 4 janvier 1944, et fera 2 morts sur place, les autres seront tués au camp d’Auschwitz.

Par ailleurs, de nombreux Montredonnais rejoindront le maquis de Vabre, quelques fusillades auront lieu sur la commune. Pour continuer, le village de Montredon-Labessonnié, tout le long du, a vu se multiplier de nombreuses associations qui ont influencé l’histoire du village et qui en ont fait sa renommée. Par exemple, l’association sportive montredonnaise (ASM) avec l’équipe de rugby, au début, a été créée en 1927 et l’équipe de football est venue après vers 1941-1942. Cette équipe sportive a rayonné dans le Tarn dans la seconde moitié. Ensuite, une autre association, cette fois musicale, nommée la Clique des Sans Soucis fut créée en 1937 et elle eut une grande renommée à travers le Tarn où elle assurait des défilés et participait à des concours dans la France entière, par exemple pour le défilé historique de Castres. Pour finir, les fêtes et les kermesses du village étaient très réputées dans tout le Tarn, chaque fois, un défilé pour les carnavals ou les kermesses, des concours et des jeux assuraient un moment de joie et de partage pour tous les Montredonnais et Tarnais.

Pour terminer, la commune de Montredon-Labessonnié est, aujourd’hui, le fruit d’un long processus de plusieurs siècles qui ont fait le village. Une commune d’agriculture, d’élevage, d’industrie, de patrimoine et de tourisme. Une commune qui jouit d’un passé riche et abondant en termes d’histoire, qui permet aujourd’hui de faire découvrir et de partager cette richesse commune.

Informations Clés

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Population

2.049 habitants

Région

Occitanie

Département

Tarn
(81)

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