Montrevel-en-Bresse
Histoire de Montrevel-en-Bresse
En 1250, Montrevel était possédé par les seigneurs de Châtillon-les-Dombes, sous la suzeraineté des sires de Bâgé. La place passa au dauphin Jean II de Viennois à l’issue de la paix signée en l’église de Villard-Benoît le 10 juin 1314. Vers 1320, Alix de Châtillon porta en dot cette terre à Galois de La Baume, dont le petit-fils la fit ériger en baronnie, puis en comté en 1427 par Amédée VIII, premier duc de Savoie.
En 1601, après le Traité de Lyon signé le 17 janvier, Montrevel — qui faisait partie des États de Savoie — appartint désormais à la France avec l’acquisition de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex, puis fut intégrée à la province de Bourgogne. Sous l’Ancien Régime, le fief appartint à la maison de La Baume ; Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, quatorzième et dernier comte de Montrevel, né à Mâcon en 1736, fut guillotiné à Paris en 1794. La commune ne fut érigée en paroisse que par le décret du 28 août 1808. Durant la Seconde Guerre mondiale, le village fut le théâtre d’une bataille entre les troupes américaines du 117th Cavalry et allemandes de la 11e Panzer Division ; il fut libéré le 3 septembre 1944.
Toponymie de Montrevel-en-Bresse
Le nom Montrevel signifie « mont aux fortifications résistantes, difficile à soumettre », composé du latin mons et de l’équivalent franco-provençal revel ou rivel (« résistance, orgueil, rébellion »). La première référence au village date de 1198, sous le nom de Montrivel. À la Révolution française, la commune prit le nom de Mont-Uni avant de retrouver son nom d’origine au début du XIXe siècle. Le complément en-Bresse ne fut ajouté que le 29 janvier 1955. En arpitan bressan, Montrevel se dit Mourvé.
Patrimoine religieux à Montrevel-en-Bresse
Au bourg, l’église Saint-Barthélemy occupe le centre d’une grande place. Au sud de la commune, le sanctuaire de Cuet abrite l’église Saint-Oyen ainsi qu’un musée consacré à Pierre Chanel (1803-1841), prêtre natif du hameau de Cuet et premier martyr de l’Océanie ; quatorze pierres représentant le chemin de croix sont installées dans le parc du sanctuaire. Par ailleurs, la ferme du Sougey est classée partiellement au titre des monuments historiques depuis le 13 février 1946, et le manoir de la Charme est inscrit depuis le 18 février 1987.