Moulins (03)
Histoire de Moulins
Mentionnée comme villa Molinis en 990 — du latin désignant les moulins implantés sur l’Allier — Moulins s’affirme dès le XIVe siècle comme capitale des ducs de Bourbon, dont le pouvoir s’étend de la Loire aux marges de l’Auvergne. C’est dans cette ville que Jeanne d’Arc séjourna en 1429, se rendant à Riom pour y régler des affaires judiciaires. Au tournant du XVe et du XVIe siècle, la cour de Bourbon rayonne par ses commandes artistiques: c’est à Moulins qu’est conservé le triptyque dit du Maître de Moulins, attribué à Jean Hey et achevé vers 1502, chef-d’œuvre de la peinture gothique représentant le cardinal Jean Rolin agenouillé devant la Vierge à l’Enfant. Sainte Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation avec François de Sales, mourut à Moulins en 1641, renforçant l’ancrage spirituel de la ville. Plus inattendu, Gabrielle Chanel fit ses études comme pensionnaire chez les sœurs de Moulins, ville où naquit également Samuel Paty. Le jésuite Jacques Gravier prit l’habit à Moulins avant de partir évangéliser les nations amérindiennes du Nouveau Monde.
Toponymie de Moulins
Le nom de Moulins tire son origine du latin molinae, désignant les moulins hydrauliques qui jalonnaient les rives de l’Allier à la hauteur de l’actuelle ville. Dès l’an mille, la localité est attestée sous la forme villa Molinis. Chef-lieu du département de l’Allier depuis 1790, Moulins conserve dans sa morphologie urbaine les traces de son passé ducal, notamment le long de la rue d’Allier et autour de l’ancienne collégiale Saint-Pierre.