Murat
Histoire de Murat
Murat est une commune du Cantal, en Auvergne-Rhône-Alpes, comptant 1 792 habitants. Le nom, attesté sous la forme Muratum dès 1095, vient de l’occitan murat désignant un village fortifié, lui-même issu du latin muratus — agglomération entourée de murs.
Au Moyen Âge, Murat était une puissante vicomté dotée d’un château sur le rocher de Bonnevie, comptant à son apogée 25 châteaux forts, 29 châteaux, 59 villages et 110 fiefs. Ses foires et marchés aux fromages et bestiaux attiraient toute la région. En 1415, la vicomté fut annexée à celle de Carlat. Murat devint chef-lieu d’arrondissement sous la Révolution, jusqu’en 1926. L’arrivée du chemin de fer en 1866 désenclavea la commune. Mais c’est la Seconde Guerre mondiale qui marqua le plus profondément la ville: en juin 1944, en représailles à des actions de résistance, 115 Muratais furent déportés au camp de Neuengamme — 75 n’en revinrent jamais. Murat est depuis devenu le symbole de la déportation cantalienne, et son mémorial des déportés, ouvert en 2009, perpétue leur mémoire.
Patrimoine religieux
La commune abrite depuis 1986 le prieuré Sainte-Thérèse de la Communauté Saint-Jean, dont les frères assurent les offices paroissiaux et organisent des camps ski-prière pour les jeunes sur la station du Lioran.