Nesmy
Histoire de Nesmy
Nesmy est une commune de Vendée, en Pays de la Loire, qui compte 3 012 habitants.
Le château de Nesmy, situé sur un promontoire, donne sur une terrasse surplombant l’ancien étang du château. Il a été bâti directement sur le roc. Ce dernier séparait jadis les bâtiments seigneuriaux du prieuré créé par les moines de Talmont. Entre les fondations du et le toit dont la restauration s’est achevée en 2008, il faut distinguer plusieurs strates dans la construction du domaine. Au Moyen Âge, la terre et la seigneurie de Nesmy formaient une châtelainerie avec droit de haute et basse justice. Ses éléments les plus anciens datent du: le château a été édifié sur les fondations d’un très ancien domaine appartenant aux Ascelin.
Les descendants de cette famille, cités plus haut, sont mentionnés dans le cartulaire de Sainte-Croix de Talmont, dont 68 des 536 chartes, rédigées entre 1049 et 1254, concernent les seigneurs de Nesmy. Au, le château de Nesmy présente l’apparence d’un logis vendéen typique. Ses fenêtres à meneaux (dont des fragments ont été retrouvés en 2007 à l’occasion de travaux de terrassements) viennent d’être remplacées par de hautes ouvertures cintrées en granit. Du bâtiment actuel sont seulement présents le corps central et les deux tours rondes, à moins que ces dernières aient été rajoutées plus tard. La Révolution survient, et avec elle les troubles des années 1793 et suivantes.
Le comte de Tinguy est défenseur de Noirmoutiers. Faisant confiance à la parole du général bleu Haxo, qui promet la vie sauve aux Vendéens il se rend. Trois autres généraux républicains, Turreau, Prieur et Bourbotte sont présents. Le seigneur de Nesmy sera massacré avec les autres défenseurs de l’île, dont le général d’Elbée. Nesmy voit passer les colonnes infernales, comme le rappelle la plaque apposée sur le mur de l’église paroissiale. Le au soir, combattants vendéens dorment à Nesmy avant d’aller à La Tranche accueillir, pensent-ils, le comte d’Artois, futur Charles X.
Ce dernier ne voudra finalement pas aller « chouanner », signant ainsi l’arrêt de mort de l’armée qui le servait. Les années passent, les grandes Au, la vie reprend ses droits en Vendée. Charles et Mathilde de Tinguy entreprennent d’importants travaux d’aménagement et de restructuration tant du château que du parc. Sous le contrôle de l’architecte Liberge, les dépendances sont transférées à leur emplacement actuel. Elles sont construites avec une forme de « H », et adoptent une architecture de type italien, avec des fenêtres basses et larges, dont les encadrement de calcaire remplacent le granit vendéen.
Ces communs comportent une cour d’honneur et une cour intérieure, sur laquelle donnent différents locaux, notamment une buanderie, une boulangerie, trois écuries, une sellerie, un séchoir, des greniers à fourrage, un abri à charrettes. De son côté, le pépiniériste-paysagiste angevin André Leroy (auteur du Jardin du Mail à Angers), transforme le parc et les jardins. Ses plans, signés, ont été retrouvés en 2007 dans le château. Ils mettent fin à l’ancien aspect classique du domaine, qui devient un parc. Ses contours délimitent un ensemble de, clos d’une ceinture d’arbres, composée de bosquets aux essences précieuses telles que cyprès chauves, sequoias, pins laricio, ifs, êtres pourpres, etc. Un chemin, appelé Chemin des Dames, permet d’en faire le tour en calèche.
Ce chemin privé existe toujours, de même que les savants dessins des bosquets voulus par Leroy. En 1860, les travaux prennent une impulsion nouvelle, toujours à l’appel de la famille de Tinguy: Guillerot, architecte yonnais, modernise le château. Deux tours carrées ou pavillons, surmontés de petits clochetons, sont rajoutés. Ils donnent sur la terrasse du qui surplombe l’étang. La chaussée qui borde cette pièce d’eau, en formant la digue de soutènement, est datée. Les toits du bâtiment central sont surélevés.
Ils reçoivent le fronton encadré de martiales échauguettes sur lesquelles veillent deux statues-lansquenets, le visage tourné vers le lointain – et les chouettes qui veulent bien y habiter. L’aménagement du parc se poursuit. L’abbé Sirrot, historien de référence du canton l’attribue dans son ouvrage de 1964, à Bühler. Cet architecte paysagiste de renom crée un canal et trois nouveaux étangs dans les prairies humides du parc. Ils sont destinés à être appréciés depuis la terrasse du château. C’est à cette époque que le château de Nesmy acquiert sa physionomie actuelle.
On retient de cette longue liste, qui s’étend sur presque mille ans, que le château de Nesmy n’a jamais été vendu, si ce n’est en 1596, de manière interne à la famille qui l’occupe. Le château fort de la Vergne-Greffaud (diverses orthographes ont été utilisés) a probablement été bâti au ou. Ses ruines se situent dans le hameau de La Vergne, sur ce qui était la seigneurie de la Vergne, seigneurie qui dépendait de la Principauté de La Roche-sur-Yon.Le château possédait des douves pavés, quatre tours (dont une faisant office de chapelle), ainsi que quelques bâtiments.
Patrimoine religieux
Nesmy est réputée pour ses poteries et tuileries, une tradition artisanale. Dans ce bocage où les sentiers de randonnées sont nombreux, on peut également visiter