Nogent-sur-Oise
Histoire de Nogent-sur-Oise
Nogent-sur-Oise est une commune de Oise, en Hauts-de-France, qui compte 21 382 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Novigentum ad Isaram (862); Nogentum ad virgines ; Nogentum (1157); Nongentum villa que dicitur abbatisse (1164); in Nongento (1186); Nongent (1201); Nougentum (1220); Noient (1292); sires de nongent les vierges (1314); de Nogento ad virgines (vers 1320); Nogent lez Creil (1333); Nova gens (1340); Nougent (1373); Nogent les vierges (vers 1380); prior de Nogento ad Virgines ; eccl. de Nogento ad Virgines ; Nogent les vierges (1417); Nogent sur Bresche (1425); Nogent sur Oise (1445); Nogent le murger (1467). L`Oise est une rivière du Bassin parisien dans le Nord de la France et en Belgique.
Le site a été occupé dès la préhistoire. Une grotte sépulcrale datant du néolithique a été retrouvé près du château des Rochers. Selon la légende, Maure et Brigide étaient deux vierges connues pour leurs miracles. Après leur assassinat près de Balagny-sur-Thérain, la reine Bathilde décide de faire transporter les restes des Vierges dans son abbaye de Chelles. Les corps sont déposés sur un char mais avant de traverser l’Oise, les bœufs s’arrêtent et ne veulent plus avancer. C’est alors qu’ils se dirigent vers Nogent et la reine décide donc de déposer les corps dans le cimetière.
La région fut envahie plusieurs fois par les Normands. Des fortins sont construits près des agglomérations afin de défendre la population contre les Vikings. La ville fut aussi marquée par le passage de Saint Louis en 1241 qui est venu faire un pèlerinage en l’honneur des deux vierges et construit le chœur de l’église. Une rixe éclate à Saint-Leu-d’Esserent. C’est le début d’une jacquerie qui n’échappera pas à Nogent et qui se terminera mi-juin. Pendant la guerre de Cent Ans, le château de Creil était un lieu stratégique disputé entre les Anglais et les Français.
Creil est prise par les Anglais en 1358 puis c’est au tour de Pont-Sainte-Maxence et Clermont en 1360. Philippe de Saveuse pille les châteaux de Creil, Pont-Sainte-Maxence et Villers-Saint-Paul en 1417. La région est reprise par les Anglais de 1420 à 1429. Creil repasse aux Anglais en 1439, après un siège de six semaines puis en 1441, après un siège de douze jours. Clermont restera aux Anglais jusqu’en 1449. La seigneurie apparaît à la fin du et va perdre peu à peu de son pouvoir dans les siècles suivants.
Nogent appartenait à la châtellenie de Creil dans le comté de Clermont. Le seigneur de Nogent détenait les fiefs de Mortefontaine, Nogent-les-Vierges, Les Granges, Bouleux, L’Obier et Saulcy. En 1551, Nogent-les-Vierges a pour seigneur François de Launay (1620), président au bureau des finances de Moulins, et, également seigneur de Mortefontaine. La Révolution française ne se fait pas trop ressentir à Nogent. Dès 1790, elle devient une commune du département de l’Oise. Elle fait partie du canton de Creil et du district de Senlis.
Le premier maire du village est Jacques Gromont et a été élu en. L’église fut fermée et on planta un arbre de la liberté en 1792. Une garde nationale composée de est instituée en de même qu’un comité de surveillance composé de. Après la fermeture de l’église, tous les objets de culte sont transférés à Senlis. Cependant, la commune a réussi à cacher les reliques des saintes patronnes. En 1815, Nogent est occupé par les troupes alliées et pillée par les soldats prussiens le.
L’arbre de la liberté est déraciné le sur ordre du sous-préfet. Nogent subit une terrible épidémie de choléra en 1832. Dès lors, des précautions sont prises: le conseil municipal distribue du chlorure de chaux, désinfecte l’école et les bâtiments publics puis recense les logements les plus malsains. Il donne aux plus vulnérables des matelas neufs, des chaussures, du pain et de la viande. La maladie fit quinze morts en trois mois et demi. Pendant la Révolution de 1848, le maire veut protéger sa commune de toutes ces violences révolutionnaires.
Il constitue des ateliers pour les ouvriers des fabriques sans ouvrage. Ces ateliers existeront jusqu’en 1849. Un deuxième arbre de la liberté est planté le. La ville est frappée d’une nouvelle épidémie de choléra qui fait quatorze morts puis de suette miliaire qui contamine une centaine de Nogentais qui ont tous guéri. Le village commence à s’expanser dès le milieu. Les Prussiens arrivèrent à Creil le et quittèrent l’Oise en.
L’arrivée de l’industrie et du chemin de fer au entraîne un essor de la population. La bande à Ortiz y effectue un cambriolage le. Le conseil municipal décide, le, de changer le nom de la ville. Ainsi, par le décret ministériel du, Nogent-les-Vierges devient Nogent-sur-Oise. Les Uhlans arrivèrent à Nogent le et l’occupèrent jusqu’au. Au début des années 1970, plusieurs meurtres se produisirent sur la commune, à l’aube ou au crépuscule, ce qui valut au tueur en série le surnom de « tueur de l’ombre ».
Le meurtrier Marcel Barbeault, résidant dans une commune voisine, fut arrêté en 1976 et condamné à la prison à vie en 1981. Nogent dispose aussi d’une très bonne équipe de cyclisme.
Patrimoine religieux
Situé rue Gambetta, à côté de la Chambre de métiers a été récemment aménagé, il porte le nom de l’ancien conseiller municipal Philippe Decourtray. Jardin intimiste, il s’articule autour d’une petite rivière artificielle avec des plans d’eau, entourés de blocs de pierre, et présente un grand nombre d’espèces végétales décoratives. Situé rue du Général-de-Gaulle, c’est un bâtiment de style classique. La mairie est issue de la transformation d’une grande demeure bourgeoise, construite en 1822 pour M.
Houbigant, fils du parfumeur Jean-François Houbigant, et acquise par la ville en 1910. Le fronton a été décoré avec les initiales RF pour République française et la devise républicaine, et l’architrave au-dessus de l’entrée a reçu l’inscription « Hôtel de ville ». Entre 1982 et 1986, d’importants travaux d’extension ont permis de démultiplier la superficie disponible, sans atteindre à l’architecture du bâtiment d’origine. Sur le parvis de la mairie, se trouve la statue du Millénium, inaugurée le comme symbole d’espoir et d’harmonie entre les générations.
Trois colonnes de pierre se penchent vers une colonne cylindrique de bronze au centre, toute couverte de petites plaques. Chacune porte le nom d’un habitant de la ville et une. Le cimetière a été depuis longtemps transféré en dehors de la ville, mais l’on a laissé en place plusieurs pierres tombales (à gauche du portail), la chapelle funéraire de la famille du maréchal Gérard (à droite de l’entrée de la place), et l’ancienne croix de cimetière (à gauche de l’entrée). Un piédestal de trois marches d’escalier porte un pupitre octogonal dont l’envergure diminue graduellement, et qui sert comme support à une haute colonne monolithique avec une petite croix en fer forgé en son sommet.
Situé rue Demagnez, ce temple a été construit à partir des pierres provenant de l’ancien temple des Ageux, qui a été détruit en 1938. Situé rue Faidherbe, il a été édifié à la fin du pour un industriel anglais, sur l’emplacement d’un ancien vignoble. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été occupé par les Allemands puis par les alliés américains.