Noisy-le-Sec
Histoire de Noisy-le-Sec
Noisy-le-Sec est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 46 094 habitants. Le nom de la localité est attesté pour la première fois en 832, sous la forme Nucitum Superiorem, puis Nucido en 842, Nuisiacum Siccum en 1094, Nucenum minus en 1096 (C’est-à-dire Noisy-le-Petit), Nuseium Siccum en 1119, Noysiacum en 1259 et Noisiaco Sicco en 1384. Du bas latin nucetum « lieu où poussent des noyers », les formes plus tardives en (i)acum (-iaco) sont de mauvaises latinisations.
Le déterminant -le-sec la seconde partie du nom se réfère à l’aridité du sol et à l’absence de cours d’eau.
Des traces d’occupation préhistorique ont été découvertes à Noisy-le-Sec, notamment en 1920 sous forme d’un ensemble de pierres disposées en foyer, ainsi que de tessons de poterie et d’ossements animaux, datant de l’âge du bronze. On a également retrouvé un biface du Paléolithique moyen. Un ensemble de 300 pièces romaines de l’Antiquité tardive, enfouies vers 270, a été retrouvé en 1911 dans l’emprise de la gare. En 842 l’empereur Lothaire abandonna aux religieux de Saint-Maur-des-Fossés, toutes les propriétés qu’il avait à Noisy-le-Sec.
Ordonnance confirmée en 998, par le roi Robert.|200x200px|alt=Carte des Chasses du Roi.|vignetteEn 1265, Isabelle de Romainville reconnaît tenir en fief de l’abbé de Saint-Denis des vignes sises au Clos du Châtelain, et la seigneurie de l’abbaye de Saint-Denis subsistera jusqu’à la Révolution. Les abbayes de Saint-Martin des Champs et de Livry possédaient également des terres et des droits féodaux à Noisy-le-Sec. Sous Philippe le Bel, Enguerrand de Marigny aurait été seigneur de Noisy-le-Sec, mais cette localité ne figure pas dans son cartulaire normand. Fut-elle confondue avec Nogeon-le-Sec dont la graphie ancienne est très proche?
En tout cas, Noisy-le-Sec était en 1430 à Louis d’Orléans. Cette seigneurie sous Louis XI, passa à Nicolas Balue, frère du fameux cardinal de ce nom. En 1517 Étienne Cochu et Denise Thiphaisne, sa femme, curateurs des héritiers d’Étienne Damoiselet, déclarent au terrier de Jacques Charmoulue, seigneur de Noisy, leurs estables, maison, grange, bergerie, colombier, cour et jardin, enclos de murs, appelé la ferme du Cols, assis au dit Noisy au bout d’en bas, tenant d’une part à la rue quy conduit dudict bout d’en bas à la Magdeleine, aboutissant d’un bout au dit Cochu et consorts et d’autre bout à Jean David (à l’angle des rues actuelles de Saint-Denis et Denfert-Rochereau). Charles IX y permit l’exercice de la religion réformée.
Patrimoine religieux
La ville de Noisy-le-Sec dispose de deux cimetières: l’ancien cimetière et le nouveau cimetière.