Nyons
Histoire de Nyons
Nyons est une commune de la Drôme, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui rassemble 6 771 habitants. Son nom vient du gaulois Noviómagos, signifiant « nouveau marché » ou « nouveau champ », une formation toponymique celtique que l’on retrouve avec de légères variantes dans plusieurs villes européennes — Noyon dans l’Oise, Nyon en Suisse. Établie à la confluence de l’Eygues et de la plaine drômoise, Nyons appartint à l’époque celtique au territoire des Voconces, avant d’être intégrée à l’époque gallo-romaine dans la cité de Vaison. La ville est parfois identifiée au vicus des Noiomagenses mentionné dans une inscription de Tain, et un milliaire découvert dans l’église témoigne de sa situation à un carrefour de voies secondaires romaines.
Au Moyen Âge, Nyons fut longtemps possession des archevêques d’Arles et de l’abbaye Saint-Césaire avant de passer sous la domination de seigneurs laïcs. Les seigneurs de Montauban y prirent pied au début du XIIIe siècle. Après un siècle de conflits pour la possession de la seigneurie, la ville fut intégrée au Dauphiné en 1315. En 1349, après le transport du Dauphiné à la France, Nyons devint propriété du roi-dauphin, suzerain jusqu’à la Révolution. La ville connut une période de croissance exceptionnelle à partir de la fin du XIIIe siècle, liée à la présence de la cour papale à Avignon, à l’installation de marchands italiens et au développement d’une importante communauté juive.
Les guerres de Religion bouleversèrent profondément Nyons à partir de la fin des années 1550. En 1585, une citadelle fut construite sur la rive gauche de l’Eygues, tandis que le château delphinal était démantelé. Nyons devint alors une place de sûreté protestante, statut qu’elle conserva jusqu’à l’édit de La Rochelle en 1622, quand Louis XIII ordonna l’arasement des principales fortifications. Les travaux de démolition de la citadelle commencèrent au printemps de cette année-là; les habitants obtinrent seulement la conservation des murailles de la ville, jugées inoffensives. Cette histoire mouvementée entre catholiques et protestants a laissé des traces durables dans le patrimoine local, comme la grotte des Huguenots au Serre de Reynier, refuge des assemblées protestantes pendant les guerres de Religion.
Patrimoine religieux
La commune compte deux monuments inscrits à l’inventaire des monuments historiques. Le plateau de Guard conserve les ruines d’un château médiéval. La grotte des Huguenots, au Serre de Reynier, fut le refuge des protestants nyonsais pendant les guerres de Religion avant de servir à d’autres résistances politiques ultérieures.