Pantin

Histoire de Pantin

Pantin est une commune du département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France, qui compte 60 800 habitants. Le premier acte connu où le nom de Penthinum apparaît concerne le domaine de Pantin accordé au prieuré Saint-Martin-des-Champs. Le toponyme est ensuite mentionné sous différentes formes au fil des siècles. Des traces archéologiques attestent de l’occupation du territoire par des populations celtes à l’âge du bronze, et les Romains ayant aménagé une voie entre Lutèce et Trèves, ancêtre de la nationale 3, une occupation permanente du site est attestée à l’époque antique.

La paroisse catholique pourrait être d’origine mérovingienne. Elle est créée à la suite de la visite de l’évêque d’Auxerre, le futur saint Germain, à qui elle est dédiée, et a pour annexe Le Pré-Saint-Gervais qui est le siège d’une collecte distincte. En 1197-1198, le prieur de Saint-Martin-des-Champs, Robert, accorde aux villageois une charte de franchises, exemptant de toute imposition les terres précédemment données à champart. Au XVIIIe siècle, le village attire de nombreuses personnalités séduites par son « bon air ». On connaît la présence de la société de Morville qui possédait un théâtre à Pantin dans les années 1730. La présence de Beaumarchais y est attestée: son mariage en 1768 avec une riche veuve lui procure des biens considérables sur Pantin, dont une douzaine de maisons louées aux villageois et une résidence de campagne située à la hauteur du 123 avenue Jean-Lolive. La danseuse Guimard y avait également une maison à l’emplacement de l’actuelle école Charles-Auray, ainsi qu’Anne-Victoire Dervieux et la femme du danseur Maximilien Gardel. Le rôle de taille de 1783 mentionne le musicien Rodolphe, ami de Mozart. Étienne Méhul achète en 1809, sous le nom de sa tante, une petite propriété près de l’église, où il se livre à sa passion des fleurs, en particulier les tulipes. En 1790, la commune perd la paroisse du Pré-Saint-Gervais, qui obtient son autonomie; de 1790 à 1795, Pantin est un canton du district de Franciade. En 1923, Charles Benoît crée avec Abel Bardin les ateliers de la Motobécane, dont l’usine s’installe rue Beaurepaire; la même année, Eugène Haug reconstruit les Grands Moulins de Pantin, minoterie industrielle bâtie dans un style alsacien. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un missile balistique V2 s’écrase sur Pantin. La ligne 5 du métro de Paris est prolongée de la gare du Nord à l’église de Pantin en 1942; cette station est jusqu’en 1985 le terminus de la ligne, et une importante gare routière est installée devant l’église. En 1959 commence la construction des Courtillières, conçues par Émile Aillaud, l’un des premiers grands ensembles de la région parisienne, considéré au moment de sa construction comme le plus long bâtiment d’Europe.

Patrimoine religieux

L’identité bâtie de Pantin se distingue notamment par ses locaux industriels et d’activité, parmi lesquels les Grands Moulins reconstruits dans les années 1920 marquent durablement le paysage urbain. La paroisse historique, dédiée à saint Germain et d’origine possiblement mérovingienne, structurait jusqu’à la Révolution la vie religieuse locale, avec son annexe du Pré-Saint-Gervais devenue indépendante en 1790. L’église de Pantin, en bordure de laquelle s’installe la station de métro éponyme en 1942, est restée un point de repère central dans l’organisation de la commune. La charte de franchises accordée en 1197-1198 par le prieur Robert de Saint-Martin-des-Champs, qui exempte de toute imposition les terres précédemment données à champart, témoigne du rôle joué par cette dépendance monastique dans la vie économique et religieuse du village médiéval. La présence d’Étienne Méhul à proximité de l’église, où il acheta en 1809 une petite propriété qu’il consacra à sa passion des fleurs, ainsi que celle de Beaumarchais, dont les biens couvraient une douzaine de maisons et plusieurs terrains autour du 123 avenue Jean-Lolive, illustrent l’attachement des élites parisiennes du XVIIIe siècle au cadre paroissial pantinois. La construction du grand ensemble des Courtillières par Émile Aillaud à partir de 1959, comme l’arrivée de la ligne 5 du métro à l’église en 1942, ont accompagné une mutation urbaine qui a obligé les paroisses à s’adapter à une population nouvelle. Cette continuité entre le bourg ancien organisé autour de saint Germain et les nouveaux quartiers dessine un paysage paroissial dual. La séparation de la paroisse du Pré-Saint-Gervais en 1790, qui obtint son autonomie au moment de la création des communes par l’Assemblée constituante, marque un tournant administratif important pour la vie religieuse pantinoise: durant cinq ans, de 1790 à 1795, la commune fut un canton du district de Franciade. Le développement de la voie reliant Lutèce à Trèves dès l’époque romaine, ancêtre de la nationale 3, fixa très tôt l’axe de circulation autour duquel les paroisses successives se sont organisées. La société de Morville, qui possédait un théâtre dans les années 1730, et la danseuse Guimard, dont la maison occupait l’emplacement de l’actuelle école Charles-Auray, donnent la mesure de la vie sociale du village au XVIIIe siècle, à un moment où les domaines bourgeois se multipliaient autour de la paroisse. La rivalité entre Guimard et Anne-Victoire Dervieux, qui acheta également une maison à Pantin en 1776, illustre le caractère mondain du bourg avant la Révolution.

Informations Clés

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Population

60.800 habitants

Région

Île-de-France

Département

Seine-Saint-Denis
(93)

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