Parcé-sur-Sarthe
Histoire de Parcé-sur-Sarthe
Parcé-sur-Sarthe est une commune de Sarthe, en Pays de la Loire, qui compte 2 046 habitants.
Parcé partagea son histoire avec l’Anjou et fait partie du Maine angevin. Les seigneurs de Parcé appartenaient à la grande famille de Champagne-Parcé, connue depuis le, souvent dite de Champagne au Maine alors qu’il s’agit bien en fait de la Champagne d’Anjou [la Champagne du Maine, à l’ouest du Mans et proche de l’abbaye de Champagne, avait d’autres seigneurs, notamment les Beaumont de Ste-Suzanne de Brienne et leurs descendants Laval-Loué, aussi les Tucé et Beaumanoir-Lavardin; sa partie méridionale, juste au nord de la Sarthe, formait la Champagne-Hommet, avec Juigné, Auvers, Avessé, Asnières., échue en 1373 à d’autres descendants des Beaumont, les Villiers du Hommet]. La famille de Parcé eut aussi Champigné, Durtal et Mathefelon, La Suze (voir des précisions à ces deux derniers articles) et Villaines, et même au des fiefs dans le royaume de Naples, puis au les comtés de Belfort et de Ferrette. Localement, on les trouvait aussi au Bailleul, à Avoise et Pescheseul etc. ils étaient décorés des titres de prince de Pe(s)cheseul-en-Avoise, premier baron du Maine ou premier baron d’Anjou. La branche des Champagne ainsi titrée et fieffée s’éteignit dans les Châteaubriant des Roches-Baritaut de Grassay, les Du Puy du Fou dauphins ou marquis de Combronde, enfin les Lévis-Mirepoix.
En 1701, il y eut une vente, et les Barrin de La Galissonnière devinrent seigneurs de Parcé, Avoise et Pescheseul jusqu’à la Révolution et même, pour la propriété du domaine, jusqu’au. Au Moyen Âge, la paroisse faisait partie de la sénéchaussée angevine de La Flèche. Sous l’Ancien Régime, la commune était rattachée au pays d’élection de La Flèche. Lors de la Révolution française, la commune fut, comme toutes celles de la sénéchaussée de La Flèche, rattachée au nouveau département de la Sarthe. En 1801, lors du Concordat, la paroisse fut détachée du diocèse d’Angers pour celui du Mans. Claude Chappe réalise sa première expérience publique de communication à distance entre Parcé et Brûlon le.
L’expérience consista à placer deux cadrans mobiles dotés d’aiguilles et de chiffres, appelés tachygraphe, installés respectivement dans son village natal de Brûlon, distant de 14 km, et le village de Parcé. L’expérience, qui consistait à envoyer un message dans chaque sens, fut réussie et authentifiée par un compte rendu officiel. Claude Chappe put, avec ces preuves de fonctionnement, se rendre à Paris pour promouvoir son invention.