Pessac
Histoire de Pessac
Pessac est une commune de Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 66 760 habitants. Le toponyme Pessac est documenté dès le sous les formes Passac, Pinsac, Pansac, Pessac. Il est issu d’un nom de domaine gallo-romain en -acum basé sur le nom du propriétaire. Ce dernier pourrait s’être appelé Peccius « pécheur », un nom rare et non documenté dans la région.
En outre, le mot français pécheur, tout comme l’occitan pecador, est issu du latin peccātor. Par ailleurs, les graphies du suggèrent la présence d’une nasalisation et incitent à la prudence. En gascon, le nom de la commune est Peçac.
Il y a une villa gallo-romaine au lieu-dit la Tuilerane (embranchement de l’A63) et des substructions antiques dans le secteur de l’église Saint-Martin
comptant près de habitants en 2018. Pessac s’est développé sur le trajet de la voie antique, appelée en gascon la Lébade ou Levada c’est-à-dire la Levée, qui reliait Burdigala (Bordeaux) à La Teste-de-Buch. Elle traverse la ville par Brivazac et le domaine universitaire avant de longer l’A63 à Tuilerane pour rejoindre la Croix de Hins. L’histoire de Pessac est marquée par la présence de Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, qui devient en 1305 le pape Clément V. Il laisse son nom au château « Pape Clément » qui lui est offert en tant qu’archevêque. On peut mentionner comme autres terres d’église: Haut-Lévêque, Carmes…
Montesquieu, intéressé par le vignoble, fait construire à Pessac une bâtisse (actuellement Bacalan). Ce n’est que dans la deuxième moitié du que le centre actuel de Pessac est construit au milieu des vignes avec la place de la République et la mairie, après le déplacement du cimetière jouxtant l’église. Les quartiers construits au le sont souvent au détriment de l’aspect viticole initial de la ville. Par exemple, les quartiers dits de « Saige Formanoir » et du « Haut-Lévêque » sont construits en partie sur les terres d’anciens châteaux de vins pessacais, et sur la forêt. C’est à Pessac que Pierre Hugues fait les premiers essais d’un système révolutionnaire pour le gemmage des pins, qu’il brevète au milieu du: le pot ascensionnel (pot de résine). Au tout début de la Seconde Guerre mondiale, le, la commune est le lieu d’une quadruple exécution sur le champ de tir de Verthamon.
Quatre militants communistes condamnés à mort dont l’un n’a pas, Roger Rambaud, qui faisaient partie des internés de la prison militaire de Paris en plein exode, sont tués dans le plus grand secret par des soldats de la République agonisante. Cette affaire classée « Secret Défense » pendant est révélée par l’historien Jacky Tronel dans la revue d’histoire Arkheia.