Pierrefitte-sur-Seine

Histoire de Pierrefitte-sur-Seine

Pierrefitte-sur-Seine est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 32 379 habitants. Le nom de la localité est attesté, dès le, (l’abbé de Saint-Denis faisant mention des vignobles de petra ficta dans ses écrits en 862). Pierrefitte (mentionné anciennement petra ficta en 862) est une formation toponymique romane qui signifierait « pierre fichée » (en latin Petraficta), c’est-à-dire « pierre dressée et plantée ». Il se réfère soit à une borne, soit à un mégalithe.

Le nom de Pierrefitte se voit officiellement complété de la mention « sur-Seine » par l’administration en 1920 afin de faciliter le travail de la poste et de spécifier le rattachement de la commune au département de la Seine, alors que la ville n’est pas baignée par le fleuve éponyme.

Propriété de l’abbaye de Saint-Denis au, elle fut en partie détruite au, pendant la guerre de Cent Ans. Au, Pierrefitte est un village d’agriculteurs et de carriers, qui exploitent sur les contreforts de la Butte Pinson le gypse formé à la période du Ludien, il. En 1856, Pierrefitte est desservie par le chemin de fer avec la mise en service de la ligne de Paris-Nord à Lille, ce qui permet à la ville de devenir un lieu de petite villégiature pour des Parisiens aisés.

La ville est ravagée par les bombardements de la guerre franco-allemande de 1870. Le sommet de la butte Pinson est utilisé lors du siège de Paris de 1870, par les troupes prussiennes qui y installent dès le 21 septembre plusieurs batteries d’artillerie, dont les positions seront bombardées par l’artillerie des forts de la Briche et de la Double-Couronne et qui seront eux-mêmes bombardés. L’armée française, dans le cadre du renforcement de la protection de la place fortifiée de Paris, aménage au sommet de la butte Pinson une fortification du système Séré de Rivières: la redoute de la Butte Pinson. En 1896, Pierrefitte est un bourg de dont l’activité économique dépend principalement de deux entreprises, l’une de tentures murales, dite avec, et l’autre de matériel de chemin de fer avec, auxquelles s’ajoute une maison d’épicerie en gros. L’agriculture est consacrée à la culture maraîchère et à l’horticulture, qui ont remplacé la fabrication du vin, les plants de vigne ayant peu à peu disparu. Le bourg compte alors (dont 51 de deux étages et cinq de trois étages et plus) constituant, ainsi que et. L’urbanisation de Pierrefitte a été fortement développée avec un accroissement de l’offre de trains de banlieue par la Compagnie des chemins de fer du Nord et le développement des quartiers de lotissement ouvriers, la Butte Pinson étant devenue un lieu où plusieurs guinguettes étaient aménagées pour le plaisir des habitants ainsi que des parisiens. La ville a été desservie par trois lignes de tramways au début du

Les deux lignes de tramway sont supprimées par la Société des transports en commun de la région parisienne le 18 mai 1936: l’ensemble du secteur est désormais desservi par des autobus, alors considérés comme plus modernes. Avant la Seconde Guerre mondiale, Albert Richard (1894-1944) dirige la ville pour le PCF. toutefois, influencé par l’ancien maire de Saint-Denis Jacques Doriot, il rejoint le Parti populaire français, de tendance fasciste. Dans les années 1930, il est envisagé de faire passer par la Butte Pinson le projet d’autoroute B16 (de Moisselles à Villeneuve-la-Garenne) et par l’actuelle RD28 le projet d’autoroute F2, projets qui seront abandonnés dans les années 1970. En janvier 1940, pendant la Drôle de guerre, six trains sanitaires sont stationnés au dépôt des Joncherolles. Des officiers, soldats et infirmiers sont logés chez les habitants. Lors de la Bataille de France, le 14 juin 1940, les Allemands entrent dans la ville. Certains noms de rue changent, comme le boulevard Chamberlain qui devient le boulevard Maréchal-Pétain (Aujourd’hui, boulevard Charles-de-Gaulle).

Le 12 août 1944, les Forces françaises de l’intérieur (FFI) s’affrontent aux occupants. Deux blindés allemands sont jetés dans un fossé de la ligne de chemin de fer, un soldat allemand est tué avenue de la République. Neuf otages sont fusillés en représailles. Pierrefitte est libérée d’abord par les FFI le 20 août, puis par la blindée entrée à Pierrefitte le 27 août. 363 Pierrefittois auraient été appréhendés pour le Service du travail obligatoire (STO). À la Libération, le 27 août 1944 par la division Leclerc, Raymond Picard prend la succession des maires nommés par le régime de Vichy. A noter que Raymond Dirr, désigné par Vichy, a été abattu en pleine rue par des Résistants. Un tableau reprenant l’ensemble des maires de Pierrefitte et leurs adjoints depuis la Révolution française a été installé à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2024 à l’entresol de l’Hôtel de ville.

Plusieurs usines sont occupées. Après la dissolution de 1968, le député communiste Étienne Fajon est néanmoins réélu. Dans le cadre de son développement et des besoins de logements des années 1970, la ville avait confié aux architectes Yves et Luc Euvremer (1978–1983 en collaboration avec Jean Renaudie) et Mila et Geronimo Padron-Lopez la réalisation d’un ensemble d’habitat social d’environ réalisés entre 1973 et 1994 dans le cadre de la ZAC du Barrage dont les premières études remontent à 1963. Compte tenu des grandes difficultés sociales et des nombreux dysfonctionnements de cet ensemble, la municipalité, Plaine Commune et l’ANRU ont décidé en 2007 sa démolition dans le cadre de la réalisation d’une nouvelle ZAC, ce qui a amené une importante mobilisation d’architectes, émus par le sort promis à cet habitat social des années 1980 qu’ils considèrent comme une œuvre architecturale et urbaine majeure. Le tribunal administratif de Montreuil a rejeté leur recours, estimant. Après avoir relevé les spécificités formelles de ces logements. Les bâtiments sont démolis en 2010-2011 après le relogement de l’ensemble des habitants, et l’aménagement de la ZAC des Poètes s’est poursuivi depuis, avec la création de nouveaux immeubles d’habitation et d’équipements publics (Centre social et culturel, grand gymnase baptisé Palais des sports Pierre Machon, groupe scolaire Danielle Mitterrand, extension et rénovation du vieux groupe scolaire Eugène Varlin, nouvelles voiries reliant le quartier à la commune voisine de Sarcelles.) En avril 2023, les maires de Pierrefitte-sur-Seine Michel Fourcade et Saint-Denis Mathieu Hanotin annoncent entamer la procédure de création pour janvier 2025 d’une commune nouvelle devant faire de Pierrefitte-sur-Seine une commune déléguée.

La fusion est votée par les majorités socialistes et écologistes des deux villes le 30 mai 2024, le conseil municipal de Pierrefitte-sur-Seine s’exprimant en faveur par 26 voix sur 36 et celui de Saint-Denis, en faveur par 45 voix sur 55. Le préfet de la Seine-Saint-Denis prononce la fusion par un arrêté du avec prise d’effet au, et qui crée les communes déléguées de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine. Saint-Denis étant de justesse sous la barre des en janvier 2025, elle bénéficie de la dotation d’amorçage prévue pour les communes nouvelles, représentant 6,75 millions d’euros sur trois ans. Le maire de Saint-Denis affirme qu’il s’agit d’un ». Cette fusion est critiquée par les oppositions municipales, qui la présentent comme une absorption de Pierrefitte par Saint-Denis, et qui estiment que la fusion serait un stratagème électoral devant faciliter la réélection de Mathieu Hanotin aux municipales de 2026 et à la présidence de Plaine Commune. Le député communiste Stéphane Peu rappelle que.

Patrimoine religieux

Les contreforts de la Butte-Pinson se trouvent au nord-ouest de la commune. Revenu dans la ville de son enfance, Maurice Utrillo y croqua le Café « le Chat sans Queue » (situé sur l’actuelle avenue Lénine) ou La Guinguette de la Butte-pinson. En 2010, son légataire testamentaire Jean Fabris – qui a rompu avec le musée Utrillo-Valadon de Sannois – y inaugure l’espace Utrillo, au sein du centre culturel. L’association veillant à la mémoire de l’œuvre d’Utrillo une quinzaine de tableaux, et de nombreux documents. Hormis les édifices religieux, la ville est marquée par le nouveau siège des Archives nationales

Cet emplacement a été retenu en raison de sa proximité immédiate de la station de métro de Saint-Denis – Université sur la du métro, de l’université Paris-VIII à Saint-Denis et de l’université Paris-XIII à Villetaneuse, ainsi que de la disponibilité foncière du secteur des Tartres. Le bâtiment, conçu par l’architecte Massimiliano Fuksas, d’une superficie de, d’une capacité de stockage de linéaires, haut de et long de, qui doit accueillir (chercheurs, enseignants, étudiants, généalogistes…), est destiné aux archives postérieures à 1790. Le coût de construction de ce nouveau centre est estimé à d’euros. Construit par l’entreprise Bouygues, le bâtiment a été livré en 2012, ouvert au public le 21 janvier 2013 et inauguré par le président de la République, François Hollande, le 11 février suivant. Depuis la fin 2024, des travaux importants d’extension sont en cours, pour accroitre la capacité de stockage du bâtiment, devenue indispensable de manière rapide du fait de la fermeture du bâtiment d’archives situé à Fontainebleau.

Informations Clés

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Population

32.379 habitants

Région

Île-de-France

Département

Seine-Saint-Denis
(93)

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