Pierrelatte
Histoire de Pierrelatte
Pierrelatte se trouve dans la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le toponyme, attesté en 1193 sous la forme Pietralapta et en 1296 Petra Lapidea, est un composé occitan formé de pèira (pierre) et lat (large), désignant le gros rocher isolé qui domine la plaine. Au point de vue féodal, la terre fut longtemps partagée entre plusieurs co-seigneurs : en 1211, on y compte les Pierrelate, les Saint-Just, les Saint-Pasteur, les Sérignan et l’évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux. En 1450, le dauphin Louis, futur Louis XI, acquiert la seigneurie et la rattache au Dauphiné puis au domaine royal. Il fait édifier en 1475, sur le rocher, un château fort accompagné d’une église dédiée à saint Michel.
Les guerres de Religion ensanglantent la région : en 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets et ses défenseurs massacrés. En 1579, la révolte paysanne du Valentinois éclate à Pierrelatte, lorsque le capitaine de La Cloche tente de prélever de force du blé et de l’avoine pour ses troupes ; les paysans s’arment et expulsent les soldats du château de Roussas avant que la répression nobiliaire n’écrase le mouvement l’année suivante. Le château est démoli sur ordre de Richelieu. À partir de 1960, l’installation d’une usine d’enrichissement de l’uranium du Commissariat à l’énergie atomique, puis le développement du site nucléaire du Tricastin, font tripler la population en quelques années.
Patrimoine religieux à Pierrelatte
L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste de Pierrelatte est construite sur un ancien sanctuaire ; avant 1790, elle était l’église d’un prieuré cistercien, réuni à la cure en 1669, dont les dîmes appartenaient pour un tiers au curé et pour deux tiers à l’évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux. La commune conserve également l’église Notre-Dame-de-l’Assomption des Blaches et la chapelle des pénitents blancs. Sur le territoire de Bourg-Saint-Andéol rattaché historiquement à la matière locale figurent les vestiges du prieuré roman de Sainte-Foi, autour duquel le bourg s’est développé, ainsi que la chapelle Notre-Dame-des-Grâces (1644) et la chapelle Saint-Roch.