Pignans
Histoire de Pignans
Pignans est une commune de Var, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui compte 4 730 habitants.
Un fragment de silex découvert au quartier du Pouverel et les vestiges d’une enceinte d’oppidum à Notre Dame des Anges, montrent que des hommes préhistoriques vivaient déjà sur le territoire pignantais. Des fouilles, quartier Berthoire, ont permis d’identifier Pignans comme un vicus routier, agglomération située sur une voie. Au de notre ère celle-ci reliait Forum Voconii (à proximité du Cannet des Maures) à Telo Martius (Toulon). Le village romain de Pignans s’étendait à l’origine depuis le Carry jusqu’à Berthoire, où sont encore visibles les fondations de bâtiments et de maisons avec des restes de cuves et de pressoirs à vin. Il s’agirait de l’antique « ». En l’an 517, la décision de construire une église, telle que le montre la « Charte de Thierri », fils de Clovis, Comte de la Gaule narbonnaise et de Provence, va fixer définitivement la population.
Le nom de Pignanum apparut dans les archives médiévales en 1039. À partir de 1080, une collégiale y fut attestée et une bulle papale (acte d’authentification) de 1152 signale son importance. Le Chapitre des Chanoines de Pignans, soumis à la règle de Saint-Augustin, avaient des dépendances dans une trentaine de prieurés de la région. Dès le, les seigneuries de Besse et de Gonfaron étaient passées entre les mains des moines seigneurs de Pignans. Signe de cette richesse, les procès qui émaillèrent le Moyen Âge comme celui qui opposa les Augustins de Pignans aux Cisterciens du Thoronet à propos de l’occupation d’un monastère sur l’île de Porquerolles. Cette puissance pourrait trouver son origine dans l’Antiquité.
En effet, en 1246 est attesté un cloître, dont l’ensemble des bâtiments religieux forment un monastère. Au lieu de disparaître, cette agglomération aurait traversé le désordre du haut Moyen Âge favorisant ainsi son hégémonie au moment du renouveau de la Provence. Le Pignans médiéval du bâti à partir de l’église, s’étendit ensuite au sud, du, et était fermé si besoin par des portes, comme l’atteste celle bien conservée, située au débouché de la rue de l’Église sur la place des Armistices. À la fin du, Louis XIV décida d’unir la prévôté de Pignans au séminaire royal de Toulon tenu par les jésuites. En 1717, la prévôté fut rétablie dans ses droits et son rayonnement se poursuivit jusqu’à la vente des biens de l’église en 1791. Grâce à une hydrographie exceptionnelle, une petite industrie liée à l’eau s’est développée au cours.
Durant cette période, Pignans dut sa prospérité à ses fabriques de papier et de martinet en cuivre et à ses moulins (farine et huile). Le liège fut également exploité, le village comptera jusqu’à quatre bouchonneries. Les Pignantais étaient alors appelés « lei bras cargats » (les bras chargés). Jules Gérard, né à Pignans en 1817, s’engagea dans les Spahis et devient lieutenant. Tireur aussi intrépide qu’habile, il se rendit célèbre en faisant la chasse aux lions qui dévastaient l’Algérie. En onze années, il en tua pas moins de 25.
Il a écrit La chasse aux lions et Tueur de lions. Lors des guerres 14-18 et 39-45, Pignans subit des pertes importantes.