Plaisir
Histoire de Plaisir
Plaisir est une commune de Yvelines, en Île-de-France, qui compte 31 375 habitants. Le nom de la localité est attesté sous la forme Placidio au, Placicium au, Pleassiacum dès 1236. La forme latine Pleassiacum dure jusqu’à la fin. Pendant qu’en vieux français, il passe de Plesiz en 1351, à Plesir en 1470, se maintient définitivement sous la forme de Plaisir.
Placidio peut signifier « domaine de Placidius » et remonterait ainsi à l’époque gallo-romaine. Aucune trouvaille ne vient confirmer cette hypothèse. Autres hypothèses: rapprocher Plaisir de Plessis (du bas latin plexiacum, signifiant enclos, qui a donné plaissié au Moyen Âge, signifiant lieu fortifié).
Plaissier– « courber, ployer », « entourer de clôtures de branches entrelacées »: c’était là un moyen assez primitif d’enfermer le château dans un système défensif et des seigneurs de plus ou moins d’importance l’ont utilisé. Plaisais, clairière où les terres cultivées sont délimitées par une ceinture d’arbres ou de buissons pour se protéger des animaux sauvages.
Une étude d’urbanisme explique: « À la fin de la deuxième guerre mondiale, Plaisir n’est encore qu’un petit village agricole constitué de plusieurs hameaux. Au début des années 1960, la commune est encore éclatée entre le bourg de Plaisir et ses sept hameaux agricoles « éloignés les uns des autres et vivant sur eux-mêmes ». À partir des années 1960, Plaisir subit une explosion de l’urbanisation. Celle-ci est attribuée à la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines et au premier schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (SDAURP) de 1965. Pour Plaisir, le SDAURP se concrétise par la création de la zone opérationnelle d’habitat (ZOH, qui deviendra une ZAC) de Plaisir-Les Clayes (1966) qui prévoit l’implantation de, des activités industrielles dans les quartiers des Ébisoires et Vicomtes et commerciales dont l’embryon de l’actuel centre commercial régional « Grand Plaisir ». À partir de 1965, les promoteurs privés achètent des terrains pour les lotir.
La population de Plaisir est alors multipliée par sept en 15 ans (cf. Cette urbanisation se déroule en plusieurs vagues spatio-temporelles Depuis les années 2000, la Ville souhaite stabiliser son urbanisation. Les chiffres des derniers recensements prouvent le ralentissement de l’évolution démographique et la maîtrise de l’urbanisation est désormais intégrée au PLU. Problématiques sociologique et environnementale Finalement, cette urbanisation s’est faite essentiellement entre le château et les lignes SNCF.
Le nord est plus dense et le sud plus pavillonnaire. Des quartiers au sud et à l’ouest sont considérés comme « déconnectés du reste de la ville (la Mare aux Saules, les Gâtines, la Boissière). Leur fonctionnement est soit autarcique, soit tourné vers les communes limitrophes. », ce qui prolonge en fait le schéma ancien avec un bourg et des hameaux éclatés. L’urbanisation s’est faite « sous la forme de ZAC juxtaposées les unes aux autres, sans lien entre elles, ni avec le centre-ville. Il en résulte une nette séparation spatiale des classes sociales.
Une étude menée pour le PLU en 2006 constate ainsi que Plaisir est « une ville patchwork où les quartiers se tournent le dos, et où il manque un centre-ville structuré et structurant. Le fort développement du centre commercial Grand Plaisir procure d’importantes recettes fiscales à la ville, mais génère aussi quelques nuisances
Patrimoine religieux
Ainsi, le lavoir de la rue Alexandre-Dumas fut remis en état en 2005 et le lavoir du bois de la Cranne au lieu-dit « le Petit Trou » en 2006. En 2019 a lieu la découverte d’une fontaine enfouie dans le jardin de la mairie. La fontaine, un bassin d’environ de diamètre en béton, et dont le fond est couvert de petites mosaïques blanches, daterait de l’époque contemporaine. Non loin de la fontaine, les ouvriers ont également mis au jour un petit moulin de pierre, caché sous le lierre.