Plessé
Histoire de Plessé
Plessé est une commune de Loire-Atlantique, en Pays de la Loire, qui compte 5 257 habitants. Le nom de la localité est mentionné sous différentes formes, en latin ou en langue d’oïl: Plebe que dicitur Sei en 854, Castellum quod dicitur Sei en 903, Ploissiaco en 1062, Plesseit au, Plexiacum en 1267, Pleusse et Plusse en 1254, Plesse en 1287, Plesseyacum [?] en 1371. Malgré les apparences, Plessé est un toponyme breton, dont le premier élément Ples- représente le vieux breton ploev, pluev > moyen breton ploe qui signifie « paroisse ». Ce terme breton, lui-même issu du mot latin plebs, plebis, est commun dans la toponymie bretonne comme premier élément de toponyme et est toujours associé à un autre élément en français.
Ce second élément -sé pourrait être, soit un nom de lieu antérieur. « Plessé » signifierait alors « la paroisse de Sei ». Plusieurs formes latinisées comportent, en contradiction avec la forme la plus ancienne, le suffixe -(i)acum qui explique la majorité des finales en -é dans l’ouest de la France et qui ont permis à Albert Dauzat de formuler une hypothèse fondée sur le réemploi d’un nom de lieu antérieur, à savoir un type, Ernest Nègre rejette implicitement ces formes en -(i)acum et ne se fonde que sur la forme la plus ancienne Sei.
En effet, -(i)acum a difficilement pu aboutir à -ei de manière aussi précoce que le. En outre, -(i)acum aurait dû se perpétuer sous la forme -ac qui est la terminaison la plus usuelle dans les environs.
Une occupation est attestée dès la Préhistoire (Néolithique), comme le montrent le menhir de Pierre-Folle ainsi que des bracelets et des haches de l’âge de bronze trouvés lors de. À l’époque gallo-romaine, la voie romaine menant de Vannes (Dorioritum) à Nantes (Condevincum) par Blain passe sur le territoire de la commune de Plessé. Au cours du haut Moyen Âge, des populations bretonnes s’installent sur le territoire de Plessé et laissent une trace durable dans la toponymie locale: Jean-Yves Le Moing estime qu’environ 24 % des toponymes de Plessé sont d’origine bretonne. Selon Erwan Vallerie, Plessé se situe dans une ancienne zone de bilinguisme breton-roman, dans laquelle la langue bretonne aurait cessé d’être employée au cours des X° et XI° siècles. La formule Plebs que dicitur Sei, présente en 854 dans le cartulaire de Redon. L’existence d’une fortification éponyme (Sejo castro, castello nomine Seio) est attestée par deux chartes datant du règne d’Alain le Grand.
En 1225, le duc Pierre crée la ville franche du Gâvre et délimite la forêt ducale qui lui est liée. Mais l’église du Gâvre est placée dans la dépendance de la paroisse de Plessé; c’est seulement au que Le Gâvre deviendra une paroisse de plein droit. Au début du, fait construire une aumônerie à Rozay. Pendant la guerre de Cent Ans (1337-1451), le territoire est dévasté successivement par les Français et les Anglais. À l’époque des guerres de Religion, Plessé est sous la domination de la famille de Rohan (par exemple Jean II de Rohan est entre autres seigneur de Fresnay en Plessé), qui habitent Blain. La paroisse devient un refuge pour les protestants, les Rohan étant une des grandes familles protestantes du royaume de France, et les protestants y sont assez nombreux lorsque Henri IV promulgue l’édit de Nantes en 1598.
L’Assemblée nationale constituante crée les communes et les départements. Les paroisses de Plessé, du Coudray et du Dresny forment la commune de Plessé, dans le département de la Loire-Inférieure. Pendant la Révolution, les bois de la commune servent de refuge à des prêtres réfractaires. Sous la première République (à partir de ), la guerre de Vendée touche le secteur, notamment lorsque des rescapés du désastre de l’armée vendéenne à Savenay cherchent refuge dans ces bois. Par la suite, Plessé fait partie des communes participant à la Chouannerie. Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale a été placé dans le cimetière communal (il a ensuite été utilisé pour les morts de la Seconde Guerre mondiale).
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les résistants autonomistes du groupe Liberté, qui agit surtout dans la Brière et à Saint-Nazaire, ont une base à Plessé en 1944-1945. En liaison avec le commandant Verliac, ils contribuent à la formation du bataillon de la poche de Saint-Nazaire, dernière région de France libérée, le.
Patrimoine religieux
La commune compte deux chapelles classées monuments historiques