Ploumilliau
Histoire de Ploumilliau
Ploumilliau est une commune de Côtes-d’Armor, en Bretagne, qui compte 2 453 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Ploemyliau fin, Ploumilliau en 1426, Ploemiliau en 1481. Ploumilliau est pour Plou-Méliau et signifie « paroisse de Méliau ». Cette commune est une ancienne paroisse dont le nom est formé à partir des mots plou-, signifiant paroisse en breton, et Méliau (saint Méliau, comte et roi de Cornouaille au ).
Ploumilliau a une petite façade maritime, au nord, à Pont-Roux (Baie de La Vierge).
Les Menhirs du Clandy (néolithique), les souterrains de l’Âge du fer de Saint-Jean et de Kerhélary, les traces de fortifications romaines du Roudoulou, attestent l’ancienneté de la présence humaine à Ploumilliau. Paroisse de l’Évêché de Tréguier, elle n’est mentionnée pour la première fois qu’à la fin. Bien que son nom n’apparaisse pas dans les chartes de 1160 et de 1182 énumérant les possessions des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et des Templiers en Bretagne, ces deux ordres étaient présents en plusieurs points de la paroisse, notamment à Keraudy, à Christ, et au Mouster. La paroisse, devenue commune, a élu sa première municipalité au début de l’année 1790. Le monument aux Morts porte les noms de morts pour la patrie C’est aujourd’hui une commune dynamique, avec de nombreux commerces, artisans et services.
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Patrimoine religieux
À découvrir entre autres à l’intérieur: la statue de l’Ankou (voir ci-dessous) et les treize panneaux de la Passion. L’église est classée monument historique en 1921.
Les Bretons comme les anciens Celtes considèrent la mort comme le début d’une vie meilleure. Dans les enclos paroissiaux, les ossuaires témoignent de cette relation naturelle avec la mort. Et pourtant, même si la mort est familière en Bretagne, on craint ses ‘‘intersignes’’ annonciateurs. On les retrouve partout dans chaque conte de Bretagne, sous forme d’animaux, bruits, objets ou personnages.
Ainsi l’Ankou, maître de l’au-delà, est un squelette tenant une faux emmanchée à l’envers, il annonce la mort aux vivants dont la dernière heure est venue. En breton ‘‘Anken’’ signifie chagrin, ‘‘Ankoun’’ oubli. Il circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Entendre ce bruit ou le croiser en chemin sont les signes annonciateurs de la mort d’un proche.
C’est le dernier mort de l’année (ou le premier dans certains villages), qui devient l’Ankou pour l’année suivante. L’Ankou nous met en garde contre l’oubli de notre fin dernière. Ces sentences sont gravées sur de nombreux murs d’ossuaires ou d’églises: « Souviens-toi homme que tu es poussière » (La Roche-Maurice), « Pense à mourir, regarde la fin » (Lannédern).