Trouver une messe

Pollionnay

Rhône · Auvergne-Rhône-Alpes

Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.

Votre recherche de messe

4 églises dans cette sélection

Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.

Églises et horaires des messes

4 lieux référencés

Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.

Découvrir Pollionnay

La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Pollionnay

Pollionnay est une commune du département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 2 974 habitants. Son territoire occupe le versant oriental des monts du Lyonnais, dont la crête s'étire sur cinq kilomètres et culmine au sud-ouest à Saint-Bonnet-le-Froid à 787 mètres. On attribue généralement une origine latine aux toponymes en -y comme c'est ici le cas pour Pollionnay : selon une hypothèse, le nom désignerait le domaine d'un certain Paulianus.

Le chemin de randonnée qui conduit du chef-lieu de Vaugneray à Saint-Bonnet-le-Froid en limite sud de la commune est l'héritier de la voie d'Aquitaine reliant Lugdunum à Burdigala sous l'Empire romain. C'est par ce même chemin qu'en 722 fut translaté vers l'Auvergne le corps de l'évêque Bonnet, archevêque de Clermont, douze ans après son décès à Lyon lors d'un concile.

Les premiers lieux de rassemblement, Larny et Pollionnay, ont été religieux. Pour Larny, en 1228, il est question de la vente d'un bois à l'Église lyonnaise de Saint-Just présente en ce lieu ; son statut d'église paroissiale est attesté par un document de 1313. Pour Pollionnay, le doyen du chapitre lyonnais de Saint-Jean, décédé entre 1185 et 1187, a enrichi d'un bois par son don l'obéance de Pulianico ; une charte de la même époque mentionne le don par dame Ylissendis et Hugo Artardus de « l'église de saint Didier de Puliniaco avec ses dépendances ». Renaud de Forez, archevêque de Lyon de 1193 à 1226, fit fortifier la place. En 1256, les chanoines de Saint-Jean aliénèrent la seigneurie au bourgeois lyonnais Barthélemy de Fuer, suivis des d'Albon, des Pompierre, des Balarin-Rébé-Crémeaux, puis des de Loras jusqu'en 1793.

Toponymie de Pollionnay

Les formes anciennes mentionnent polesinus, policinus, pollicinus, pullicinus, c'est-à-dire « la montagne, la colline, le lieu le plus élevé », ce qui pourrait convenir à la position géographique de la commune. On trouve aux XIIIe et XIVe siècles les variantes Puliniacus, Pullenai, Poyllenay, Poillenay, Pollenay, Pollonay, Polloigniacum, Pouillenay, Poillionay, Pollionay. La forme Pollionnay apparaît dès le XVIIe siècle, mais l'orthographe Pollionay est restée fréquente jusqu'à une époque récente.

Patrimoine religieux à Pollionnay

La chapelle de Larny, orientée vers l'est, est étayée de puissants contreforts ; son clocher trapu, ajouré de quatre baies en plein cintre, date de 1670. La nef unique à charpente apparente est séparée de l'abside à fond plat par un arc triomphal surbaissé. On y conserve une statue en pierre calcaire du XVe siècle représentant une vierge à l'enfant, marquée d'une influence de l'art bourguignon, ainsi qu'un Christ en bois polychrome.

La chapelle de Lorette a été fondée en 1592 par Yves de Balarin, en exécution du vœu de son père Étienne qui s'était rendu à Lorette, en Italie, pour demander la guérison de sa fille. Restaurée entre 1964 et 1970, elle abrite une peinture à l'huile de 6,30 mètres par 2,15 mètres représentant une Cène inspirée de Léonard de Vinci, œuvre du peintre Maurice Petit. Un retable polychrome, monté sur deux piliers de calcaire, montre la Vierge, l'enfant Jésus, saint Jean-Baptiste, saint Jean l'Évangéliste et saint Jacques ; à ses pieds est agenouillé le donateur, identifié à Jacques de Rébé, seigneur de Pollionnay de 1596 à 1608.

L'église Saint-Jean-Baptiste, dont la plus ancienne mention remonte au XIIIe siècle, a été reconstruite en 1829 sur les plans de l'architecte père de Pierre Bossan, le constructeur de la basilique de Fourvière, à l'initiative de l'abbé Demonceau. Elle a été agrandie en 1862. De style néo-classique, à plan basilical, sa façade en pierre calcaire de Dardilly est couronnée d'un fronton triangulaire surmonté d'une croix. Les stalles, transférées de l'église Saint-Nizier de Lyon en 1829, et leurs boiseries de chêne fabriquées en 1841 sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis 1983. Les peintures murales d'Alexis de la Salle datent de 1895, et un vitrail signé de Lucien Bégule représentant le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste a été offert en 1897.

Dix-neuf croix de chemin subsistent à travers la commune ; la plus ancienne se trouve au cimetière de Larny, et la plupart datent du XIXe siècle, réalisées en pierre calcaire.

Carte des églises

OpenStreetMap

Les fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.

Partager

Signaler une erreur

Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.