Pont-Aven

Histoire de Pont-Aven

Pont-Aven est une commune de Finistère, en Bretagne, qui compte 2 813 habitants. Du vieux-breton aven qui signifie rivière, rivière de Pont-Aven, en breton modern Pont-Aën et dont l’une des sources est située près du village de Pen-Aven.

Le territoire communal possède et surtout possédait plusieurs monuments mégalithiques: l’allée couverte du Moulin René est désormais très endommagée et les deux dolmens de Coat-Luzuen sont les restes d’une ancienne allée couverte. Le menhir de Kérangosquer, qui a de hauteur, a été christianisé, une croix gravée se trouve sur son côté est. Selon le Chevalier de Fréminville, un autre menhir, haut de, se trouvait non loin dans la lande de Kerveguelen; il était entouré de gros blocs de pierre brute, posés à nu sur le sol, et appelés par les paysans « carneillou » en breton, ce qui signigie littéralement « lieu où se trouvent des ossements »; chaque carneillou marquerait donc un emplacement de tombe. D’autres se trouvaient au nord de l’ancienne commune de Nizon. L’ancienne forêt de Lusuen [Luzuen] (son nom même signifie « charme » ou « sortilège ») renferme plusieurs monuments mégalithiques: le Chevalier de Fréminville cite deux dolmens voisins, l’un dont la table plate-forme est formée d’une seule pierre, de de longueur sur de largeur, qui repose sur huit pierres verticales disposées en parallélogramme et est haut de; la table de l’autre n’a que de long et dans sa plus grande largeur et est supportée par quatre pierres debout. En descendant dans une vallée au-dessous du manoir de Kermadéoua, il décrit un troisième dolmen [en fait une allée couverte d’après la description qu’il en fait] de de long et dont la plate-forme est composée de deux pierres, dont la plus grande est cassée en deux. Il cite encore un autre dolmen qui se trouve à une lieue de Kermadéoua, près la lisière de la forêt, dans un petit champ appelé Kerambruno, dont la table supérieure à de long, sur de large et est supportée par 4 piliers. Selon le Chevalier de Fréminville, sa table est fortement inclinée « pour faciliter l’écoulement du sang des victimes humaines que les Druides immolaient sur ces autels barbares » [cette assertion est fausse, mais le chevalier est victime des croyances de son temps].

Il cite encore un autre dolmen [là encore une allée couverte en fait], situé sur une hauteur dominant la vallée de l’Aven, près du hameau de Kerroc’h, long de, mais déjà alors en piteux état (ses soutiens verticaux n’existent plus que d’un seul côté et deux des pierres de sa plate-forme sont en partie renversées) l’intérieur était partagé en deux chambres. Pont-Aven est ainsi décrit en 1636 par François-Nicolas Baudot, sieur du Buisson et d’Aubenay (l’orthographe a été respectée) Cette commune est citée à l’occasion de la révolte des Bonnets rouges survenue en Bretagne en 1675. Dans ce passage extrait de son ouvrage Voyage dans le Finistère il nous donne un bref aperçu de celle-ci telle qu’elle était il y a deux siècles. Il est loin de rester insensible au charme des lieux Pont-Aven a été érigée en commune en 1790. L’Assemblée nationale décide que l’église de Pont-Aven sera conservée comme simple succursale de celle de Nizon.

Le un débarquement de a lieu à Raguénès en Névez, sous les ordres de Jean Jan, pour faire diversion au moment du débarquement de Q. Jacques Cambry décrit ainsi Pont-Aven en 1795 La pêche dans la rivière de Pont-Aven était alors très pratiquée, Le Moulin Simoneau à Pont-Aven, dessin d’après son tableau exposé au Salon de 1877. La petite ville de Pont-Aven ne comptait que 720 habitants en 1800. La population masculine âgée de plus de 11 ans était de 198 individus.

Le recensement de l’an VIII nous fournit la profession exercée par 170 d’entre eux. Les artisans et les commerçants sont de loin les plus nombreux. On compte 12 bouchers, 8 meuniers et 4 garçons meuniers, 8 menuisiers, 6 cabaretiers et 2 aubergistes, 6 maréchaux ferrants, 6 cordonniers, 5 tailleurs d’habits, 4 tisserands, 3 marchands dont un de drap, 3 taillandiers, 2 fourniers, 2 moulageurs (charpentiers chargés de l’entretien des moulins), 2 perruquiers, 1 barbier, 1 charron et 1 serrurier. Les métiers liés à la mer sont également assez bien représentés avec 27 marins et 2 canonniers. Les métiers liés au travail de la terre sont aussi représentés avec 6 cultivateurs, 1 laboureur et 13 journaliers. La ville abrite aussi quelques fonctionnaires puisqu’il y a 7 douaniers. Enfin on dénombre deux hommes de loi et un officier de médecine. Par contre il n’y a pas de maître d’école.

Pont-Aven (1880), bois gravé. Un bateau de pêche de Pont-Aven fut capturé par les Anglais et son équipage fait prisonnier fut conduit dans l’île de Penfret, alors contrôlée par eux. Jean-François Brousmiche écrit en 1831:. Il poursuit en citant un dicton:. Brousmiche ajoute toutefois:. En 1844, Pont-Aven est décrit comme un. En 1845, pour une superficie totale de, Pont-Aven possédait de terres labourables, de prés et pâtures, de vergers et jardins, de bois et de landes et incultes.

La commune possédait alors huit moulins (de Kermès, de Pont-Aven, du Tymeur, à eau). En 1856 une épidémie de dysenterie sévit entre autres dans le canton de Pont-Aven. Le docteur Gestin observe alors que l’eau-de-vie est le médicament favori des habitants et. Madame de La Villemarqué décrit ainsi Pont-Aven vers 1860 Selon un document déposé au Corps législatif 66 des 133 conscrits de Pont-Aven pour la période allant de 1858 à 1867 ne savaient ni lire ni écrire. En 1842, l’état officiel des douanes indique que le port de Pont-Aven, qui fait essentiellement du cabotage a exporté cette année-là 701 tonneaux de marchandises, dont 378 tonneaux de pierres, 222 de bois, 74 de cidre, 17 de grains et farines, et importé seulement 47 tonneaux, dont 19 de futailles vides, 12 de matériaux divers, 5 de grains et farines, 4 de sel. En 1886, le port de Pont-Aven est ainsi décrit:. Le trafic restait très modeste: pour l’année 1885 sont recensés 13 navires à voiles (et aucun à vapeur) pour un trafic total de seulement, même si le trafic était plus important antérieurement (il oscille entre et entre 1847 et 1852 par exemple). Le trafic était en 1885 constitué principalement de pommes de terre et de céréales à l’exportation, d’engrais marins, d’amendements calcaires et de charbon à l’importation, mais le port ne pouvait recevoir que des bateaux de moins de 100 tonneaux. En 1891, l’équipage de la chaloupe La Guerrière, de Pont-Aven, disparût en mer. Le un grave incendie survint à Pont-Aven: le maire de Pont-Aven, Pierre David, reçut la Légion d’Honneur pour avoir sauvé trois personnes des flammes et avoir fait preuve d’un infatigable dévouement à l’égard des victimes et deux autres personnes furent décorées, recevant une médaille d’or de première classe, Jérôme Le Rouzic, conseiller municipal, et Madame Evenno, l’épouse du receveur des douanes pour leur courage et leur dévouement pendant et après cet incendie. L’épidémie de choléra de 1885-1886 fit 10 morts à Pont-Aven et 6 à Nizon., Le Moulin David à Pont-Aven (1894), Paris, musée d’Orsay.

Coucher de soleil sur Pont-Aven (1894), Madrid, musée Thyssen-Bornemisza. Dans la seconde moitié du XIXe siècle Pont-Aven accueillit ses premiers touristes. Le développement du réseau ferré avait permis son désenclavement et la région se singularisait alors du reste de la France par sa langue, ses traditions vestimentaires et sa multitude de chapelles de campagne. Il est séduit par ce village dont un dicton un tantinet ironique disait à l’époque:, en raison de sa forte activité meunière Henry Bacon, de retour à Paris, en parle à ses amis artistes, et notamment à Robert Wylie, qui arrive à Pont-Aven en 1865 (il y séjourne jusqu’en 1876), vite rejoint par d’autres jeunes artistes américains originaires de Philadelphie comme Charles Way, Earl Shinn, Howard Roberts, Benjamin Champney, Frederick Arthur Bridgman, Moïse Wright, et des peintres anglais comme Lewis et Carraway. Jean-Léon Gérôme, qui enseigne à l’École des beaux-arts de Paris encourage ses élèves à se rendre l’été à Pont-Aven et de nombreux jeunes peintres suivent ses conseils dans les quinze années qui suivent; parmi eux, des Français comme William Bouguereau, Louis-Nicolas Cabat, Léon Germain Pelouse, Sébastien Charles Giraud, Paul Sébillot, Maxime Lalanne, etc., mais aussi des étrangers comme le Hollandais Herman van den Anker, l’Irlandais Auguste Nicolas Burke, le Canadien Paul Peel, etc. Tous ces artistes sont attirés par la beauté de la campagne environnante et le faible coût de la vie (, note le peintre Armand Jobbé-Duval). Ils séjournent à l’hôtel de Voyageurs, tenu à partir de 1871 par Julia Guillou, l’hôtel du Lion d’Or, à la pension Gloanec, ou encore au manoir de Lezaven.

La Basse-Bretagne était en effet devenue une région à la mode, les « bretonneries » se vendant bien au Salon des artistes français, la localité devint une destination de prédilection pour les peintres. Attirés par une civilisation rurale encore intacte, la petite cité et la campagne environnante fut pour eux une source d’inspiration. Dès l’été 1866, une douzaine d’artistes, la plupart américains ou anglais sont présents à Pont-Aven dont Henry Mosler, William Lamb Picknell, Thomas Alexander Harrison, Clement Nye Swift, Frederick Arthur Bridgman. Henry Blackburn explique aussi ainsi le succès de Pont-Aven auprès des artistes, Bretonnes dans la prairie verte (1888), Lausanne, collection Josefowitz., La Vision du sermon (1888), Édimbourg, Galerie nationale d’Écosse. La venue dans ce « petit trou pas cher », sur les conseils de Jobbé-Duval, pendant l’été 1886 de Paul Gauguin, qui résida à la pension Gloanec, puis d’Émile Bernard (mais les deux hommes ne sympathisent que lors de leur deuxième rencontre en (1888). Émile Bernard peint alors Bretonnes dans la prairie verte, tableau qui jette les bases du synthétisme que Gauguin explore à son tour la même année dans La vision après le Sermon (La Lutte de Jacob avec l’Ange).

L’appellation « synthétisme » fut donnée plus tard par Armand Jobbé-Duval qui se mua en leader de ce courant artistique qui devait être appelé plus tard l’École de Pont-Aven, à laquelle participèrent toute une colonie d’artistes-peintres comme Paul Sérusier (à qui Paul Gauguin donne en la célèbre leçon de peinture dite du Bois d’Amour qui est aussi à l’origine du groupe des nabis), Charles Filiger (qui réside au Pouldu), Émile Schuffenecker, Meyer De Haan, Charles Laval, Roderic O’Conor, Robert Bevan, Armand Seguin, Wladyslaw Slewinski, Jan Verkade, Mogens Ballin, Henri Delavallée, Ernest Ponthier de Chamaillard, Émile Jourdan, Gustave Loiseau, Maxime Maufra, Jens Ferdinand Willumsen, Flavien-Louis Peslin, etc. Comme l’a dit Paul Sérusier:. Après un séjour à Arles, Paul Gauguin revient en à Pont-Aven séjournant au manoir de Lezaven où il peint notamment Le Christ jaune, Le Christ vert et La Belle Angèle, avant d’aller séjourner à partir de l’été 1889 à l’auberge de Marie Henry au Pouldu où il est rejoint par Paul Sérusier, Meyer de Haan, puis en 1890 par Wladyslaw Slewinski, Gad Frederik Clement, Henry Moret, Maxime Maufra et Émile Dezaunay. Après un séjour à Tahiti entre et, Paul Gauguin, rentré en France, revient à Pont-Aven en, séjournant à nouveau à la pension Gloanec, en compagnie de sa compagne Annah la Javanaise, côtoyant notamment Alfred Jarry, mais il quitte définitivement la France en pour les Îles Marquises. Pont-Aven est alors un bourg très animé: en 1900, on y compte 40 hôtels, auberges et cafés. Une troisième vague d’artistes fréquente Pont-Aven à la Belle Époque et l’Entre-deux-guerres: parmi eux, Adolphe Beaufrère, Jean Émile Laboureur, Henri Hayden, Nicolas Tarkhoff, Pierre-Eugène Clairin, Charles Wislin, Ernest Correlleau, Maurice Asselin, Fernand Dauchot, Maurice-Marie-Léonce Savin, Léon Germain Pelouse, Geoffrey Nelson, André Even, Mary Piriou, etc. surnommée « Mademoiselle Julia » achète en 1873 lHôtel des Voyageurs, situé sur la Grand-Place, qui appartenait à la famille Feutray, et où elle exerçait depuis 1870 comme maîtresse d’hôtel. Depuis 1865, cet hôtel accueillait des artistes américains comme Clément Swift.

Rebaptisé Hôtel Julia, de nombreux peintres y séjournèrent par la suite comme Robert Wylie, Thomas Alexander Harrison, etc. Son succès est tel qu’en 1881 Julia Guillou fit construire une annexe, la Villa Julia (qui abrite désormais le musée des beaux-arts de Pont-Aven). Le peintre américain Lovell Birge Harrison écrit: « Chez Julia, la pension est de par jour, chez Marie-Jeanne [Gloanec], elle est de deux francs ». Pour cette raison, les artistes désargentés s’installent à la Pension Gloanec, située près du pont sur l’Aven et construite dans la décennie 1860 et fréquentée par des peintres qui mènent une vie libre d’artistes sans souci des conventions. LHôtel du Lion d’Or, qui appartenait à la famille Linthillac, était également fréquenté; il est remplacé en 1892 par l’Hôtel Gloanec construit par Marie-Jeanne Gloanec (1893-1915) surnommée « La Mère Gloanec » au même emplacement. « La Mère Gloanec » » accueille à nouveau Gauguin. En 1904, « Mademoiselle Julia » ouvre à Port Manec’h un établissement avec vue sur mer imprenable sur les embouchures de l’Aven et du Belon. Le Chevalier de Fréminville évoque en 1844 les mulettes perlières alors abondantes dans les sables du lit de l’Aven.

Longue de près de 18 centimètres, couverte en dehors d’un épiderme brun, et est ornée, dans l’intérieur, d’un nacre très brillant. À marée basse les pêcheurs, souvent les valets de ferme et les meuniers, « bêchent donc le fond avec des pelles » et l’œuvre de destruction est inouïe. Un pêcheur peut bon an mal an capturer huit ou dix mille de ces mollusques, les valves étant abandonnées sur les rives. Fort heureusement, les loutres et certains oiseaux comme les corbeaux, par exemple, se chargent, en dévorant la chair abandonnée de ces mollusques de supprimer ce qui serait sinon un danger d’infection. En 1893, l’extension des barrières d’octroi, voulue par la municipalité pont-aveniste, afin de faire coïncider leur limite avec le périmètre urbanisé (la ville de Pont-Aven s’est étendue les décennies précédentes), suscite des difficultés car elle laisse hors de ces barrières tout un quartier commerçant situé sur la rive droite de l’Aven, qui appartenait à la commune de Nizon, comprenant entre autres l’Auberge Guéguen, à proximité de laquelle se tenait régulièrement un marché non autorisé qui échappait aussi au paiement de l’octroi, ce qui provoque une succession de plaintes de la part des commerçants de Pont-Aven. Les « galettes de Pont-Aven » commencent à être fabriquées vers 1890 par la boulangerie Penven. Les moulins du Plessis, David, Cotonnec, Lollichon, Thomas, Rosmadec, Alexandre Limbour, Even et Simonou existaient encore à la fin du XIXe siècle (le moulin de Poulhoas semble alors ne plus fonctionner). Le tableau de Maxime Maufra Vue du Port montre une technique pour réparer un bateau.

Il s’agit d’un chasse-marée, utilisé pour le transport des matériaux entre les petits ports de la côte et les îles. Il a été échoué à marée basse sur la vasière de l’anse du Bas-Bourgneuf en face du port, au pied de la montagne Saint-Guénolé. Des fagots enflammés, vont être passés sous la coque pour faire fondre le goudron qui sert à l’étanchéité de la coque. Au printemps 1897, le conseil municipal décide de doter Pont-Aven de lavoirs publics, à édifier sur les rives de l’Aven. En 1898, une querelle oppose pour cette raison certains meuniers à la municipalité, ceux-ci alléguant que les canaux d’amenée et les terrains bordant l’Aven leur appartenaient. Pendant l’été 1898, particulièrement chaud, « les eaux grasses et ménagères, et le purin, provenant de l’Hôtel Gloanec, s’écoulent en ruisseau noir et infectent le long de la place de Pont-Aven, en suivant la halle, la mairie et les autres maisons situées dans le même alignement », ce qui provoque de nombreuses plaintes. Gustave Geffroy décrit ainsi Pont-Aven en 1904:. Le barde Théodore Botrel s’installa à Pont-Aven à partir de 1905, séjournant de 1907 à 1909 dans la villa Castel-Brizeux qui surplombe la rive gauche de l’Aven avant de faire construire en 1910 par l’architecte Charles Chaussepied sa propre maison, dénommé « Ker-Botrel ». Il fut à l’origine de la création en 1905 de la première fête folklorique bretonne, le pardon des Fleurs d’Ajonc. Il a vécu à Pont-Aven jusqu’à sa mort en 1925 et y est enterré.

La statue située près du port le représente, arborant un costume analogue à celui d’un fantassin avec bandes molletières, godillots de marche et capote, pour illustrer combien Théodore Botrel s’impliqua dans la Première Guerre mondiale. La voie ferrée allant de Quimperlé à Concarneau dessert entre autres les gares de Pont-Aven, Nizon, Névez, Trégunc et Lanriec à partir de 1908. C’est une ligne ferroviaire à voie métrique exploitée par les Chemins de fer départementaux du Finistère. Le Monument aux morts de Pont-Aven, édifié en 1921 par l’architecte Charles Chaussepied, porte les noms de 101 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; deux d’entre eux au moins (Louis Le Du, Louis Morvan) sont des marins disparus en mer et un au moins (Pierre Gourmelen) alors qu’il était prisonnier de guerre en Allemagne. Hervé Seznec fut décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile d’argent. En 1917, la goélette Marie coule; le naufrage fit deux victimes pont-avénistes, Louis Frédéric Mahé et Armand Le Courant, née Louédec, ouvre l’Hôtel de la Poste et accueillit pendant l’Entre-deux-guerres de nombreux peintres (Paul Sérusier, Maurice de Vlaminck, Émile Bernard, Maurice Asselin, Pierre-Eugène Clairin, Pierre Vaillant, etc.) et écrivains (Pierre Mac Orlan, André Salmon, Roland Dorgelès, Paul Fort, Xavier Grall, Georges Perros, Max Jacob, etc.). Son mari Ernest Corelleau (1892-1936) fut aussi un peintre qui acquit une certaine notoriété. Les moulins qui ont fait la célébrité de Pont-Aven sont alors dans un piteux état: précise une description datant de 1925.

Les murs de certains d’entre eux tenaient encore toutefois debout d’après des photographies de l’époque. Laurent Leclaire (1867-1929) fut photographe professionnel à Pont-Aven de 1909 à 1929. On lui doit plusieurs cartes postales illustrant Pont-Aven entre ces deux dates. En 1927 six grandes carrières de granite situées le long de la ria de l’aven employaient en tout une cinquantaine d’ouvriers. Le monument aux morts de Pont-Aven porte les noms de 29 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi elles, trois résistants: Émile Cravec, les abbés Joseph Tanguy et Francis Tanguy, tous deux arrêtés par la Gestapo le au presbytère de Pont-Aven pour avoir abrité des aviateurs américains, détenus un temps à la prison Saint-Charles de Quimper, puis déportés le via Compiègne en Allemagne, sont morts dans des camps de concentration en Allemagne. Francis Le Dez est mort lors du bombardement de Mers el-Kébir. Daniel Lomenech, un Breton originaire de Pont-Aven, s’engagea dans les Forces navales françaises libres.

Il fit une trentaine de voyages avec le bateau N 51 pour le compte des services secrets anglais, collaborant notamment avec le commandant David Birkin, le père de Jane Birkin. Le colonel Rémy fut évacué vers l’Angleterre à bord du chalutier Les Deux Anges parti de Pont-Aven grâce à des résistants membres de la Confrérie Notre-Dame dirigés par Alphonse Tanguy. En 1954, Pont-Aven a fusionné avec Nizon, érigée elle aussi en 1790 en commune. Son territoire s’est de ce fait considérablement agrandi. Il se réduisait en effet avant la fusion à la ville et ses proches abords et ne couvrait alors qu’une superficie de. Un soldat (André Gourmelin) originaire de Pont-Aven est mort pendant la guerre d’Indochine, et quatre autres (Yves Essartier, Alexandre Fauglas, J.C. Tanguy) sont morts pendant la guerre d’Algérie. Xavier Grall acheta en 1973 une vieille ferme à restaurer à Bossulan, y écrivant entre autres un recueil intitulé Rires et pleurs de l’Aven.

Une promenade et une stèle en granite portant un médaillon à son effigie le commémorent sur les rives de l’Aven. De nos jours, la ville vit surtout du tourisme. En été, lorsque la saison touristique bat son plein, de nombreuses galeries marchandes ouvrent leurs portes. Les peintres y exposent leurs œuvres.

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Population

2.813 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
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