Pontcharra

Histoire de Pontcharra

Pontcharra est une commune de Isère, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 7 361 habitants. et au fond les pentes du mont Granier. Le nom officiel de la commune est Pontcharra, mais elle est familièrement surnommée Ponch. Par le passé les formes Pontcharra-sur-Isère et Pontcharra-sur-Bréda ont été utilisées, et ce dernier est toujours le nom de la gare SNCF.

Cela est afin de distinguer la commune de son homonyme, Pontcharra-sur-Turdine dans les monts du Lyonnais, et de sa gare de Pontcharra – Saint-Forgeux. Cette dénomination daterait de la période gallo-romaine, quand la ‘ de Pontcharra était la plus importante de la vallée après celle de Meylan. Du fait de sa situation géographique (à l’extrémité nord de la vallée du Grésivaudan) et de la présence du torrent du Bréda, Pontcharra était à l’époque un espace stratégique pour gagner les vallées savoyardes.

Le nom de Pontcharra est d’ailleurs issu de l’association de ‘ et de qui signifie littéralement « pont à char ». Après les grandes invasions (burgondes notamment), le lieu-dit « Pontcharra » entre dans une période de décadence.

Il est très probable que les armées du général Hannibal Barca soient passées par Pontcharra pour atteindre l’Italie en 218 av., cela quel que soit le col emprunté. L’église de Villard-Benoît est choisie pour la signature d’un traité de paix, le, entre le comte de Savoie Amédée V, et le dauphin de Viennois Jean II, sous les auspices de l’archevêque de Tarentaise, Bertrand de Bertrand, et l’évêque de Grenoble, Guillaume IV de Royn. Le traité stipule que les deux princes échangeront des mandements, mais aussi qu’ils ne feront plus construire de bâties (Bernard). Pierre Terrail de Bayard, le chevalier Bayard, est né au château Bayard, en 1475 ou 1476. Surnommé le « chevalier sans peur et sans reproche », il fut un noble et un héros du Dauphiné, qui fit l’admiration des Dauphinois.

En 1591, la bataille de Pontcharra oppose, le 17 septembre, l’armée royale française commandée par Lesdiguières aux troupes hispano-savoisiennes. Le ruisseau du Bréda qui traverse la ville a pendant longtemps fait office de frontière entre le royaume de France et le duché de Savoie. La rue des Mettanies, qui longe le Bréda côté Villard-Benoit, doit d’ailleurs son nom au latin meta, qui indique la limite d’un territoire. Il n’est donc pas étonnant que cette zone stratégique et frontalière ait été le théâtre d’affrontements entre puissances rivales. Cet événement est à remettre dans un contexte beaucoup plus large. En effet, depuis le traité de Cateau-Cambrésis (1559), le duché est placé sous la domination espagnole.

Dans le même temps, ce traité met fin, pour un temps, aux ambitions italiennes de la France. Le duché de Savoie est un État situé entre la France et l’Italie. Sous la Pax Hispanica, il fait office de zone tampon entre les deux puissances rivales que sont la France et l’Espagne. Le duché de Savoie se trouve au milieu de deux grandes aires culturelles: côté savoisien une zone culturellement française et côté piémontais une zone culturellement italienne. En 1563, la capitale est déplacée de Chambéry vers Turin. Le duché espère ainsi conquérir d’autres territoires dans la péninsule.

La politique ducale du XIVe siècle se caractérise donc par des alliances fragiles et éphémères avec la France et l’Espagne en fonction des intérêts de l’État et du souverain. Ce jeu d’alliances est une nécessité pour ce petit État, car entre ces deux grandes puissances, son indépendance peut à tout moment être remise en question. Mais il sert aussi ses intérêts puisque le duché va à plusieurs reprises tenter d’accroître son territoire aux dépens de ses voisins. Le duc Charles-Emmanuel (1580-1630) choisit quant à lui l’alliance espagnole, symbolisée par son mariage avec la fille de Philippe II, roi d’Espagne. À l’époque, la France est déchirée par les guerres de religion. Le duc va donc tenter de profiter de la situation pour agrandir son territoire par des incursions en Provence et dans le Dauphiné.

En 1591, la bataille de Pontcharra va mettre un terme aux aspirations du duché. Malgré sa supériorité numérique, l’armée du duc de Savoie Charles-Emmanuel, commandée par son frère don Amédée est mise en déroute par les troupes françaises commandées par Lesdiguières. La Révolution française institue la commune de Poncharra, qui n’était à la base qu’un petit hameau sans importance constitué autour d’un pont (l’actuelle place Bayard) qui s’est développé et a absorbé les villages limitrophes d’Avalon, Grignon (rive sud du Bréda), Saint-Maximin et Villards-Benoit (rive nord du Bréda) entre 1790 et 1794. Entre 1795 et 1800, Avalon, Grignon et Saint-Maximin redeviennent des communes, mais, en 1831, intègre à nouveau Grignon. La place de l’ancien village de Grignon se trouve à côté de la papeterie Moulin-Vieux (il subsiste une église et des vieilles bâtisses). En 1864, la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée crée la ligne de Grenoble à Montmélian et ouvre la gare de Pontcharra-sur-Bréda – Allevard, qui facilite le déplacement des habitants, le développement économique et le transport des marchandises.

Le tramway de Pontcharra à la Rochette et Allevard, exploité en traction vapeur par la Compagnie des Tramways de Pontcharra à La Rochette et à Allevard-Les-Bains, le long de la vallée du Bréda, fonctionne de 1895 à 1932 (pour le service voyageur) et 1947 (pour le fret). La section La Rochette-Pontcharra est alors transformée en voie normale et fonctionne jusqu’à 1988, avec notamment les circulations du CFTB (Chemin de Fer Touristique du Bréda).

Informations Clés

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Population

7.361 habitants

Région

Auvergne-Rhône-Alpes

Département

Isère
(38)

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