Quimperlé

Histoire de Quimperlé

Quimperlé est une commune française située dans le Finistère, en région Bretagne, et compte 12 313 habitants. Son nom breton, Kemperle, dérive du mot breton signifiant confluent et de la rivière Ellé: c’est en effet à la hauteur de la ville que l’Ellé et l’Isole se rejoignent pour former la Laïta, un aber long d’une quinzaine de kilomètres soumis à la marée, qui fut autrefois navigable et permit à Quimperlé d’être un port de mer. La ville est mentionnée pour la première fois en 1038 sous la forme Kemperlensem, puis comme Villa Kemperelegium en 1050, Kemperele en 1082, Camperelegio en 1135, Kimperlik en 1154 chez le géographe arabe Al Idrissi, ou encore Kemperele en 1220.

L’occupation humaine du site et de ses abords est très ancienne. Au Paléolithique, l’homme de Néandertal a fréquenté la région, comme l’atteste un atelier de taille moustérien situé à la limite de la commune de Clohars-Carnoët, dans la forêt, où une roche locale entre calcédoine et jaspe a été exploitée. Du Néolithique à l’époque gallo-romaine, des traces d’habitat épars sont relevées dans le secteur, et plusieurs mégalithes subsistent: le dolmen de Keransquer rue de Lorient, des menhirs et allées couvertes dans le voisinage, un dolmen et plusieurs tumulus en forêt de Lothéa, dont l’un livra en 1843 des pointes en silex, des armes en bronze et trois chaînes de cou en bronze, en argent et en or. Des tuiles trouvées près du cimetière de la chapelle Saint-David et des vestiges en forêt de Carnoët attestent aussi d’une présence gallo-romaine. La majeure partie du territoire aurait fait partie, comme Clohars-Carnoët, Moëlan et Baye, de la ploue de Mellac, dont le suffixe -ac témoigne d’une origine gallo-romaine. Au haut Moyen Âge, la région formait le pagus Karnoued, subdivision administrative de la Cornouaille. Une première agglomération, appelée villa Anaurot, se développa sur le site de la basse ville; selon la tradition, le prince breton saint Gurthiern y aurait fondé un ermitage, détruit avec la cité par les Normands en 868.

L’histoire chrétienne et urbaine de Quimperlé prend toute son ampleur au Moyen Âge avec la fondation, le 14 septembre 1029 selon la tradition (les historiens penchant plutôt pour 1050), de l’abbaye bénédictine Sainte-Croix par le comte de Cornouaille Alain Canhiart. L’établissement s’enrichit grâce à la protection des comtes de Cornouaille puis des ducs de Bretagne et à de nombreuses donations; cette prospérité suscita la convoitise des ducs, qui en réclamèrent une part des revenus. Au XIIIe siècle, le duc Jean Ier le Roux, duc de 1237 à 1286, fit édifier des remparts autour de la basse ville pour la protéger, et une douve reliant l’Ellé et l’Isole fut creusée pour la ceinturer d’eau. Par l’intermédiaire de sa femme Blanche de Navarre, il fonda aussi une abbaye dominicaine appelée plus tard Abbaye blanche en référence à la couleur du costume des moines, destinée à limiter la puissance de Sainte-Croix; établie sur la rive gauche de la Laïta sur des terres relevant de l’évêché de Vannes, elle donna naissance au faubourg du Bourgneuf. Pendant la guerre de Succession de Bretagne, la ville fut conquise en 1342 par Charles de Blois, puis prise par les Anglais qui soutenaient le prétendant Jean de Montfort; ce dernier mourut vers 1345 des suites de blessures reçues lors du siège de Quimper, et fut inhumé dans l’église abbatiale des Dominicains.

Patrimoine religieux

L’héritage religieux de Quimperlé est marqué par les deux fondations monastiques médiévales qui ont structuré la ville. L’abbaye bénédictine Sainte-Croix, fondée selon la tradition le 14 septembre 1029 par le comte de Cornouaille Alain Canhiart, mais probablement vers 1050 selon les historiens, demeure l’un des principaux foyers spirituels de la cité. Enrichie par les comtes de Cornouaille puis par les ducs de Bretagne et par de nombreuses donations, elle constitue dès le Moyen Âge un centre de pouvoir religieux de premier rang, dont la richesse suscita la convoitise des ducs de Bretagne, qui réclamèrent qu’une partie des revenus leur soient reversés. À l’abbaye bénédictine s’ajoute l’Abbaye blanche dominicaine, fondée au XIIIe siècle par Jean Ier le Roux et Blanche de Navarre pour limiter la puissance de Sainte-Croix; établie sur la rive gauche de la Laïta, sur des terres relevant de l’évêché de Vannes, elle accueillit dans son église abbatiale le tombeau du prétendant Jean de Montfort, mort vers 1345 des suites des blessures reçues au siège de Quimper. L’église Notre-Dame de l’Assomption, dont le porche nord a été représenté vers 1900 dans une lithographie célèbre, complète ce paysage religieux ancien, étroitement lié à l’histoire ducale et bretonne. À ces fondations s’ajoute le souvenir de l’ermitage attribué au prince breton saint Gurthiern, qui aurait précédé la ville dès le haut Moyen Âge et fut détruit par les Normands en 868, témoignant d’une christianisation très précoce du confluent de l’Ellé et de l’Isole.

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Population

12.313 habitants

Région

Bretagne

Département

Finistère
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