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Rabastens

Tarn · Occitanie

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Rabastens

Dès l'Antiquité, les coteaux de Rabastens sont peuplés, comme en témoignent les vestiges d'une ville gallo-romaine découverts à Las Peiras, à un kilomètre de la ville. Une campagne de fouilles menée en 1840 par Gustave de Clausade livre une mosaïque et des tambours de colonnes en marbre sculptés de scènes hippiques, aujourd'hui exposés au Musée Saint-Raymond de Toulouse. Une seconde campagne dans les années 1970 met au jour une mosaïque exposée au musée du pays Rabastinois. L'hypothèse la plus vraisemblable sur la naissance de la cité veut que les habitants de la villa gallo-romaine se soient réfugiés sur l'éperon rocheux formé par le ruisseau du Rotavolp et le Tarn, lors de l'arrivée des Wisigoths. Ce refuge constitue peu à peu le premier castrum, quartier appelé aujourd'hui le Château, qui contrôlait un gué sur la route Toulouse-Lyon.

Au début du XIIe siècle, la cité est dirigée par une co-seigneurie. Raymond de Rabastens est évêque de Toulouse de 1200 à 1205, et Pierre Raymond fait partie du conseil de Raymond VI. Située à proximité du Lauragais, épicentre du catharisme, Rabastens a la réputation d'être un nid d'hérétiques. En application du traité de Paris de 1229, la cité est contrainte de détruire ses fortifications à la suite de la Croisade des albigeois, et devient un consulat. La paix revenue, Rabastens connaît une fin du XIIIe siècle prospère grâce à son vignoble, alors le plus vaste du Gaillacois.

Toponymie de Rabastens

Rabastens est attestée sous les formes Rabastens en 1109, Rabastengcz en 1185. Il s'agit d'un anthroponyme germanique Ratgast, les Wisigoths occupant la région au Ve siècle, suivi du suffixe d'appartenance -ing.

Patrimoine religieux à Rabastens

L'église Notre-Dame-du-Bourg est édifiée entre 1230 et 1260 à l'initiative des moines bénédictins de Moissac, présents au prieuré au XIIe siècle. Elle comporte une vaste nef unique, rectangulaire, à quatre travées voûtées d'ogives et entièrement en briques, selon le modèle de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse. Au XIVe siècle, le prieur Bernard Latour ajoute à la nef un chœur polygonal. Située sur la route des pèlerinages du Puy-en-Velay à Saint-Jacques-de-Compostelle, l'église s'embellit alors. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO comme halte sur les chemins de Saint-Jacques. Ses fresques illustrent différents épisodes de la vie de Jacques le Majeur. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1899. La ville était une étape pour les pèlerins, comme en témoignent l'hôpital Saint-Jacques et le patrimoine jacquaire de Rabastens.

L'église Saint-Pierre-des-Blancs, dite des Pénitents-blancs, est construite de 1893 à 1896 à l'emplacement d'une chapelle du XVIIe siècle appartenant avant la Révolution à la Confrérie des Pénitents Blancs. Désacralisée, elle sert aujourd'hui de lieu d'expositions ; son portail occidental a été inscrit au titre des monuments historiques en 1960. Le territoire communal regroupe en outre de nombreuses paroisses de l'ancien régime, dont certaines ont disparu : l'église Saint-Jean de Puycheval, Saint-Georges de Saint-Géry, Saint-André de Mareux-les-Massiers, Saint-Martin de Guiddal, Saint-Salvy de Saint-Salvy-de-Belmontet, Saint-Symphorien de Ladin, Saint-Pierre de Vertus, Saint-Pierre de Saint-Caprais, Saint-Amans de Pratméja, Saint-Genest de Lauzefan, ainsi que la chapelle Saint-Michel de Rabastens et la chapelle Saint-Médard. La motte de Saint-Genest rappelle une paroisse mentionnée dès 1120.

Saints liés à Rabastens

Henri de Solages (1786-1832), né à Rabastens, fut évêque et pionnier des missions à Madagascar. Pilfort de Rabastens, cardinal, est également natif de la cité. Jean-Auguste de Chastenet de Puysegur, archevêque de Bourges, primat des Aquitaines, est lui aussi rattaché à Rabastens.

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