Remy

Histoire de Remy

Remy est une commune de Oise, en Hauts-de-France, qui compte 1 973 habitants. L’étymologie de Remy viendrait de Rem Minus qui signifie « petite voie » en latin. Remy est mentionné pour la première fois en 1156 dans un acte du pape Adrien. Les anciens pensent que le toponyme « Remy » vient de « Remis », le village aurait été déplacé à une époque puis « remis » à sa place, ce qui expliquerait l’absence d’accent.

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Remin (1156); Remeium) (1159); de Remeio (1159); Remin; Remiacum (1182); de Remino (1207); Reminium (1208); Remim (1210)Rémy en Beauvaisis (1510), Saint-Rémy (1667). Remy est un nom de baptême et patronyme, représentant la forme populaire de Remi de Reims ( siecle), qui baptisa Clovis, avec qui se sont confondus quelques saints moins connus (- siecles) du nom de Remedius, surnoms latins.

Si l’on trouve des traces d’occupation pendant la Préhistoire et l’époque gauloise, en témoigne les nombreuses trouvailles au XIXe siècle (un four en silex, diverses haches et vases), Remy se développe à l’époque romaine. Il a été récemment trouvé par vue aérienne des restes d’une nécropole, d’une villa romaine ainsi que des restes d’un possible théâtre antique, attestant l’activité du village à cette époque. Trois voies romaines traversaient Remy. Les romains n’étaient pas installés précisément dans le Remy actuel mais entre celui-ci et la Forêt, au nord du village actuel. Le docteur Vannacque a trouvé à cet endroit les vestiges d’une enceinte elliptique. Lors de la fouille, des pièces (notamment un Jules César en or) furent trouvés, ainsi que des poteries.

Plus loin, vers Notre-Dame, des tuiles et poteries ont été trouvées. Il est fait pour la première fois mention de Rémy, dans des actes de 1156 et 1162 du pape Adrien. En 1245, Remy est laissé à Saint Louis par Gautier de Chatillon, sire de Saint Agnan. Le comté dont le village fait partie fut légué à son cinquième fils, Robert. Un fort fut alors construit dans le village. Il fut pris par les anglais en 1358 et 1429 et définitivement reconquit par le maréchal de Boussac.

En 1358, des rémynois dont Jean Biquet était le chef participent à une Jacquerie nommées Les Effrois. En 1588, pendant les guerres de religion, Charles d’Humières attaqua le fort. Il fit pendre nombre de vaincus et mit le bourg à sac [https://books.google.fr/books?id=vKsrXlQIWNoC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false]. Le village disposait à cette époque d’un château, lieu de justice et utile pour se défendre des invasions diverses, d’une maladrerie, d’un marché et organisait diverses foires. Des lombards s’y installèrent à cette époque, ce qui donne un nom de rue au village. Remy atteignit au les 1700 habitants, mais à la suite des guerres successives (guerre de Cent Ans, guerres de Religion (France) et Guerre de Trente Ans) et des épidémies diverses comme la Peste noire, sa population descendit à 700 avant la Révolution française.

Le village est la proie de divers assauts lors de la guerre de Trente Ans du fait de sa proximité avec la frontière puis la Fronde. Les habitants sont contraints de fuir plusieurs fois le village, soit en se réfugiant à Compiègne ou Margny-lès-Compiègne, soit en empruntant les tunnels qui vont du château à Beaumanoir ou encore tout simplement en fuyant dans les nombreux bois environnants. On note quelquefois que les villageois se réfugiaient dans l’église. La Révolution française est agitée à Remy. Elle donne un député à la Convention nationale, François-Louis Bourdon. De nombreux règlements de comptes ont lieu lors de cette période trouble.

L’église est quant à elle saccagée en 1794. Le village connu de nouveau la croissance avec le développement de la ligne de chemin de fer Soissons-Rochy-Condé. Deux briqueteries virent notamment le jour, l’une dans le village et l’autre dans le hameau de la Patinerie, ainsi que deux féculeries, au Clos-Bourdon et dans le hameau de Beaumanoir, une sucrerie et une fabrique de siamoise. En 1871, les Prussiens occupèrent le village. En 1914, le village fut de nouveau brièvement occupé par les allemands. Le 26 janvier 1917, Georges Guynemer gagne sa trentième victoire au-dessus de Remy.

A la fin de la Première Guerre mondiale, le village de Remy, situé à quelques kilomètres du front (voir bataille du Matz) reçoit la croix de guerre. En 1940, l’aviateur Jean Lacombe, capitaine et chef de l’escadrille V du Groupe de Chasse III/7, est abattu au-dessus du village. Le village est évacué le 7 juin et pris quelques jours après, malgré la résistance de soldats français, retranchés dans le cimetière. Une Kommandantur est présente dans le village. En 1944, un train allemand explose en gare de Remy après une attaque aérienne sur un train de nitroglycérine. Cette explosion coûte la vie à un jeune homme du village, Denis Coupelle, et au pilote de l’avion Houston Lee Braly Junior.

La dépouille de ce dernier fut cachée pour qu’elle ne tombe pas aux mains des allemands. La déflagration fut si forte qu’elle brisa les vitraux de l’église, pourtant distante de plus d’un kilomètre. La gare et son quartier furent rasés (voir Gare de Remy ). Le village recevra la médaille militaire 39-45. Ce n’est que 55 ans plus tard que les vitraux furent restaurés, quand à la suite du cinquantenaire, Roy Blaha, qui participa au raid de la gare et touché par la bienveillance des rémynois pour son ami pilote, lança une cagnotte et récolta 200 000 dollars. Cet argent permit de restaurer les vitraux, inaugurés en 2000.

Patrimoine religieux

Remy compte un monument historique sur son territoire

Informations Clés

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Population

1.973 habitants

Région

Hauts-de-France

Département

Oise
(60)

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