Riom
Histoire de Riom
Riom est une commune de Puy-de-Dôme, en Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 18 736 habitants. Le toponyme Riom est issu du gaulois (langue celtique) Rigomagos qui signifie. Par la suite, le latin modifie le mot gaulois et la ville est nommée dans cette langue Ricomagus, qui signifie cette fois-ci. Au, Grégoire de Tours mentionne le vicus Ricomagensis.
La langue parlée traditionnellement à Riom était l’auvergnat, variante septentrionale de la langue occitane. Le nom auvergnat de Riom est soit Riom (à l’écrit comme en français mais prononcé Riou ou Rion), avec pour gentilé les riomaires, soit Riam (prononcé ) avec pour nom de ses habitants les riamaires. La version Rian est utilisée en écriture auvergnate unifiée.
En ancien occitan le nom est également Riom. Le nom Riom sous sa forme actuelle – tant la prononciation que l’orthographe – est attesté en ancien français dès le.
Jusqu’en 1531, date d’annexion de l’Auvergne par la couronne de France, Riom était la capitale du duché d’Auvergne, une des principautés féodales auvergnates. La ville est d’origine gallo-romaine: Ricomagus, « riche marché ». Dans l’intense féodalité de l’Auvergne à partir de l’an mil, la ville a grandi autour de l’église collégiale de Saint-Amable, le saint local, qui fut l’objet de pèlerinages. Au, la ville a bénéficié du patronage de Jean, duc de Berry, qui reconstruit le palais des ducs d’Auvergne et la Sainte-Chapelle. Sous l’Ancien Régime, Riom devint la capitale de la généralité éponyme qui comprend une partie importante de l’Auvergne. En 1942, s’est tenu le procès de Riom lors duquel le régime de Vichy reprochait à plusieurs hommes politiques du Front populaire d’être responsables de la défaite en ayant empêché le réarmement de la France par la mise en place de réformes sociales. Ils ont été séquestrés non loin, au château de Chazeron, dans l’attente de leur procès. Il y eut également le procès par contumace du général de Gaulle pour s’être opposé au régime de Vichy sous l’Occupation; il ne sera naturellement pas emprisonné à la Libération.
À gauche le palais construit par Jean de Berry, duc d’Auvergne et la Sainte-Chapelle, à droite l’abbatiale de Saint-Amable. Au centre la tour-porte de Layat, entrée à Riom de la route de Paris. En 1789, Malouët est élu député de Riom aux états généraux. L’année suivante, Soubrany est élu maire de Riom. En 1792, Gilbert Romme et Soubrany sont élus députés à la Convention. Le comité secret de surveillance et de sûreté générale de Riom est institué en anticipant la loi du 21 mars 1793, dès le 31 mars (le texte de la loi n’était pas parvenu aux communes). La municipalité est très active dans la lutte contre les contre-révolutionnaires. Il est très actif dans la surveillance des parents d’immigrés et des ci-devants nobles, et se charge de la délivrance des certificats de civisme.
Avec les troubles contre-révolutionnaires de Lozère, il multiplie les arrestations: 29 d’avril à août, pour une population de. Ce chiffre relativement peu élevé est encore diminué par une vague de libérations en juillet et août. Le décret du 14 frimaire a. La place de la Fédération est aménagée en 1793. Un club politique est créé en avril 1793, sous le nom de.
La flèche de l’église Saint-Amable est détruite en 1794, ce qui explique aussi qu’une partie de l’église soit construit selon un style baroque tardif. Les députés Romme et Soubrany sont guillotinés en 1795.
Patrimoine religieux
Le centre-ville de Riom est classé secteur sauvegardé au sens de la loi sur la protection du patrimoine (loi dite « Malraux » du code de l’urbanisme). Afin de dynamiser ce patrimoine, Riom dans le cadre de la communauté de communes, appartient au réseau du label Villes et Pays d’art et d’histoire. En 1212, Philippe Auguste avait annexé le comté d’Auvergne pour en faire la Terre d’Auvergne avec Riom comme capitale, bien que Clermont soit la ville la plus importante du comté, mais elle était la ville de l’évêque. La Terre d’Auvergne avait été donnée en apanage à Alphonse de Poitiers puis à Jean de Berry, enfin, par sa fille, à la maison de Bourbon. Elle revint dans le domaine royal en 1531.
La qualité de ville royale où se trouvait le pouvoir civil et judiciaire du comté d’Auvergne jusqu’à la Révolution a permis à la ville de posséder un très riche patrimoine architectural. L’incendie de 1483 et le séisme de 1490 font que la plupart des bâtiments civils du centre ancien subsistants ont été construits après. Le centre ancien était entouré de remparts qui ont été démolis entre 1739 et 1768. Les boulevards actuels ont été tracés sur les anciens fossés (boulevard Chancelier-de-L’Hospital, boulevard Desaix, boulevard Clémentel, boulevard de la République, boulevard de la Liberté). D’imposantes demeures bourgeoises bâties d’un bloc et où cohabitaient dès le plusieurs générations de riches familles sont visibles.
Ces maisons pouvaient abriter jusqu’à 40 personnes. Plusieurs rues du centre ancien possèdent ces bâtiments intéressants. La rue de l’Hôtel-de-Ville s’appelait rue du Palais et partait de la porte de La Bade, devant le château dont il reste la Sainte-Chapelle, pour aller vers l’abbaye Saint-Amable dont il subsiste l’église. Elle se termine au coin des Taules, à l’intersection des rues de l’Horloge, au nord, et la rue du Commerce, au sud. Elle se prolonge par la rue Saint-Amable, ancienne rue Mercière, qui s’arrêtait à l’abbaye.
La rue séparait deux quartiers de la ville, le quartier du Poux, au nord, et le quartier Naigueperse, au sud. La rue de l’Horloge et la rue du Commerce constituent l’axe nord-sud, autrefois rue des Taules, de la ville ancienne. Elles donnaient, au nord sur la route de Paris par la tour-porte de Layat, et au sud sur la porte de Clermont. Un baptistère est édifié au par saint Amable, prêtre de Riom. Édifice desservi par un chapitre de chanoines de Saint-Augustin depuis 1077 et qui devient séculier en 1548.