Roanne
Histoire de Roanne
Le bourg primitif de Rodumna, fondé vers 150 avant notre ère au croisement de voies commerciales et d’un passage sur la Loire, faisait partie du territoire gaulois des Ségusiaves. La ville atteignit son extension maximale d’environ 40 hectares au milieu du Ier siècle. Elle est mentionnée sur la Table de Peutinger sous la forme Roidomna. Au Moyen Âge, le château de Roanne, dont seul subsiste aujourd’hui le donjon, fut édifié au XIIIe siècle par Bérard de Roanne. Vers 1343, la famille de La Perrière fit construire l’église Saint-Étienne. En 1630, les mariniers érigèrent la chapelle Saint-Nicolas-du-Port pour remercier le ciel d’avoir conjuré la peste de 1628.
Le 2 août 1614, des jésuites fondèrent un collège — l’actuel lycée Jean-Puy — après autorisation par lettres patentes de 1607. En 1864, Roanne reçut la Légion d’honneur de Napoléon III pour la résistance du maire François Populle face aux Autrichiens en 1815. En octobre 1882, les tensions sociales issues d’une grève patronale menèrent à la création du Parti Ouvrier Français à Roanne. Roanne fut libérée le 21 août 1944 par le Comité clandestin de Libération.
Toponymie de Roanne
Le nom vient, selon certains, du latin Rod-Onna (l’eau qui coule), proche du Rhône ; selon d’autres, du celte Rodo (le gué). La forme Rodumna est attestée vers 150 ; les variantes médiévales incluent Rodona au Xe siècle, Rohana au XIIe siècle, puis Rouanne au XVIIe siècle. Le nom francoprovençal est Rouana.
Patrimoine religieux de Roanne
La ville compte plusieurs édifices catholiques d’intérêt. L’église Notre-Dame-des-Victoires (1864), de style gothique du XIIIe siècle, est la plus vaste de Roanne ; son clocher porte la plus grosse cloche de la ville. L’église Sainte-Anne, achevée en 1863, conserve un orgue construit en 1865, ancien orgue de chœur de l’église de Fourvière à Lyon. L’église Saint-Étienne, dont l’aspect actuel date de 1844, représente la plus ancienne paroisse de la ville ; ses orgues, conçues par Daublaine-Callinet, étaient initialement installées à Notre-Dame de Paris. La chapelle Saint-Michel (1617-1621), fondée par le père Coton, confesseur d’Henri IV et Louis XIII, est de style jésuite selon les plans d’Étienne Martellange ; Pierre et Jacques Coton y sont inhumés dans la crypte. La chapelle Saint-Nicolas-du-Port, construite par les mariniers en 1630, est inscrite aux monuments historiques.