Rochecorbon
Histoire de Rochecorbon
Rochecorbon est une commune de Indre-et-Loire, en Centre-Val de Loire, qui compte 3 220 habitants. Évolution chronologique des mentions du, de la paroisse, puis de la commune
L’histoire de Rochecorbon est liée à la Loire, qui arrose le village. Au cours du Âge du fer (période laténienne), l’occupation du territoire communal est essentiellement attestée par l’existence d’un oppidum|. Il n’y a pas de grottes naturelles à proprement parler: elles ont toutes été fabriquées par la main de l’homme. Aucun habitat préhistorique n’a été découvert sur le territoire de la commune; mais la découverte de silex taillés et d’éclats de taille laissés depuis l’Aurignacien atteste de cette présence. Rochecorbon, tout comme Tours, connaît l’occupation romaine, on dénommait alors le village « Vodanum ». Le nom du village a évolué au cours des siècles: la tradition rapporte qu’il s’appelait d’abord les Roches, et que son nom actuel vient de Corbon des Roches (fl.
en 999, † après 1007), riche seigneur et chevalier qui fit construire un château dominant la Loire vers l’an mille, et qui serait le neveu de l’archevêque Archambaud de Sully. Rochecorbon reste ensuite dans la même famille en lignée féminine jusque vers 1590 ou même 1611/1619 (dont les Vierzon, Brabant d’Aerschot, Thouars, Amboise, Maillé, Montmorency-Laval-Loué, du Bellay d’Yvetot); enfin, Rochecorbon est acquise en 1619 par les d’Albert de Luynes. Parmi les enfants de Corbon et de sa femme Adelsendis, on trouve au de part et d’autre de 1100), les Rochecorbon sont aussi dits de Brenne: même si le nom Brenne semble évoquer les parages de Rochecorbon — la Brenne coule à proximité (cf. Vernou) — c’est la Brenne, avec Mézières, qui est très probablement en jeu; peut-être était-ce un héritage venu de la femme de Robert, ou bien des Buzançais? en tout cas, rien à voir avec Braine (regrettable confusion de Carré de Busserolle, Touchard-Lafosse étant plus circonspect), et il est avéré que l’héritière finale, Jeanne de Brenne († vers 1300), dame de Rochecorbon ci-dessous, est aussi dame de Mézières-en-Brenne.
Par ailleurs, il est aussi signalé comme seigneurs ou du moins membres de la famille de Rochecorbon: Sulpice (au? époux d’Hersende et père d’Aucher et Sulpice), et Alexandre des Roches (père de Thibaut, au ). Thibaut ou son fils Robert firent bâtir, vers 1095, la tour quadrangulaire qui subsiste encore et que tout le monde appelle la « Lanterne », haute de dix mètres. Puis Robert III de Rochecorbon (ou Thibaut III?) († après 1179; probablement frère aîné d’Hugues, abbé de Marmoutier en 1210-1227), qu’il faut sans doute distinguer des deux frères Robert II et Thibaut II ci-dessus pour des raisons chronologiques (donc fils, neveu?), est père de Geoffroi († vers 1201/1204; mari d’Asceline), et de Robert IV (ou III) († 1227; x Isabelle de Pocé). Les enfants d’Isabelle de Pocé et Robert IV sont Au, la Maison de Thouars transmit Rochecorbon à la Maison de Craon (car Perrenelle, vicomtesse de Thouars et comtesse de Dreux, fille du vicomte Louis de Thouars — fils de Jean et Blanche de Brabant ci-dessus — et de Jeanne II de Dreux, marie Amaury de Craon puis Clément II Tristan Rouault; elle † sans postérité en 1397); puis à la Maison d’Amboise (car Isabelle/Isabeau de Thouars, comtesse de Benon et de Dreux, sœur cadette de Péronnelle, fut en 1356 la seconde épouse d’Ingelger d’Amboise, † vers 1373/1375).
Puis Pernelle/Péron(n)elle d’Amboise, petite-fille d’Ingelger et d’Isabelle de Thouars, et fille d’Ingelger II d’Amboise, l’apporta, avec la vicomté de Tours et les seigneuries des Ponts-de-Tours et de Montils-lès-Tours, à Hardouin VIII de Maillé († 1442), marié en 1412. Puis transmission aux Montmorency-Laval-Loué, Françoise de Maillé († entre 1518 et 1534), arrière-petite-fille d’Hardouin VIII et Pernelle d’Amboise, ayant épousé vers 1500 Gilles de Laval-Loué, sire de Benais, Bressuire et Loué. Les fiefs Maillé, dont Rochecorbon et Benais, restent désormais attachés, jusqu’à la Révolution, à la baronnie puis comté (1572) de Maillé, L’histoire de Rochecorbon est également liée à Saint-Martin de Tours et à Marmoutier, restaurée par Hugues des Roches, donc à l’Église toute-puissante qui détenait nombre de terres et domaines dans le val de Loire. Baronnie de Touraine, Rochecorbon est longtemps liée à l’histoire de la région ligérienne, entre Tours et Blois, villes essentielles au cours du Moyen Âge et de la Renaissance. Après la Révolution française, Rochecorbon s’organise autour d’une nouvelle administration, les citoyens élisant les membres du conseil général des communes.
En 1808, Rochecorbon annexe la commune de Saint-Georges. En 2000, la commune intègre la communauté de communes du Vouvrillon et en 2014, elle intègre la communauté d’agglomération Tours Plus.