Rochefort-sur-Loire
Histoire de Rochefort-sur-Loire
Rochefort-sur-Loire est une commune de Maine-et-Loire, en Pays de la Loire, qui compte 2 308 habitants. Formes anciennes du nom: Roca forti en 1030, Ecclesia Sancti Simphoriani de Rupeforti en 1072, Domus Sancti Simphoriani de Rupeforti en 1080, Rochia fortis, Roca fortis en 1098, Deserta sub Rupe Forti en 1181, Villa Sancte Crucis de Rupe Forti en 1264, Rupes Fortis super Ligerim en 1319, Rocheffort sur Loyre en 1338, Rochefort en 1793 et 1801, avant de devenir »Rochefort-sur-Loire. Nom des habitants: les Rochefortais. La commune est instituée par la Révolution française sous le nom de Rochefort, puis de Rochefort-sur-Loire
Les premières traces de population à Rochefort remontent à la Préhistoire. On y a trouvé des haches de pierre polie et des silex taillés. Non loin de là, Chalonnes est l’un des lieux les plus anciennement habités de l’Anjou. La voie antique de la rive gauche de la Loire (chemin Saumureau) longeait le pied des coteaux, tandis qu’une voie romaine suivait la crête des coteaux en rive droite du Layon. Vivant aussi de brigandage, en 1590 ils séquestrent Scipion Sardini, un riche financier, pour obtenir une rançon. Jean du Mats de Montmartin est chargé du siège.
Il obtient d’abord quelques succès et les assiégés, réduits à une grande disette, se trouvent au bord de la capitulation. Mais l’approche de l’hiver et le défaut d’accord entre le prince de Conti et le maréchal d’Aumont, entraînent la levée du siège. Pour obtenir la paix, Henri IV achète le la reddition des frères Saint-Offange pour la somme de ainsi qu’une charge dans l’entourage du roi, et ordonne la démolition de la place forte qui commence le jour même Quelques années plus tard, de 1590 à 1598, ce sont les frères Saint-Offange qui résistent aux troupes d’Henri IV. Devenu souverain, la grande partie de la province d’Anjou refuse de reconnaître ce roi huguenot, hormis Angers et Saumur. Dans plusieurs villes, comme Segré, Baugé, Beaupréau et Chalonnes, les ligueurs refusent de se rallier au nouveau roi.
C’est ainsi que Rochefort est assiégé pour déloger les Saint-Offange qui tiennent le passage de La Loire. Le début du est marqué par les débuts de l’aviation. En juin 1908, dans les champs de la Grand-Prée qui se trouvent en contrebas de la Haie-Longue, le pionnier de l’aviation René Gasnier effectue des vols avec des aéroplanes de sa conception. En septembre 1939 débute la Seconde Guerre mondiale. En 1941, Jean Bouhier, installé comme pharmacien à Rochefort, décide de regrouper des amis poètes autour de la publication d’une revue Les Cahiers de Rochefort. C’est chez lui que se retrouvent assez régulièrement ce groupe de jeunes artistes originaires de l’Ouest, en rupture avec le conformisme littéraire de l’époque.
Créé en pleine occupation allemande, ce mouvement est une réaction à la poésie nationale et traditionnelle prônée par le régime de Vichy.
Durant l’Occupation, l’armée allemande s’installe à Rochefort en 1940, 1942 et 1943. Au moment de la Libération de la France, à la suite de la mort de soldats allemands gardant le pont des Lombardières, les troupes allemandes envahissent la vallée de Rochefort le. Plusieurs personnes sont fusillées et une ferme est incendiée. La population terrorisée reçoit ensuite l’ordre d’évacuer. Durant une quinzaine de jours, les communes de Rochefort, Denée et Saint-Jean-de-la-Croix se vident alors de leurs habitants.
Au milieu du, l’économie de la commune repose sur l’agriculture, avec la viticulture mais aussi la production de maïs, de tabac et de chanvre.
Patrimoine religieux
On y rencontre de nombreux ouvrages historiques, dont les trois châteaux qui constituaient la cité initiale de Rochefort: Dieusie , Saint-Offange et Saint-Symphorien. La commune comporte plusieurs inscriptions au Patrimoine, dont un monument historique et trois sites protégés Sur la commune se trouve également un émetteur de radiodiffusion d’une hauteur de.