Romilly-sur-Andelle
Histoire de Romilly-sur-Andelle
Romilly-sur-Andelle est implantée dans l’Eure, en Normandie, sur la rivière Andelle, affluent de la Seine. Les traces d’occupation y remontent au néolithique, et un réseau parcellaire gallo-romain a été repéré près de l’église, où Romilly est mentionnée comme villa. Le toponyme est attesté sous la forme Romillei vers 1040, puis Roumylli supra Andelam dans une charte de saint Louis en 1263.
Aux VIIe et VIIIe siècles, l’habitat se concentrait autour des actuelles rues Saint-Georges et de la Libération. Les fouilles de l’INRAP menées en 2006-2007 ont identifié 1 200 à 1 500 sépultures dans le cimetière paroissial médiéval. À la fin du XIe siècle, Guillaume Fitz Osbern, seigneur de Romilly et de Breteuil, légua des terres à l’abbaye Notre-Dame de Lyre qu’il avait fondée en 1046, pour y édifier un prieuré bénédictin. La fonderie de Romilly, créée en 1782, fondit en 1792 les cloches de l’Eure, du Calvados et de la Manche pour les transformer en flans monétaires à Rouen. Le 1er novembre 1802, Bonaparte y fit étape et y fit ensuite fondre des canons pris à l’ennemi.
Patrimoine religieux à Romilly-sur-Andelle
L’église Saint-Georges, des XIe-XIIIe siècles, conserve un portail occidental ancien et constitue le principal édifice du culte catholique de la commune. Le prieuré Saint-Crespin, dont la communauté bénédictine remonte aux donations de Guillaume Fitz Osbern, n’a laissé qu’une grange dîmière et un colombier. Les fouilles archéologiques ont mis en évidence les phases successives de construction de l’ancienne église qui structurait le cimetière paroissial.