Royan
Histoire de Royan
Royan est une commune de Charente-Maritime, en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 19 029 habitants. Au cours de son histoire, Royan est mentionnée sous différentes formes latinisées: Roiannum ou Roianum au XIe siècle; Roiano; Rugianum ou Rugiano dans certaines chartes, ce qui est attesté, en particulier, par l’acte de fondation du prieuré Saint-Nicolas. Au XVe siècle, la ville est citée sous la forme de Royanum dans les textes officiels, pour ne plus apparaître que sous sa forme romane jusqu’à aujourd’hui.
Royan serait donc issu d’un type toponymique *ROIANU, désignant à l’origine une villa gallo-romaine appartenant à un nommé Roius, nom d’homme latin porté par un autochtone. Cette hypothèse repose sur les formes anciennes et sur leur analogie avec celles de Roujan (Hérault, de Royano 10*/ 59, Rogianum 1172), composé avec le même suffixe latin marquant la propriété -anum, qui explique les terminaisons en -an du sud de la France.
roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, débarquant à Royan le 20 mai 1242. À partir du XIe siècle, Royan est fortifiée par les seigneurs de Didonne. Elle devient une place forte anglaise pendant la guerre de Cent Ans, et le Prince Noir accorde ses premiers privilèges à la cité, désormais gouvernée par un collège de douze échevins et de douze conseillers.
La ville redevient française en 1451, quelques années avant la fin effective des hostilités (1453). Durant les guerres de Religion, catholiques et protestants se disputent la cité: combattent sous ses murs, le prince Henri de Navarre (le futur roi Henri IV) et le sire de Brantôme. La promulgation de l’édit de Nantes en 1598 fait de la ville une place de sûreté protestante.
En 1622, la population se soulève contre le roi Louis XIII, qui mène personnellement le siège de la ville. Celle-ci se soumet et obtient le pardon du souverain.
Patrimoine religieux
Le patrimoine religieux de la commune témoigne de quatre époques différentes de l’histoire royannaise: le Moyen Âge, les persécutions religieuses, la Belle Époque et la reconstruction d’après-guerre. Fondée au XIe siècle, l’église Saint-Pierre est le plus ancien édifice de la ville. Au Moyen Âge, elle était le siège de la paroisse du même nom, distincte du bourg fortifié de Royan alors cantonné à la falaise de Foncillon.
Celui-ci avait alors sa propre église; consacrée à saint Nicolas, cette dernière fut détruite en même temps que la citadelle, sans jamais être relevée. L’église Saint-Pierre forme un ensemble composite dominé par le style roman.